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Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu campent sur leurs positions autour de l'Iran

13 min

Emmanuel Macron a mis en garde, hier, contre toute "escalade" vers une guerre au Moyen-Orient alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l'exhortait à mettre une "pression maximale" sur l'Iran pour l'empêcher d'accéder à l'arme nucléaire.

En tournée pour tenter de rallier les Européens à sa ligne dure contre Téhéran, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'a pas convaincu Emmanuel Macron de renégocier l'accord sur le nucléaire iranien dont les Etats-Unis sont sortis avec fracas : Hier soir, au Grand Palais, à Paris, Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou donnaient le coup d'envoi de la saison culturelle croisée France-Israël, à l'occasion des 70 ans de l'Etat hébreu. 400 manifestations artistiques et scientifiques doivent se tenir dans les deux pays jusqu'en novembre prochain, pour marquer la coopération et l'entente entre les deux pays,   mais ces festivités interviennent au moment où Benjamin Netanyahou cherche à convaincre les pays européens signataires de l'accord nucléaire avec Téhéran de renégocier le texte et de le durcir, dans la foulée du retrait fracassant des Etats-Unis, le mois dernier. Israël veut tout faire pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, alors que Téhéran a décidé, hier, d'augmenter ses capacités d'enrichissement d'uranium.  Mais Emmanuel Macron a invité "toute le monde (...) à ne pas céder à cette escalade parce qu'elle ne mènerait qu'à une chose, le conflit" au Proche et au Moyen-Orient. Rencontre suivie, à l'Elysée, suivie par Claude Guibal.

Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit rencontrer, aujourd'hui à Londres, la Première ministre britannique Theresa May, en France, des militants pro-palestiniens continuent d'appeler au boycott de produits israéliens dans des supermarchés : Le Bureau National de Vigilance de l'Antisémitisme a déposé plusieurs plaintes contres des opérations menées des supermarchés en régions lyonnaise, parisienne, notamment. Et de pointer du doigt le mouvement BDS, "Boycott Désinvestissement Sanctions", contre Israël. Précisions de Clarence Rodriguez.

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Ils ont pour point commun d'avoir tenté, en vain, d'amadouer le président américain pour le convaincre de renoncer à son projet : Emmanuel Macron et le Premier ministre canadien Justin Trudeau vont tenter de resserrer leurs liens, aujourd'hui, à Ottawa,  juste avant un sommet du G7 au Québec, qui s'annonce fracturé par la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump. La semaine dernière, Donald Trump a décidé de surtaxer à 25%  l'acier et à 10% l'aluminium en provenance de l'U.E. et du Canada. Autre pomme de discorde entre Ottawa et Washington, l'avenir de l'ALENA, - l'accord de libre-échange nord-américain qui lie le Canada, les Etats-Unis et le Mexique, - dont pourraient se retirer les Etats-Unis. C'est ce qu'a répété l'un des conseillers économiques de Donald Trump, Larry Kudlow, hier.  Washington envisage désormais des négociations séparées, ce qui freinerait fortement l'économie canadienne, selon le FMI. Mais le Canada y a opposé une fin de non-recevoir "pour l'instant". Correspondance de Pascale Guéricolas au Québec.

En Italie, le nouveau chef du gouvernement populiste, Giuseppe Conte a obtenu, hier soir, la confiance du Sénat devant lequel il a défendu sa politique : lutte contre le "business" de l'immigration, relance de la croissance par baisse des impôts et hausses des dépenses d'Etat, sociales, notamment, ainsi qu'une ouverture avec la Russie. Giuseppe Conte doit, aujourd'hui, obtenir la confiance des députés. Reportage à suivre dans le journal de 7h30.

Un suspect belge a été remis à la France, hier, écroué et mis en examen pour sa complicité dans la préparation des attentats jihadistes du 13-novembre 2015 : Cet homme, arrêté en mars 2016 en Belgique, s'appelle Yassine Atar. C'est le frère d'Oussama Atar, un vétéran du djihad soupçonné d'avoir piloté ces attaques depuis la Syrie et qui n'a jamais été interpellé. Yassine Atar a, lui, été transféré en France en vertu d'un mandat d'arrêt des juges antiterroristes, mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", et pour des "complicités" de séquestration, d'assassinats et de tentatives d'assassinats terroristes en bande organisée pour les attentats de Paris et de Saint-Denis, qui avaient fait 130 morts.

Comment prendre en charge les enfants de djihadistes présumés qui reviennent de Syrie ou d'Irak ? Depuis près de deux ans, des Français ou des Françaises, soupçonné-e-s d'être partis combattre dans les rangs de Daech, sont de retour en France. Les parents sont immédiatement incarcérés,  les enfants, eux placés. Et comme la plupart des retours s'effectuent à Roissy, c'est la Seine-Saint-Denis, dont le tribunal est compétent sur la zone aéroportuaire, qui a la charge de ces enfants de présumés djihadistes. Depuis deux ans, 56 mineurs ont été suivis par le tribunal de Bobigny. Parmi eux, 37 enfants ont été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance de Seine-Saint-Denis. La cheffe du service a accepté de répondre, pour la première fois, à un journaliste : Rémi Brancato, de France Bleu Paris.

Le producteur américain déchu de 66 ans, Harvey Weinstein a plaidé, hier, "non coupable" des accusations de viol et d'agression sexuelle portées contre lui, ouvrant une bataille judiciaire emblématique pour le mouvement #MeToo qui rêve de le voir incarcéré. Reportage à New York de Marco Wolter.

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