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Les agriculteurs bloquent une douzaine de raffineries et de dépôts de carburant

Blocage de 13 raffineries et dépôts de carburant : les agriculteurs protestent contre les "incohérences du gouvernement" et les importations d'huile de palme pour les biocarburants

12 min

Les agriculteurs français bloquent, depuis hier soir, des raffineries et dépôts de carburant, pour dénoncer l'"incohérence" du gouvernement qui les oblige à respecter des normes auxquelles ne sont pas soumis des produits importés comme l'huile de palme.

Les agriculteurs bloquent une douzaine de raffineries et de dépôts de carburant
Les agriculteurs bloquent une douzaine de raffineries et de dépôts de carburant Crédits : Laurence SAUBADU, Cecilia SANCHEZ / AFP - AFP

Ils sont vent debout contre Nicolas Hulot et contre Total : Les agriculteurs ont démarré le blocage de raffineries et dépôts de carburants pour dénoncer l'"incohérence" du gouvernement qui les oblige à respecter des normes auxquelles ne sont pas soumis des produits importés comme l'huile de palme, utilisée dans les biocarburants. A l'appel de la FNSEA, syndicat majoritaire, les agriculteurs bloquent une douzaine de dépôts de carburant et de raffinerie, pour dénoncer la décision du gouvernement d'autoriser le groupe pétrolier Total à importer de l'huile de palme pour produire du biocarburant. C'est une concurrence déloyale, estiment les agriculteurs, ceux de la filière colza, notamment, tournée vers les bio-carburants. Ils dénoncent un deux poids-deux mesures : les producteurs français doivent avoir une certification européenne durable, alors que l'huile de palme, produite à l'autre bout du monde, met à mal des écosystèmes et des forêts, avant d'être incorporée au diesel français à moindre coût. Reportage de Célia Quilleret, à Grigny, dans l'Essonne.

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Avant de se pencher sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, les Etats-Unis accusent le Canada de "trahison" après le fiasco du G7, la France dénonce l'"incohérence" de la délégation américaine tandis que l'Allemagne accuse Donald Trump de "détruire" la confiance des alliés à coups de tweets : Donald Trump est déjà arrivé à Singapour mais il explique ne pas avoir vraiment besoin de préparer sa rencontre, demain,  avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Le président des Etats-Unis a préféré consacrer son début de matinée à des tweets incendiaires contre ses partenaires du G7 : "Désolé, mais nous ne pouvons plus laisser nos amis, ou nos ennemis, profiter de nous sur le plan commercial. Nous devons penser au travailleur américain d'abord" a-t-il écrit. Très remonté contre le Canada, les Européens et l'Allemagne en particulier, accusée de ne pas assez contribuer à l'OTAN, Donald Trump écrit encore "Nous protégeons l'Europe (...) et cela nous coûte très cher, puis nous sommes frappés injustement au niveau commercial". Et de dénoncer également les déséquilibres commerciaux avec les Etats-Unis. C'est un Donald Trump furieux, qui a renié sa signature de l’accord du G7 qui se déroulait vendredi et samedi au Canada. Face à ce brusque revirement, la France a dénoncé l'"incohérence" de la délégation américaine tandis que l'Allemagne a accusé Donald Trump de "détruire" la confiance des alliés à coups de tweets, même si, a insisté dans la soirée à la télévision la chancelière Angela Merkel, "ça n'est pas la fin" du G7. Donald Trump a tout de même accusé le Premier ministre canadien de "trahison", de "malhonnêteté" et de "faiblesse". Justin Trudeau a décidé de répondre, lui aussi, par des surtaxes, aux relèvement des taxes sur l'acier et l’aluminium importé aux Etats-Unis depuis le Canada. Toute la classe politique canadienne fait front derrière Justin Trudeau. Reportage de Pascale Géuricolas.

Les premières mesures du gouvernement italien pour empêcher un bateau de migrants d'accoster, avec 629 personnes à son bord dont une centaine de mineurs : L'Aquarius, navire affrété par l'ONG française SOS Méditerranée, ne trouve pas de port d'accueil, après avoir été rejeté d'Italie et de Malte, avec une centaine de mineurs à son bord ainsi que 7 femmes enceintes.  Ces migrants sont l'objet d'un bras-de-fer entre l'Italie et Malte, qui se renvoient la responsabilité de l'accueil en Méditerranée.  Il s'agit de la première polémique avec des partenaires européens depuis l'arrivée de Matteo Salvini, le chef de l'extrême droite italienne, au poste de ministre de l'Intérieur. Reportage d'Olivier Tosseri à Rome.

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