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Localisation des principales villes touchées par des manifestations au Soudan

Le Soudan, en proie à une contestation sociale et politique contre le président Omar el-Béchir

12 min

Omar el-Béchir, au pouvoir depuis près de 30 ans, a promis, hier, aux Soudanais de "vraies réformes" au sixième jour de manifestations contre le prix du pain qui constituent l'une des plus importantes contestations de son pouvoir en trois décennies. L'opposition dénonce une "répression armée".

Localisation des principales villes touchées par des manifestations au Soudan
Localisation des principales villes touchées par des manifestations au Soudan Crédits : Simon MALFATTO, Jean Michel CORNU / AFP - AFP

La contestation sociale et politique au Soudan a poussé le président Omar el-Béchir à réagir pour la première fois depuis le début des manifestations : Des dizaines de Soudanais sont une nouvelle fois descendus dans la rue, hier. Ils ont bloqué des rues et brûlé des pneus, manifesté en scandant "Le peuple veut la chute du régime", bravant une "répression armée" dénoncée par l'opposition qui parle de 22 morts. Au départ, les Soudanais étaient en colère à cause de la décision du gouvernement de tripler le prix du pain dans un pays en plein marasme économique. Depuis l'indépendance du Soudan du Sud en 2011,  le Soudan a été amputé des trois quarts de ses réserves de pétrole. Cette année, le pays traverse des difficultés économiques croissantes avec une inflation de près de 70%  et une plongée de la livre soudanaise face au dollar américain. Mais des premières manifestations contre la cherté de la vie le 19 décembre dernier, l'on est passé à des demandes de changer de régime, dans un Soudan dirigé depuis près de 30 ans par un même homme : Omar el-Béchir. Le président, âgé de 74 ans aujourd'hui, a promis, hier, de "vraies réformes pour garantir une vie digne aux citoyens", alors qu'une grève interprofessionnelle a été lancée, hier. Les hôpitaux ont été les premiers à rejoindre le mouvement qui dure depuis six jours maintenant. Omar el-Béchir est par ailleurs déjà suspecté par la Cour pénale internationale de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide au Darfour. Le dirigeant autoritaire devrait se rendre, aujourd'hui,  dans la province d'Al-Jazeera, au sud de Khartoum,  pour tenter d'éteindre la contestation sociale et politique. Analyse d'Omar Ouahmane.

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