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Principales dates de la vie Abdelaziz Bouteflika, président de l'Algérie

Algérie : Abdelaziz Bouteflika renonce-t-il à un 5e mandat présidentiel pour mieux rester au pouvoir ?

13 min

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika ne briguera pas de 5e mandat, comme le lui réclamaient des millions de manifestants mais il reporte aussi sine die toute élection présidentielle, au-delà du 18 avril et prolonge ainsi son 4e mandat, devenu l'enjeu de la poursuite des manifestations.

Principales dates de la vie Abdelaziz Bouteflika, président de l'Algérie
Principales dates de la vie Abdelaziz Bouteflika, président de l'Algérie Crédits : SIMON MALFATTO, KUN TIAN / AFP - AFP

Et si Abdelaziz Bouteflika ne renonçait à un 5e mandat présidentiel que pour mieux rester au pouvoir ? Le président algérien a annoncé, hier, dans une lettre qu'il ne rempilait finalement pas pour un nouveau quinquennat, comme le demandaient les manifestants depuis trois semaines. Mais il reporte sine die l'élection présidentielle  initialement prévue le 18 avril prochain. Abdelaziz Bouteflika promet, une fois de plus, des réformes mais aussi une nouvelle constitution, soumise à référendum,  avant de quitter le pouvoir. Inacceptable pour ses opposants : les étudiants appellent à de nouvelles manifestations dès aujourd'hui, avant une plus grande mobilisation jeudi et vendredi. Les Algériens restent sceptiques face aux annonces d'Abdelaziz Bouteflika : reportage à Alger de Leïla Beratto et analyse de Marie-Pierre Vérot.

Des centaines de personnes ont manifesté, hier à Alger, contre la prolongation du 4e mandat présidentiel d'Abdelaziz Bouteflika
Des centaines de personnes ont manifesté, hier à Alger, contre la prolongation du 4e mandat présidentiel d'Abdelaziz Bouteflika Crédits : FAROUK BATICHE / ANADOLU AGENCY - AFP

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Theresa May annonce de nouveaux engagements de Bruxelles à 17 jours de la daté prévue du Brexit et avant un nouveau vote crucial du Parlement à Londres : l'Union européenne et le Royaume-Uni ont annoncé, hier soir, avoir trouvé un nouvek accord qui doit éviter le rétablissement d’une frontière "dure" entre l’Ulster et la République d’Irlande après le Brexit, tout en permettant à Londres de quitter l’Union douanière d’ici 2020. Cette annonce de dernière minute, à la veille d’un deuxième vote de la Chambre des communes sur l'accord de retrait négocié avec les Européens, vise à lever l’opposition des 'Brexiters' du Parti conservateur et des élus nord-irlandais du Parti unioniste démocrate (DUP), pour qui le maintien dans le marché unique constitue un casus belli. Le vice-Premier ministre britannique David Lidington s'en est expliqué, hier, devant les députés à Londres.

Encore des doutes sur le Brexit au Royaume-Uni : le texte, présenté hier par Theresa May et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, se trouve désormais entre les mains du procureur général du Royaume Uni. Si l'attorney général Geoffrey Cox, chargé de conseiller juridiquement le gouvernement, estime, comme au mois de janvier, que l’accord négocié entre Londres et Bruxelles représente un piège pour le pays, le texte risque d'être rejeté à une très large majorité par les députés. Mais s’il valide les changements annoncés hier soir, les députés eurosceptiques rebelles qui s’opposent depuis des mois au gouvernement May, pourraient alors se ranger derrière la Première ministre. Si les conservateurs au pouvoir sont encore divisisés sur la question, le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn parle d’"échec total" des négociations, tout comme les libéraux démocrates, qui réclament toujours un second référendum sur le Brexit. Reste à savoir comment se comporteront, ce soir, les députés unionistes nord-irlandais, clé de voûte de la majorité parlementaire de Theresa May à Londres. En attendant de lever tous le doutes politiques sur le Brexit, - aura-t-il lieu le 29 mars prochain ? avec ou sans accord ?  ou bien sera-t-il reporté ? L’université la plus célèbre de Londres vient, elle, de créer une adresse fantôme en République d’Irlande.  La branche médicale de University College London est désormais domiciliée à Dublin. Reportage d'Antoine Giniaux.

A la Une en France, le Sénat devrait voter sans modification la loi dite "anti-casseurs". Interdictions préventives de manifester, fouilles, délit de dissimulation du visage : l'histoire n'est cependant pas encore totalement terminée : des recours au Conseil constitutionnel sont en préparation, y compris de la part d'Emmanuel Macron, ce qui pourrait conduire à l'annulation de certaines mesures. Les 50 députés de la majorité présidentielle, qui s'étaient abstenu de voter le texte à l'Assemblée déplorent le vote à venir du Sénat, sans seconde lecture des députés. Reportage de Rosalie Lafarge.

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