LE DIRECT
La ministre des Outre-mer Annick Girardin est à Mayotte

La ministre des Outre-mer Annick Girardin face à la contestation sécuritaire et sociale à Mayotte

13 min

Renforcer la sécurité et lutter contre l'immigration clandestine : c'est la réponse de la ministre Annick Girardin aux demandes urgentes des manifestants à Mayotte. L'île française est touchée par une grève générale depuis le 20 février. La crise sociale est plus large, répondent les syndicalistes.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin est à Mayotte
La ministre des Outre-mer Annick Girardin est à Mayotte Crédits : Ornella LAMBERTI / AFP - AFP

La ministre des Outre-mer Annick Girardin face à la contestation sécuritaire et sociale à Mayotte : Elle a été interpellée dès sa descente de l'avion à Petite-terre, des manifestants s'interrogeant sur sa légitimité à négocier avec les Mahorais. Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, a tenté de rétablir le dialogue et la confiance, entre Paris et le 101e département français, qui est entré, hier, dans sa quatrième semaine de contestation sécuritaire et sociale. Lors d'un échange tenu, capté par Mayotte 1ere, une  jeune femme mahoraise a interpellé la ministre sur "l'impression de guerre ouverte" que prépare le gouvernement : "nos frontières sont ouvertes", a-t-elle déclaré, "nos hôpitaux sont bondés, dans nos écoles, nos enfants ramènent des armes blanches (...) à la maternelle, ils nous expliquent que c'est pour se défendre". Réponse tout d'abord sécuritaire : Annick Girardin a confirmé, hier, le maintien sur le territoire, jusqu'à la fin de l'année scolaire, de 60 gendarmes arrivés la semaine dernière, mais aussi la pérennisation d'un demi-escadron de gendarmes mobiles sur place depuis 2016 et la création d'une brigade de gendarmerie nationale à Koungou, où se dressent encore des barrages routiers, ce matin. Reste à savoir si cela correspond aux attentes exprimées par les manifestants, dans une île où 84% de la population vit sous le seuil de pauvreté  et où un logement sur 3 est en tôle selon l'INSEE. Analyse de Stéphane Robert et réaction déçue de Rivo Rakotondravelo, secrétaire départemental du SNUipp, syndicat majoritaire chez les enseignants du premier degré à Mayotte, interrogé par Stanislas Vasak.

Immigration illégale
Immigration illégale Crédits : Thomas SAINT-CRICQ, Jean Michel CORNU / AFP - AFP

Les autres titres du journal

La Russie mise en accusation par Londres dans l'affaire de l'ex-espion russe Sergueï Skripal empoisonné au Royaume-Uni : Washington vient d'apporter son soutien à Londres, qui a estimé "très probable" la responsabilité de la Russie dans l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni. Une nouvelle réunion interministérielle de crise doit se tenir à la mi-journée à Londres pour faire le point sur l'enquête. Moscou parle de provocation, après que la Première britannique, Theresa May a estimé que la Russie était très probablement "responsable" de l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Youlia, retrouvés inconscients sur un banc, le 4 mars dernier à Salisbury, dans le sud de l'Angleterre.  Ils sont toujours dans un état "critique (...), en soins intensifs" indiquent les autorités. Theresa May a donné jusqu'à ce soir à Moscou, pour s'expliquer devant l'OIAC, l'organisation pour l'interdiction des armes chimiques, car l'agent innervant utilisé contre l'ex-espion russe et sa fille est une substance "de qualité militaire", du groupe des agents "Novichok" mis au point par la Russie.  "Cela va à coup sûr entraîner une réaction" de la part des membres de l'OTAN,  a déclaré, hier, le chef de la diplomatie américaine, en soutien donc au Royaume-Uni, "allié très précieux", a, de son côté, souligné, le secrétaire général de l'Alliance atlantique. "C'est un numéro de cirque à destination du parlement britannique", se borne à répondre la porte-parole de la diplomatie russe.

La Russie mise en accusation par ailleurs, à l'ONU, hier : Moscou est, selon les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni , "responsable" de l'absence de cessez-le-feu dans la Ghouta orientale, en Syrie.  La trêve onusienne votée il y deux semaines n'est toujours pas respectée sur le terrain. 1.170 civils ont été tués, dont 241 enfants, depuis l'offensive lancée mi-février par le régime de Bachar al-Assad, soutenue par la Russie, plus de 4.400 blessés. L'évacuation médicale est impérative pour tenter de sauver des vies. Les précisions de notre correspondant dans la région Omar Ouahmane.  Sur les autres fronts de la guerre en Syrie, qui entrera jeudi dans sa huitième année, les Etats-Unis réclament une réunion urgente en Jordanie, après avoir appris que des frappes auraient eu lieu dans les limites de la zone de désescalade négociée l'an dernier dans le sud-ouest de la Syrie.  Par ailleurs, des centaines de civils ont fui le bastion kurde d'Afrine dans le nord-ouest du pays,  face à l'avancée de l'armée turque désormais aux portes de la ville. Nous serons sur place, dans le journal de 7h30.

Les députés européens, réunis en séance plénière à Strasbourg, ont débattu, hier, de ce qu’on appelle déjà "l’affaire Martin Selmayr" : Ce fonctionnaire européen, proche du président de la Commission Jean-Claude Juncker, vient d’être nommé Secrétaire général à la Commission européenne,  à la tête donc de la fonction publique européenne.  La manière dont l'Allemand Martin Selmayr a été désigné le 21 février à la fonction la plus élevée de l'administration de la Commission "détruit toute la crédibilité de l'Union européenne comme championne de l'intégrité et de la transparence dans l'administration publique, alors que la confiance du public est au plus bas", a protesté la députée néerlandaise libérale Sophia in't Veld. Reportage de Joana Hostein.

Chroniques

7H12
2 min

Le Billet économique

Quel est le profil des retraités qui cumulent un emploi et une retraite ?

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......