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Serge Dassault est mort, hier, à l'âge de 93 ans

Mort de Serge Dassault à 93 ans : retour sur le parcours du capitaine d'industrie, patron de presse, homme politique, rattrapé par les affaires judiciaires

11 min

Les uns saluent le capitaine d'industrie aux succès éclatants, son empire médiatique, avec le Figaro, notamment. Les autres se souviennent de ses démêlés avec la justice. L'industriel français Serge Dassault est mort, hier, à 93 ans d'une crise cardiaque. Quel héritage laisse-t-il ?

Serge Dassault est mort, hier, à l'âge de 93 ans
Serge Dassault est mort, hier, à l'âge de 93 ans Crédits : Paz PIZARRO, Brice LE BORGNE / AFP - AFP

Capitaine d'industrie dans l'aviation et l'armement, patron de presse et ancien sénateur LR, Serge Dassault, impliqué dans plusieurs affaires financières ces dernières années, est mort, hier, à l'âge de 93 ans : "La France perd un homme qui a consacré sa vie à développer un fleuron de l'industrie française". C'est par ces mots qu'Emmanuel Macron a rendu hommage, hier, à Serge Dassault, mort d'une crise cardiaque, à son bureau du Rond-Point des Champs-Elysées. L"homme, quatrième fortune de France, était un capitaine d'industrie dans l'aviation et l'armement, patron de presse et ancien sénateur Les Républicains.  François Hollande se souvient d'un homme qui a été "capable de donner à l'industrie française une place éminente (...) Il avait un père, Marcel Dassault, qui avait un prestige considérable. Il a ensuite voulu donner un prénom à ce nom" a déclaré l'ancien chef de l'Etat. Le nom de Serge Dassault restera également associé à ses positions conservatrices. L'ancien maire de Corbeil-Essonnes, devenu sénateur Les Républicains, estimait que les 35 heures étaient "le cancer de notre économie", synonyme de chômage assuré, selon lui. Serge Dassault avait également estimé que le mariage pour tous signifiait "la fin du renouvellement de la population", utilisant la Grèce comme exemple historique de décadence dans l'histoire. Serge Dassault avait eu quelques démêlés avec la justice, avec au bout du compte, une condamnation en février 2017 pour blanchiment de fraude fiscale. Analyse de Stéphane Robert et regard de l'historien Claude Carlier, joint par Julie Szmul.

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Engagement présidentiel, la sortie du glyphosate d'ici 2021 ne sera pas, à ce stade, gravée dans la loi, ont décidé les députés, malgré des demandes jusqu'au sein de la majorité, le gouvernement voulant d'abord une solution pour les agriculteurs : Après la décision européenne de renouveler la licence de l'herbicide controversé pour 5 ans, Emmanuel Macron avait promis que le glyphosate, principe actif du Roundup de Monsanto, substance jugée cancérogène par l'Organisation mondiale de la Santé, serait interdite en France au plus tard dans trois ans. Mais le sujet a divisé l'hémicycle cette nuit, y compris sur les bancs des députés en Marche. Reportage de Rosalie Lafarge.

Le Sénat commence à examiner, aujourd'hui, en séance publique, le projet de loi de réforme ferroviaire, en incluant, peut-être, des amendements souhaités par les syndicats dits réformistes (l'UNSA et la CFDT), comme l'incessibilité de la SNCF inscrite dans la loi. Ces amendements pourraient permettre d'aboutir à la fin de l'union syndicale sur le conflit social qui dure depuis début avril. En ce 24e jour de grève des cheminots, une manifestation est prévue devant le Sénat, à la mi-journée, et le trafic ferroviaire est une nouvelle fois perturbé avec 2 TGV sur 3 en circulation, la moitié des TER et Intercités, 3 Transiliens sur 5. Enjeux politiques et sociaux décryptés dans le journal de 7h30.

L'Italie dans l'attente d'un nouveau gouvernement  que doit proposer Carlo Cottarelli, incarnation de l'austérité budgétaire : l'économiste de 64 ans, ancien du FMI, a peu de chance d'obtenir la confiance d'un parlement italien dominé par les populistes eurosceptiques. Ce "Chaos gouvernemental",, comme le titre le quotidien La Reppublicca, est scruté par les milieux économiques, comme à Milan, poumon financier de l'Italie. Reportage à suivre dans le journal de 7h30.

Les principaux responsables libyens sont invités à Paris, aujourd'hui, par Emmanuel Macron, pour une conférence internationale sous l'égide de l'ONU destinée à ouvrir la voie à des élections d'ici la fin de l'année dans ce pays plongé dans le chaos depuis 2011 : Dix mois après la rencontre au sommet des frères ennemis libyens, le Premier ministre Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est du pays, à La Celle-Saint-Cloud près de Paris le 25 juillet 2017, le chef de l'Etat français a pris le parti d'élargir le jeu, quitte à inviter, donc, le maréchal Haftar, très défavorablement connu des associations de défense des droits de l'homme en France : il fait l'objet de deux plaintes en France pour torture. Précisions de Sara Ghibaudo.

Il avait abattu son braqueur qui prenait la fuite : le bijoutier Stéphane Turk est jugé, depuis hier, aux assises à Nice : Ce bijoutier de 72 ans est accusé de d'homicide volontaire pour avoir tué l'un des deux malfaiteurs qui avaient braqué sa boutique en septembre 2013. Ses avocats vont plaider la légitime défense, thèse que n'ont retenue ni l'accusation ni les juges d'instruction. Compte-rendu d'audience de Florence Sturm.

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