LE DIRECT
Le président de l'Association des maires ruraux Vanik Berberian (clé USB à la main) faisait partie des élus reçus à l'Elysée. D'autres maires ruraux ont porté des cahiers de doléances aux députés

Trop de taxes et des services publics qui disparaissent : des maires ruraux font remonter des préoccupations citoyennes avant l'ouverture du grand débat national

13 min

C'est dans le gymnase de la petite commune de Grand Bourgtheroulde (Eure), devant 600 maires normands, qu'Emmanuel Macron donne, aujourd'hui, le coup d'envoi du grand débat national, censé répondre à la crise des "gilets jaunes" en donnant pendant deux mois la parole aux Français.

Le président de l'Association des maires ruraux Vanik Berberian (clé USB à la main) faisait partie des élus reçus à l'Elysée. D'autres maires ruraux ont porté des cahiers de doléances aux députés
Le président de l'Association des maires ruraux Vanik Berberian (clé USB à la main) faisait partie des élus reçus à l'Elysée. D'autres maires ruraux ont porté des cahiers de doléances aux députés Crédits : ludovic MARIN / AFP - AFP

L'heure du débat a sonné ! C'est dans le gymnase de la petite commune de Grand Bourgtheroulde, dans l'Eure, devant 600 maires normands, qu'Emmanuel Macron donne, aujourd'hui, le coup d'envoi du grand débat censé répondre à la crise des "gilets jaunes" en donnant pendant deux mois la parole aux Français. Cette première sortie du chef de l'Etat en région depuis un mois se déroulera sous haute sécurité, alors que des "gilets jaunes" et des syndicats ont appelé à manifester sur place. Le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu et la secrétaire d'Etat à la transition écologique et solidaire Emmanuelle Wargon, - chargés, hier, d'animer cette grande concertation qui durera jusqu'au 15 mars - seront également présents. Ils remplacent au pied levé Chantal Jouanno, la présidente de Commission nationale du débat public,  qui a jeté l'éponge la semaine dernière. Hier, Matignon a détaillé les modalités pratiques de la concertation qui durer 2 mois,  jusqu'au 15 mars prochain. Détails avec Anne Fauquembergue.

Mais qu'attendre, précisément, de ce grand débat national ? Aboutira-t-il à des réformes menées par l'exécutif ? Romain Slitine en doute. Le politologue, co-auteur du "Coup d'Etat citoyen, ces initiatives qui réinventent la Démocratie", aux éditions La découverte,  forge son opinion sur l'observation, pendant deux ans, d'une centaine d'expériences démocratiques participatives menées dans le monde entier. Au micro d'Anne Fauquembergue, il livre son analyse sur le grand débat national lancé aujourd'hui par Emmanuel Macron.

Trop de taxes et des services publics qui disparaissent : des maires ruraux font remonter des préoccupations citoyennes avant l'ouverture du grand débat national. Une quinzaine d'élus de communes rurales ont déjà remis, hier, à l'Elysée les doléances exprimées, ces dernières semaines, dans les cahiers ouverts à cet effet dans leurs mairies. D'autres élus se sont rendus à l'Assemblée pour présenter aux députés leurs cahiers de doléances. Parmi eux, Thierry Barba, président de l'association des maires ruraux de la Marne et maire de Ville-en-Tardenois, une commune de 669 habitants située près de Reims. Il est interrogé par Stanislas Vasak.

Les autres titres du journal

Au Royaume-Uni, vote crucial ce soir, sur le Brexit : après deux ans et demi de tergiversations, les députés doivent dire s’ils valident ou non l’accord que Theresa May a négocié avec Bruxelles. La Première ministre a tenté de défendre son texte, hier, face au parlement, sans vraiment réussir à convaincre. Les pro-Brexit dénoncent un accord trop mou, ils veulent une rupture plus radicale avec l’Union européenne et les anti-Brexit craignent une catastrophe économique. Peut-on imaginer un délai supplémentaire, au-delà du 29 mars,  pour négocier la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ?   Scénario juridiquement possible, si les Vingt-Sept l’acceptent à l’unanimité. Et c’est là que cela se corse. Précisions à Bruxelles d'Angélique Bouin.

La Pologne en état de choc, après la mort du maire de Gdansk, poignardé dimanche soir par un homme lors d'un événement caritatif public. Des milliers de Polonais ont participé, hier soir,  à des rassemblements contre la violence dans plusieurs villes du pays.  L'agresseur, un habitant de Gdansk de 27 ans qui venait de purger une longue peine de prison pour des attaques à main armée,  a été mis en examen pour meurtre.

Fin de la visite de Jean-Yves Le Drian en Irak : Le ministre français des Affaires étrangères s'est rendu, hier, à Bagdad et Erbil, au Kurdistan irakien, pour assurer du soutien de la France après la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie. L'Irak redevient un acteur majeur au Moyen-Orient malgré les nombreux défis encore à relever. Reportage de notre envoyé spécial à Bagdad, Franck Mathevon.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......