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Des Algérois ont laissé éclater leur joie, hier soir, après l'annonce de la démission du président Bouteflika

Pour la première fois depuis 20 ans, l'Algérie se réveille sans Abdelaziz Bouteflika au pouvoir

13 min

Le président algérien, contesté comme jamais dans la rue depuis un mois et demi, a fini par présenter sa démission hier, poussé vers la sortie par l'armée.

Des Algérois ont laissé éclater leur joie, hier soir, après l'annonce de la démission du président Bouteflika
Des Algérois ont laissé éclater leur joie, hier soir, après l'annonce de la démission du président Bouteflika Crédits : RYAD KRAMDI / AFP - AFP

Joie et méfiance en Algérie, après la démission du président Abdelaziz Bouteflika : qui va gérer l'intérim et la suite ? L'armée et les caciques vont-ils faire les frais de la vague de "dégagisme" ou bien verrouiller le pouvoir ? Abdelaziz Bouteflika a finalement cédé face à la pression de la rue mais surtout de l'armée en démissionnant, hier soir, de la présidence en Algérie. Il quitte le pouvoir bien avant, donc, ce qui avait été annoncé lundi, à savoir un départ avant le 28 avril, fin initialement prévue de son 4e mandat présidentiel. Pour acter son départ, après vingt années passées à la tête de l'Algérie, Abdelaziz Bouteflika est apparu à la télévision vers 22h30, visage blême, les yeux exorbités. L'homme de 82 ans, affaibli par un AVC depuis 2013, n'est plus que l'ombre de lui-même, loin du puissant et volubile raïs qu'il était autrefois. L'Algérie se réveille ce matin, sans Abdelaziz Bouteflika, pour la première fois en 20 ans  Commence une période d’intérim, assuré pendant trois mois par le président du Conseil de la Nation (équivalent du Sénat en France). Abdelkader Bensalah, 77 ans, pur produit du régime, proche d'Abdelaziz Bouteflika doit organiser une nouvelle élection présidentielle d'ici 90 jours. Mais face à cette figure honnie des manifestants, la rue refuse de se laisser confisquer la victoire par l'armée ou le reste du clan Bouteflika. Reportage de Kahina Nazir à Alger puis analyse de la suite de la transition politique et de l'après-Bouteflika avec Thibaut Cavailles.

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La concertation sur la réforme des retraites de plus en plus minée : Après la CFDT, Force ouvrière menace à son tour de quitter la concertation si le gouvernement décidait de reculer l'âge légal de la retraite, contrairement à ses engagements initiaux. Et selon le Canard enchaîné, à lire ce matin, Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire qui mène la concertation sur les retraites depuis un an, ne supporterait plus les appels de plusieurs ministres en faveur d'un allongement de l'âge de départ en retraite après 62 ans.  Il menacerait de démissionner, on y revient dans le journal de 7h30.

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