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Le Premier ministre Edouard Philippe, hier, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale

Chargé de mettre en musique la politique d'Emmanuel Macron, Edouard Philippe a multiplié les couacs

13 min

Après discussion avec les parlementaires de la majorité, le Premier ministre est revenu, hier soir, sur l'annulation de mesures annoncées en novembre par le gouvernement dans une première réponse aux "gilets jaunes", et auxquelles Matignon avait dit renoncer en partie dans l'après-midi.

Le Premier ministre Edouard Philippe, hier, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale
Le Premier ministre Edouard Philippe, hier, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale Crédits : Lionel BONAVENTURE / AFP - AFP

Le Premier ministre Edouard Philippe, chargé de mettre en musique la politique d'Emmanuel Macron, a multiplié les couacs, hier, en décidant d'annuler puis de maintenir des mesures en faveur du pouvoir d'achat : il voulait faire 130 millions d'euros d’économies, en annulant des mesures datant de novembre, - l'extension du chèque énergie, le doublement de la prime à la casse pour les gros rouleurs et le relèvement du barème kilométrique. Mais des députés, plusieurs poids lourds, notamment de la majorité à l'Assemblée nationale, comme Matthieu Orphelin ou Bénédicte Peyrol, qui font face à leurs administrés en circonscription, ont rappelé au Premier ministre que le coût social de ces annulations risquait d'être plus élevé que les économies espérées. "Attention à ce que les arbitrages budgétaires ne soitn pas faits au détriment de la transiton écologique", prévient le député LREM Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot. Edouard Philippe a donc finalement annulé ces annulations.  Toutes les mesures en faveur du pouvoir d'achat et de l'accompagnement de la transition écologique sont maintenues. Revirement à Matignon, suivi par Stéphane Robert.

Cacophonie au sommet de l'Etat, crise des "gilets jaunes" : les maires sont appelés à la rescousse par Emmanuel Macron. Les élus locaux, qui se sentaient méprisés par Emmanuel Macron, voient leur utilité politique et sociale reconnue par le chef de l'Etat. Les maires sont appelés en première ligne dans le "grand débat national", qui était au cœur, hier soir, d'une réunion à l'Elysée. Cette concertation doit se décliner, partout en France, jusqu'en mars, autour de 4 grands thèmes : transition écologique,  fiscalité,  organisation de l'État, démocratie et citoyenneté. Denis Merville, président de l'Association des Maires de Seine-Maritime, se dit prêt relayer les préoccupations de ses administrés, encore faut-il être entendu par l'Etat, explique-t-il au micro de Philippe Thomas de France Bleu Normandie.

Après les gilets jaunes, ce sont les policiers qui voient rouge : manque de moyens humaines et financiers, les syndicats appellent à faire tourner les commissariats au ralenti, aujourd'hui. Une prime exceptionnelle de 300 euros sera versée aux 111.000 policiers et militaires mobilisés depuis le début du mouvement des "gilets jaunes". Le principe a été voté, cette nuit, à l'Assemblée nationale, dans le cadre du projet de budget 2019.  Mais c'est toujours insuffisant pour les syndicats de policiers, reçus hier soir, place Beauvau. Après l'UNSA, hier, le syndicat Alliance qui déclare, aujourd'hui, une journée noire et appelle les policiers à ne sortir qu'en cas d'urgence. Fatigue, manque de moyens, 20 millions d'heures supplémentaires en souffrance depuis des années,  le ras-le-bol généralisé. Reportage de David Ravier.

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