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Dates clés de la carrière du cardinal Philippe Barbarin et de l'affaire de non dénonciation d'abus sexuels dans laquelle il a été condamné en première instance

Le pape François refuse la démission du cardinal Barbarin, incompréhension des victimes d'abus sexuels

13 min

Le pape a refusé la démission du cardinal Barbarin, condamné à 6 mois de prison avec sursis pour non dénonciation d'abus sexuels dans son diocèse à Lyon. Le Vatican attend un procès en appel. Le pape François est "un Judas", selon François Devaux, co-fondateur de l’association la Parole Libérée.

Dates clés de la carrière du cardinal Philippe Barbarin et de l'affaire de non dénonciation d'abus sexuels dans laquelle il a été condamné en première instance
Dates clés de la carrière du cardinal Philippe Barbarin et de l'affaire de non dénonciation d'abus sexuels dans laquelle il a été condamné en première instance Crédits : Laurence SAUBADU, Paul DEFOSSEUX / AFP - AFP

Le pape accorde un sursis au cardinal Barbarin, qui se met en retrait en attendant son procès en appel : "Aucun abus ne doit jamais être couvert ni sous-évalué, comme ce fut le cas par le passé". C'est ce qu'avait déclaré le pape François, fin février, lors d'un sommet inédit au Vatican, censé mettre l'Eglise et les évêques face à leur responsabilité dans les affaires de pédophilie. Mais ce même pape François a refusé, hier, la démission du cardinal Barbarin, condamné à six mois de prison avec sursis pour non dénonciation des abus sexuels dans son diocèse de Lyon. Le Vatican accorde un répit au primat des Gaules, dans l'attente de son procès en appel. Le cardinal Barbarin, interrogé sur la chaîne KTO, a indiqué vouloir se mettre "en retrait pour quelque temps". Il laisse "la conduite du diocèse au père Yves Baumgarten". 

Le cardinal Barbarin et le pape François, au Vatican en novembre 2016
Le cardinal Barbarin et le pape François, au Vatican en novembre 2016 Crédits : ALBERTO PIZZOLI / AFP - AFP

Entre compréhension de la décision du pape François et indignation des victimes d'abus sexuels : pour François Devaux de l'association de victimes La Parole libérée,  qui se bat, en justice, dans les affaires Barbarin et Preynat, la démission du cardinal Barbarin par le pape est "l'erreur de trop", "la preuve que le sommet [du mois dernier au Vatican] n'était qu'une mascarade, et que le problème de l'Eglise "n'est pas la pédophilie mais bien son dogme (...) avec un pape pleinement coupable de cette situation". Le répit accordé au cardinal Barbarin est diversement apprécié à Rome et au Vatican, reportage de Mathilde Imberty. Pédophilie dans l'Eglise catholique : comment réagit le Vatican depuis les premiers scandales ? C'est un dossier complet à lire ici.

Aux Etats-Unis, un diocèse et son ancien évêque poursuivis pour l'embauche de prêtres pédophiles : le procureur de Virginie occidentale Patrick Morrisey a annoncé avoir déposé une plainte contre le diocèse de Wheeling/Charleston (à plus de 400 km à l'ouest de Washington) et contre son ancien évêque Michael Bransfield, accusés d'avoir employé des prêtres pédophiles dans des écoles en toute connaissance de cause. Selon sa plainte, "le diocèse a recruté dans ses écoles et dans ses camps des prêtres visés par des accusations crédibles d'agression sexuelle sur des enfants, et a volontairement omis de prévenir les parents".

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Un report du Brexit aura "un coût économique et politique", prévient Bruxelles alors que la Première ministre britannique Theresa May s'apprête à demander un report de la sortie du Royaume-Uni de l'U.E. après le 29 mars.

Le désherbant Roundup de Monsanto, une nouvelle fois jugé cancérigène par un jury aux Etats-Unis : le Roundup a contribué au cancer du septuagénaire Edwin Hardeman, a estimé un jury américain, infligeant un nouveau revers au géant agrochimique qui avait été lourdement condamné dans un procès similaire l'été dernier.

En France, marche arrière toute de la ministre de la Santé sur la remise en cause du départ à la retraite à 62 ans : Agnès Buzyn a tentéd'apaiser la polémique née de ses déclarations inattendues dimanche en faveur de l'"allongement de la durée du travail". La ministre refuse finalement de parler de remise en cause des 62 ans et préfère évoquer des "incitations" à partir plus tard à la retraite.

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