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Le canon à eau de la police arrose les derniers manifestants présents, samedi, sur l'avenue des Champs-Élysées, à Paris

Après l'"acte VI" des "gilets jaunes", Emmanuel Macron appelle au rétablissement de "l'ordre", Édouard Philippe condamne une "violence inouïe" et des "gestes antisémites"

12 min

Alors que le mouvement des "gilets jaunes" s’essouffle, dans la rue, l'exécutif dénonce des violences persistantes contre les forces de l'ordre et des gestes et paroles antisémites. Un vieille dame a notamment été agressée verbalement dans le métro à Paris.

Le canon à eau de la police arrose les derniers manifestants présents, samedi, sur l'avenue des Champs-Élysées, à Paris
Le canon à eau de la police arrose les derniers manifestants présents, samedi, sur l'avenue des Champs-Élysées, à Paris Crédits : Greg Looping / Hans Lucas - AFP

Après l'"acte VI" des "gilets jaunes", Emmanuel Macron appelle au rétablissement de "l'ordre", Édouard Philippe condamne une "violence inouïe" et des "gestes antisémites". L'exécutif vise notamment l'incident filmé et diffusé en boucle sur les chaînes d'information, montrant des motards de police pris à partie aux Champs-Elysées, à Paris. Des manifestants leur ont notamment jeté des pavés et des trottinettes,  en faisant tomber une de leurs motos. Un des policiers a dégainé son pistolet pour repousser les "gilets jaunes", avant de le remettre rapidement dans son étui. Débordés, les trois agents ont dû fuir les lieux à moto, poursuivis par leurs agresseurs, en laissant l'une d'elle sur la chaussée. Le parquet de Paris a annoncé, hier, l'ouverture d'une enquête pour "violences volontaires" commises contre des policiers. Par ailleurs, une enquête a été ouverte sur des propos antisémites, tenus par des hommes portant des gilets jaunes, samedi soir dans le métro à Paris. Ils ont agressé verbalement une vieille dame, qui leur reprochait de faire le geste de la quenelle, référence au salut nazi, geste popularisé par Dieudonné, condamné en 2017 pour des propos antisémites. Un journaliste de 20minutes a assisté à la scène alors qu'il rentrait chez lui avec sa compagne. Sidéré, il a raconté ce qu'il a vécu sur Twitter. Récit de Charlotte Derouin.

La fermeté de l'exécutif est-elle une bonne stratégie pour sortir de la crise des "gilets jaunes" ? À trois jours de Noël, la mobilisation des "gilets jaunes" a fortement baissé samedi, de près de moitié par rapport à la semaine précédente, avec 40 000 participants dans divers défilés, barrages routiers et blocages aux frontières. 59 personnes ont été placées en garde à vue à Paris, samedi, dont 4 mineurs. Éric Drouet, l'un des initiateurs des "gilets jaunes", a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de porter une arme. Interpellé samedi, il sera jugé le 5 juin prochain, pour "port d'arme prohibé de catégorie D", après avoir été retrouvé porteur d'une sorte de matraque, et pour "participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations". En visite au Tchad, Emmanuel Macron a déclaré : "c'est maintenant l'ordre qui doit régner, le calme et la concorde. Notre pays a besoin de ça (...) Il faut apaiser les divisions". Face aux violences persistantes, la stratégie de fermeté de l'exécutif est peut-être une voie de sortie de crise, mais ce n'est pas sans risque, analyse le sociologue Jean-François Amadieu.

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Les secouristes indonésiens s'efforcent de retrouver des survivants du tsunami qui a fait au moins 281 morts et un millier de blessés, alors que les experts mettent en garde contre le risque de déferlement de nouvelles vagues mortelles dues à l'activité volcanique. Le tsunami a frappé soudainement, samedi soir, les côtes méridionales de Sumatra et l'extrémité occidentale de Java. Le bilan risque de s'alourdir, précisions de Bertrand Gallicher.

Aux Etats-Unis, des parcs nationaux sont fermés, à cause du "shutdown",  la fermeture partielle des administrations fédérales,  causée par l'échec des tractations budgétaires au Congrès et sur le financement du mur voulu par Donald Trump à la frontière mexicain. Ce blocage partiel a démarré samedi matin. Il pourrait se poursuivre jusqu’en janvier, selon un responsable de la Maison Blanche. Par ailleurs, le Pentagone annonce la signature de l'ordre de retrait des troupes américaines de Syrie ; un désengagement que Donald Trump veut "lent et extrêmement coordonné" avec la Turquie. Le président Recep Tayyip Erdogan assure qu'il va éliminer ce qui reste du groupe Etat islamique en Syrie. Nos troupes rentrent à la maison!", annonce Donald Trump sur Twitter. Ce retrait  a entraîné, la semaine dernière, la démission du chef du Pentagone James Mattis. Il sera remplacé par son adjoint,  Patrick Shanahan dès le 1er janvier. La politique du président des Etats-Unis est dénoncée au cœur de Washington, la capitale fédérale, dans un hôtel pas tout à fait comme les autres, qui veut défendre des valeurs progressistes et humanistes et attirer les activistes de la gauche américaine. A tel point que le "Eaton Hotel", c’est son nom, a été rebaptisé l’"hôtel anti-Trump". Reportage de Grégory Philipps à Washington.

L'influent hebdomadaire allemand Der Spiegel a porté plainte contre un de ses anciens journalistes, le soupçonnant d'avoir détourné des dons en faveur d'orphelins syriens, mis à l'honneur dans l'un de ses articles dont la crédibilité est elle-même en cause. L'hebdomadaire a annoncé être en possession d'informations selon lesquelles Claas Relotius, journaliste vedette du titre, déchu pour falsification, aurait lancé une collecte d'argent auprès de ses lecteurs pour aider ces victimes dont le sort était évoqué dans l'un de ses articles, mais aurait fourni aux donateurs ses coordonnées bancaires personnelles. Correspondance à Berlin de Nathalie Versieux.

Au Mali, la démobilisation et le désarmement des combattants du centre du pays commence aujourd'hui. C’est ce qu’annonce le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga. Ce programme, appelé DDR, s’adresse à la fois aux milices armées communautaires mais également aux membres de groupes djihadistes qui sévissent dans la zone. Les régions de Mopti et de Ségou sont devenus les zones les plus dangereuses du Mali, selon un récent rapport de la FIDH, la fédération internationale des droits de l’Homme. A Bamako, les explications de Coralie Pierret.

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