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Extrait de la lettre d'Emmanuel Macron aux Français

Emmanuel Macron écrit une lettre aux Français : une trentaine de questions pour baliser le débat national

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Le débat sera officiellement lancé demain et se tiendra jusqu'au 15 mars autour de 4 thèmes : fiscalité et dépenses publiques, organisation de l'Etat et des services publics, transition écologique, démocratie et citoyenneté. "Ce n'est ni une élection, ni un référendum", prévient E. Macron.

Extrait de la lettre d'Emmanuel Macron aux Français
Extrait de la lettre d'Emmanuel Macron aux Français Crédits : Ludovic MARIN / AFP - AFP

Une trentaine de questions pour encadrer le grand débat et "transformer les colères en solutions" : Emmanuel Macron promet dans sa lettre aux Français rendue publique dimanche qu'il "tirera toutes les conclusions" de cette consultation inédite qui sera lancée demain. Le débat national doit se tenir jusqu'au 15 mars autour de 4 thèmes :  fiscalité et dépenses publiques,  organisation de l'Etat et des services publics, transition écologique,  démocratie et citoyenneté.  Pour baliser cette consultation, Emmanuel Macron pose une trentaine de questions dans une lettre aux Français, dont le contenu a été dévoilé, hier soir, par l'Elysée. Questions sur la fiscalité, en premier lieu, puisque c'est la taxe verte qui a enflammé, au départ, les "gilets jaunes". Le chef de l'Etat propose également aux Français de donner leur avis sur l'organisation de l'Etat et la manière de renforcer la démocratie mais cette grande concertation a certaines limites : l'IVG, la peine de mort et le mariage pour tous ont été exclus du débat, ainsi que la réforme de l'ISF. Précisions de Rosalie Lafarge.

Plusieurs partis de l'opposition dénoncent un verrouillage du débat par l'exécutif : dans les rangs de la France insoumise, le député Eric Coquerel estime que le grand débat n'est qu'"une entourloupe destinée à enterrer les gilets jaunes". Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, qualifie ce débat de "foutaise intégrale". Quant à Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement National,  et député du nord, il rejette autant la lettre d'Emmanuel Macron aux Français que le grand débat national. Marine Le Pen, la présidente du RN, a lancé sa liste, hier, pour les européennes de mai prochain. L'occasion, pour la présidente du RN, de dénouer "la crise politique née de l'aveuglement de l'intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine d'un président". 

Les autres titres du journal

J-1 avant le vote crucial sur le Brexit au Parlement britannique : Les députés doivent dire demain s’ils valident ou non  le plan d’accord négocié par Theresa May avec Bruxelles. Mais le scrutin se présente mal pour la Première ministre :  elle n’a plus le soutien des unionistes nord irlandais, elle a perdu la confiance d’une partie des conservateurs de son camp. Alors, en désespoir de cause, Theresa May tente de convaincre la gauche de la soutenir. Et de multiplier les coups de fils aux députés travaillistes et même à des leaders syndicaux. Correspondance d'Antoine Giniaux.

Le vote attendu en Grèce sur le nouveau nom de la Macédoine crée une onde de choc dans le gouvernement d'Alexis Tspiras, acculé à demander la confiance du parlement face à l'éclatement de la coalition gouvernementale. Le Premier ministre a accepté la démission du ministre de la Défense Panos Kammenos. Ce dernier, qui était son principal allié au sein de la coalition gouvernementale, est un fervent opposant au nouveau nom de la Macédoine que les députés grecs doivent prochainement entériner.   Considérant que l'appellation de Macédoine fait exclusivement partie du patrimoine historique grec, Panos Kammenos juge "anticonstitutionnel" l'accord obtenu à ce sujet et réclame un référendum. Reportage d'Angélique Kourounis.

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