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Au lendemain de l'incendie du Musée national de Rio de Janeiro, parti en fumée, une journée de colère a culminé, hier, par une manifestation monstre dénonçant la négligence des pouvoirs publics

Des conséquences de la crise économique en Amérique latine : à Rio, les Brésiliens accusent les pouvoirs publics de négligence après l'incendie du Musée national, tandis que les Argentins craignent de nouvelles mesures d'austérité

12 min

La crise économique, le manque de moyens attisent colère et inquiétude au Brésil et en Argentine. Manifestation monstre, hier soir, à Rio, après la tragédie presque prévisible de l'incendie du Musée national, sous-doté en prévention incendie. L'Argentine annonce, elle, un nouveau plan d'austérité.

Au lendemain de l'incendie du Musée national de Rio de Janeiro, parti en fumée, une journée de colère a culminé, hier, par une manifestation monstre dénonçant la négligence des pouvoirs publics
Au lendemain de l'incendie du Musée national de Rio de Janeiro, parti en fumée, une journée de colère a culminé, hier, par une manifestation monstre dénonçant la négligence des pouvoirs publics Crédits : Daniel RAMALHO / AFP - AFP

Elles ont détruit un joyau du patrimoine brésilien et attisé la colère des habitants de Rio de Janeiro : Les flammes qui ont ravagé le Musée national du Brésil, hier étaient peut-être prévisibles selon des habitants qui ont exprimé, en nombre, leur colère : A cause de la crise, le musée n'avait plus de fonds depuis 2014 ; pas de système de détection d'incendie ni arrivée d'eau. Quant au système électrique, peut-être à l’origine de l'incendie, il était en mauvais état, a reconnu le directeur du musée national de Rio. Le bâtiment bicentenaire a vu ses murs rougis par le feu, les sols, jonchés de débris, noircis par la cendre. Le centre de Rio était; lui, noir de monde, hier soir : des milliers de Brésiliens sont descendus dans la rue, pour dénoncer la négligence des pouvoirs publics, responsables, selon des habitants, d'une "tragédie annoncée". Des manifestants ont jeté des pierres sur les policiers et forcé l'entrée de l'enceinte du Musée. Certains scandaient "Dehors Temer!" à l'adresse du président brésilien.  "Il ne suffit pas de pleurer. (...) Il faut que la population soit indignée. Une partie de cette tragédie aurait pu être évitée", a lancé Alexandre Keller, directeur du musée. Reportage d'Anne Vigna, à Rio, pour France Culture.

A la crise du peso, l'Argentine répond avec plus d'austérité : De nouvelles mesures d'austérité vont être mises en oeuvre en Argentine pour stabiliser la troisième économie d'Amérique latine, qui traverse une grave crise monétaire : réduction des dépenses publiques en supprimant des ministères et taxation des exportations. Cette annonce, hier, n'a pas eu pour effet d'enrayer la chute du peso. A la clôture du marché des changes, la monnaie argentine perdait 2,74% par rapport à vendredi. Sans une intervention de la Banque centrale de la République argentine en fin de séance, il aurait cédé encore plus de terrain. Casse-tête quasi insoluble pour le gouvernement argentin et le FMI : comment empêcher le pays de sombrer davantage dans la crise économique et monétaire avec des mesures d'austérité qui risquent de braquer la population ? Analyse de Marie Viennot.

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