LE DIRECT
Une revendication a nettement monté ces derniers jours chez les "gilets jaunes" : le référendum d'initiative citoyenne (RIC) ou populaire

Emmanuel Macron veut "finaliser et clarifier" les règles de la "grande concertation nationale" pour sortir de la crise des "gilets jaunes"

12 min

Quatre grands thèmes (transition écologique, fiscalité, organisation de l'État, et démocratie et citoyenneté) ont été fixés pour les discussions. La réunion de 18h à l'Elysée doit aussi étudier une revendication de certains "gilets jaunes" : le référendum d'initiative citoyenne.

Une revendication a nettement monté ces derniers jours chez les "gilets jaunes" : le référendum d'initiative citoyenne (RIC) ou populaire
Une revendication a nettement monté ces derniers jours chez les "gilets jaunes" : le référendum d'initiative citoyenne (RIC) ou populaire Crédits : Denis Meyer / Hans Lucas - AFP

Décidé à aller vite, Emmanuel Macron, plombé dans les sondages, va trancher, aujourd'hui, avec les ministres concernés, sur les contours de la "grande concertation nationale" qu'il a promise aux "gilets jaunes" pour sortir de la crise en tenant compte de leurs aspirations. Son agenda n'en finit pas d'être bousculé.  Emmanuel Macron annule un déplacement à Biarritz, initialement prévu aujourd'hui pour lancer la présidence française du G7, en août prochain. Le chef de l'Etat préfère rester à Paris pour dessiner les contours de la "grande concertation nationale" qu'il a promise aux "gilets jaunes". Il organise une réunion à l'Elysée, ce soir, avec les ministres concernés, où il sera notamment question de l'idée de référendum d"'initiative citoyenne", revendication de certains "gilets jaunes" ; "un sujet de débat", selon le Premier ministre Edouard Philippe.  Il s'agit de finaliser et clarifier les règles du grand débat national, avant d'en dévoiler les modalités d'ici jeudi. Précisions d'Anne Fauquembergue.

Autre casse-tête technique : le gouvernement réussira-t-il à tenir la date du 5 février prochain pour le règlement de la prime de 100 euros versée en complétant du SMIC et des petits salaires ? Au lendemain des déclarations du Premier ministre dans les colonnes des Echos, la question se pose au sein des Caisses d'Allocations Familiales qui gèrent et versent la prime d'activité. Le délai inquiète de nombreux agents et paraît même irréaliste pour certains à cause de problèmes de moyens technique, notamment. Reportage de Claire Chaudière.

Les autres titres du journal

Quatre ONG vont attaquer la France en justice pour inaction climatique : "L'action défaillante de l'État en matière de lutte contre le changement climatique traduit une carence fautive de l'État à respecter son obligation de protection de l'environnement, de la santé et de la sécurité humaine", arguent dans cette "demande préalable" Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH) et l'association Notre affaire à tous.  Selon la procédure, l'État a deux mois pour répondre. Les ONG prévoient dans un second temps, en mars probablement, d'introduire un recours juridique devant le tribunal administratif de Paris.  "On demande réparation de nos préjudices et que l'État agisse tout de suite, à tous niveaux", dit Laura Monnier, chargée de campagne pour Greenpeace, qui évoque une première juridique à l'échelle française.  En novembre, le maire écologiste de Grande-Synthe (Nord) avait engagé un recours gracieux auprès de l'État pour "inaction en matière climatique", relevant notamment la vulnérabilité de sa commune, bâtie sur un territoire de polder. Là encore, le gouvernement a deux mois pour réagir.

ArcelorMittal signe la fermeture des emblématiques hauts-fourneaux de Florange : comment dépolluer le site ? Près de trois semaines après la fin de l'accord qui le liait à l'état, ArcelorMittal a confirmé, hier, que les hauts-fourneaux de Florange ne rouvriraient pas. Le groupe veut maintenant rendre les terrains disponibles pour permettre à d'autres entreprises de s'y installer. Frédéric Weber, délégué Force Ouvrière du site de Florange, s'interroge sur l'avenir des installations.

Après trois années de baisse, les violences contre les journalistes sont reparties à la hausse en 2018, avec 80 journalistes tués à travers le monde, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF), publié ce matin. L'an dernier, 65 journalistes avaient été tués pour avoir exercé leur mission d'information. Parmi les victimes cette année, 63 journalistes professionnels, soit une hausse de 15%, 13 journalistes non professionnels (contre 7 l'an dernier) et 4 collaborateurs de médias, souligne l'ONG basée à Paris, déplorant une violence "inédite" contre les journalistes. Plus de la moitié des journalistes tués ont été "sciemment visés et assassinés", à l'instar de l'éditorialiste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre, et du journaliste slovaque Jan Kuciak tué le 21 février.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

 Extrait du bilan annoncé ce mardi par Reporters sans frontières (RSF)
Extrait du bilan annoncé ce mardi par Reporters sans frontières (RSF)

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......