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Les dates-clés de la crise qui secoue actuellement l'Algérie

Algérie : le président Bouteflika promet de démissionner avant la fin de son mandat prévue le 28 avril, les manifestants dénoncent une manœuvre dilatoire

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Il avait déjà renoncé à un 5e mandat. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika annonce qu'il démissionnera avant l'expiration de son mandat prévue le 28 avril. Pas de quoi calmer la rue, qui réclame encore et toujours la fin du "système" au pouvoir et craint une manœuvre dilatoire.

Les dates-clés de la crise qui secoue actuellement l'Algérie
Les dates-clés de la crise qui secoue actuellement l'Algérie Crédits : Sabrina BLANCHARD, Bruno KALOUAZ / AFP - AFP

La présidence algérienne annonce la démission de Bouteflika d'ici le 28 avril, ou comment éviter d'être destitué pour maladie et incapacité à gouverner, comment gagner du temps pour mieux préparer l'après-Bouteflika : c'est la stratégie que semble déployer la présidence en Algérie. Alors qu'une nouvelle manifestation est annoncée vendredi pour demander la chute du clan au pouvoir, Abdelaziz Bouteflika a annoncé hier, dans un énième communiqué, qu'il démissionnera avant la fin de son mandat prévue le 28 avril prochain. D'ici là, dit encore le président algérien, il "prendra des mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’Etat durant la période de transition". Ces nouvelles promesses laissent la population de marbre : les manifestants réclament, depuis un mois et demi maintenant, la fin de tout un système, organisé depuis vingt ans, autour du raïs. Mais le régime, lui, veut garder la maîtrise de la situation. Reportage de Kahina Nazir, envoyée spéciale de France Culture à Alger et analyse de Mouloud Boumghar, professeur de droit public, interrogé par Thibaut Cavaillès. Abdelaziz Bouteflika, une vie au pouvoir : dossier à prolonger ici, pour découvrir son parcours, de jeune ministre, figure du tiers-mondisme  à un 4e mandat présidentiel contesté.

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Brexit : Lors d'une cellule de crise au 10 Downing street, à dix jours d'un éventuel Brexit, Theresa May va tenter, aujourd'hui, de sortir de l’impasse politique. Hier soir, les députés ont de nouveau rejeté les différents scénarios qui leur étaient proposés. Un élu conservateur a même décidé de quitter le camp des Tories, au pouvoir, car dit-il, son parti "refuse tout compromis". Discours du député conservateur Nick Boles, qui préconisait le maintien du Royaume-Uni au sein du marché unique, synonyme de liberté de circulation des biens, capitaux, services et personnes, comme la Norvège, ainsi qu'une union douanière spécifique avec l'UE, impliquant des politiques douanière et commerciale communes.

Le grand débat arrive aujourd’hui"hui à l'Assemblée nationale : les discussions vont durer jusqu'à demain soir  et se déclineront en 4 séquences distinctes,  correspondant aux quatre thèmes définis par Emmanuel Macron :  fiscalité,  transition énergétique,  démocratie  organisation de l'Etat et des services publics. Les députés doutent de l'utilité de l'exercice dans l’hémicycle. Analyse de Stéphane Robert.

Procès Bernard Tapie : l'heure des réquisitions. Le ministère public a requis cinq ans de prison ferme à l'encontre de Bernard Tapie pour "escroquerie" et "détournement de fonds publics" dans l'affaire de l'arbitrage controversé qui lui avait octroyé 403 millions d'euros en 2008 et qui a été annulé au civil pour "fraude". Cet arbitrage était "truqué" et Bernard Tapie, qui souffre aujourd'hui à 76 ans d'un double cancer, son "co-organisateur" et son "bénéficiaire principal", a estimé le parquet qui a en outre demandé au tribunal correctionnel d'ordonner la confiscation de l'ensemble des biens saisis à l'ancien ministre. Le parquet a requis trois ans d'emprisonnement avec sursis contre Me Maurice Lantourne, ancien avocat de Bernard Tapie et son "éminence grise", et trois ans ferme à l'encontre du haut magistrat et principal rédacteur de la sentence arbitrale, Pierre Estoup. Enfin, contre l'actuel PDG d'Orange, Stéphane Richard, à l'époque directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, le ministère public a demandé trois ans de prison, dont 18 mois ferme, assortis d'une amende de 100.000 euros et d'une interdiction de toute fonction publique pendant cinq ans.

Autisme : en cette journée mondiale de l'autisme, dressons un premier bilan du plan lancé par le gouvernement il y a un an. 344 millions d'euros doivent être débloqués sur cinq ans, avec cinq axes majeurs : plus de recherche,  plus d'autonomie pour les adultes,  une détection plus rapide du trouble, une meilleure scolarisation des enfants autistes tout comme un meilleur accès à l'emploi. Sophie Cluzel, la secrétaire d'Etat aux personnes handicapées promet du concret dès le mois de juin : la fin du reste à charge lors du diagnostic des enfants autistes. Il s'agit de bonnes initiatives, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir en France estime Isabelle Allard, membre de l'Association au service des autistes et de la pédagogie et médecin spécialisé dans les troubles autistiques (au micro de Maud Calvès).

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