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Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro devance largement son adversaire de gauche, Fernando Haddad, après le premier tour de la présidentielle : deuxième tour le 28 octobre, à l'issue incertaine

Raz-de-marée électoral pour l'extrême droite au Brésil : Jair Bolsonaro devance Fernando Haddad (gauche) au premier tour de la présidentielle

12 min

Jair Bolsonaro (ext.droite) arrive largement en tête du 1er tour de la présidentielle au Brésil, notamment dans les états de Sao Paulo & Rio de Janeiro, les plus riches du pays. Son adversaire Fernando Haddad (gauche), l'a emporté dans les Etats pauvres du Nord-Est, fief électoral de son mentor Lula

Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro devance largement son adversaire de gauche, Fernando Haddad, après le premier tour de la présidentielle : deuxième tour le 28 octobre, à l'issue incertaine
Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro devance largement son adversaire de gauche, Fernando Haddad, après le premier tour de la présidentielle : deuxième tour le 28 octobre, à l'issue incertaine Crédits : AFP - AFP

C'est plus qu'une vague, c'est un raz-de-marée électoral pour l’extrême droite au Brésil :  son candidat à la présidentielle, Jair Bolsonaro, a recueilli près de 47% des voix, hier, au premier tour, devançant largement Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs (gauche), signe d'un Brésil divisé. Jair Bolsonaro, le député nostalgique de la dictature militaire, s'est qualifié dimanche avec un score très élevé de plus de 46%. Une performance à la mesure du phénomène électoral qu'il est devenu ces dernières semaines après avoir été poignardé lors d'un meeting. Mais il n'a pas été élu président au premier tour comme il l'espérait.  Il se retrouvera le 28 octobre face à Fernando Haddad (29%), du Parti des travailleurs (PT, gauche), dans un duel incertain et symptomatique de l'extrême polarisation que cette campagne a mise au jour. Les deux candidats ont fait la course en tête dans les sondages ces dernières semaines en semant leurs 11 autres concurrents, pour se retrouver dans un face à face des extrêmes. Des Brésiliens s'inquiètent de l'impact sur la démocratie qu'aurait l'élection de Bolsonaro : Fernando Haddad parle d'un "danger" pour la démocratie et nombreux sont ceux qui ne croient pas à la promesse de campagne faite par Bolsonaro de respecter les idéaux démocratiques. A l'inverse, une partie de l'électorat ne veut pas d'un retour au pouvoir du Parti des travailleurs de Lula puis de la présidente Dilma Rousseff, destituée en 2016 pour avoir maquillé les comptes publics. Cette dernière a d'ailleurs échoué, hier, au poste de sénatrice. Analyse et réactions en direct d'Olivier Poujade, envoyé spécial, à Rio, avec Romain Luquiens à la technique.

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