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AFP Graphics Référence document001_1209FQ SLUGPRISON - GOUVERNEMENT - POLITIQUE Date de création06/03/2018 PaysAGEN, FRANCE CréditPAUL DEFOSSEUX, JEAN MICHEL CORNU / AFP Poids Fichier/Pixels/dpi89mm x 57mm Instructions spéciales ACTUALISATION Evoluti

"Refondation pénale" : après le discours d'Emmanuel Macron, le Syndicat de la magistrature dénonce un recul et une défiance vis-à-vis des aménagements de peine

13 min

Proscrire les peines de prison courtes, assurer l'application effective de celles de plus d'un an et multiplier les alternatives en milieu ouvert :Emmanuel Macron a annoncé une réforme du système des peines. Discours séduisant mais recul réel selon le Syndicat de la magistrature (classé à gauche).

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AFP Graphics Référence document001_1209FQ SLUGPRISON - GOUVERNEMENT - POLITIQUE Date de création06/03/2018 PaysAGEN, FRANCE CréditPAUL DEFOSSEUX, JEAN MICHEL CORNU / AFP Poids Fichier/Pixels/dpi89mm x 57mm Instructions spéciales ACTUALISATION Evoluti Crédits : Paul DEFOSSEUX, Jean Michel CORNU / AFP - AFP

"Nous devons changer ce système qui ne protège plus suffisamment le citoyen, mine le personnel pénitentiaire et empêche ceux qui voudraient se réinsérer de sortir de la délinquance" : C'est par ces mots qu'Emmanuel Macron a justifié, hier à Agen,  son projet de "refondation" des peines. Ce projet n'est ni "laxiste" ni "dur", explique le chef de l'Etat,  qui veut "rendre à la prison son sens moral et social".  Traduction concrète : réserver la prison aux cas les plus graves, élargir les peines en milieu ouvert. "Pour les peines inférieures à un an, nous mettrons un terme à l'automaticité. C'est le tribunal qui devra décider expressément d'un aménagement au vu du profil de la personne et non plus en se soumettant à un système automatique", a-t-il dit, annonçant que seraient "proscrites les peines de prison inférieures à un mois".  Plusieurs délits seront désormais "forfaitisés", c'est-à-dire passibles d'amendes ou autres sanctions mais plus d'emprisonnement, notamment les délits routiers et l'usage de drogues. "Les peines entre un et six mois pourront s'exécuter hors des établissements pénitentiaires". Le juge devra justifier une décision contraire. "Au-delà d'une peine de prison d'un an, le juge d'application des peines ne sera plus saisi car il n'y aura plus d'aménagement".  De nouvelles peines, comme "le sursis probation", le travail d'intérêt général ou le bracelet électronique à domicile seront à disposition des juges. Tout cela devrait faire "sortir de prison plusieurs milliers de personnes", selon Emmanuel macron. Le chef de l'Etat veut par ailleurs construire 7.000 places supplémentaires sur le quinquennat et non plus 15.000. La loi de programmation de la justice sera présentée début avril. Mais déjà, Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (classé à gauche), dénonce un recul de l'exécutif. Derrière un discours séduisant du chef de l'Etat, se cacherait "une philosophie de défiance vis-à-vis des aménagements de peine", selon Laurence Blisson.

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Poignée de main entre le président nord-coréen Kim Jong-un et le chef de la délégation sud-coréenne
Poignée de main entre le président nord-coréen Kim Jong-un et le chef de la délégation sud-coréenne Crédits : STR / KCNA VIA KNS / AFP - AFP

Les dirigeants des deux Corées se retrouveront fin avril pour un sommet historique dans la Zone démilitarisée, à la frontière, Pyongyang pourrait aborder avec Washington la question de la dénucléarisation : Satisfecit de Donald Trump, davantage de prudence à Séoul : Hier soir, le président des Etats-Unis a salué les signes d'ouverture de la Corée du Nord. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a pour la première fois déclaré qu’il était prêt à des négociations avec les Etats-Unis au sujet de l’abandon de son programme nucléaire. Il s’est aussi dit prêt à suspendre tout essai nucléaire et balistique pendant la durée des pourparlers, selo, les propos rapportés, hier, par des émissaires sud-coréens, de retour de Pyongyang. Les deux Corées sont aussi tombées d’accord pour un sommet entre leur deux dirigeants, sommet en avril sur la frontière. Le Nord aurait même affirmé aux émissaires sud-coréens son engagement à renoncer au nucléaire à long terme si la sécurité de son régime était assurée. Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence attend encore des avancées "crédibles, vérifiables et concrètes" sur la dénucléarisation. Entre enthousiasme et scepticisme, les réactions à Séoul, avec notre correspondant Frédéric Ojardias.

Une démission de plus à la Maison blanche, une victime collatérale de la guerre commerciale que Donald Trump s’apprête à lancer en surtaxant les importations d’acier et d’aluminium : Gary Cohn, le principal conseiller économique de Donald Trump, a démissionné, hier. Il estime que des mesures protectionnistes sont dangereuses pour l’économie américaine. Par ailleurs, en Europe, de possibles mesures de rétorsion sur les jeans, les motos ou le bourbon américain.  Aujourd'hui, la Commission doit détailler sa stratégie de riposte face aux surtaxes américaines sur les importations d'acier et d'aluminium.

Le Benelux, Chypre, Malte, l’Irlande et la Hongrie épinglés pour concurrence fiscale déloyale : le Commissaire européen aux Finances Pierre Moscovici s’attaque à la "planification fiscale agressive" pour les entreprises. La Commission européenne va  présenter, à la mi-journée, ses évaluations de la situation économique de chacun des pays de l’UE. Pour la France, par exemple, Pierre Moscovici devrait décerner une bonne note et retirer l’économie française de la catégorie des déséquilibres excessifs, signe de la confiance de Bruxelles dans les réformes en cours. Pour d’autres pays en revanche,  la séance d’évaluation de la Commission pourrait bien être plus compliquée. Sept pays devraient être épinglés pour concurrence fiscale. Correspondance à Bruxelles de Pierre Bénazet.

Brexit : Le président du Conseil européen Donald Tusk doit livrer aujourd'hui sa vision des relations commerciales entre l'UE et Londres après le Brexit, alors que les discussions autour de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne reprennent ce matin à la Chambre des Lords, à Londres. Par ailleurs. Plusieurs élus conservateurs et travaillistes et des milliers de militants lancent une campagne pour bloquer la sortie de l'U.E. Et si le Brexit n'avait finalement pas lieu ? La rébellion s'organise et c'est le Choix de la rédaction, à suivre dans le journal de 7h30.

L'intersyndicale d'Air France a lancé un nouvel appel à la grève pour le 23 mars, faute d'avoir obtenu des avancées salariales. Les syndicats réclament une hausse de 6% des rémunérations, ce que refuse la direction. Réaction de Vincent Salles, secrétaire général de la CGT - Air France, joint par Hakim Kasmi.

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