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France : immigration, asile et éloignement des étrangers

Gérard Collomb présente, ce matin, en Conseil des ministres son projet de loi sur l'asile et l'immigration, critiqué par des associations, des avocats et des agents de la demande d'asile

13 min

Ce texte, qui avait créé des remous jusque dans les rangs des députés de la majorité, prévoit notamment de réduire de 11 à 6 mois les délais d'instruction de la demande d'asile, de faciliter la reconduite à la frontière des déboutés et d'allonger le délai maximal de rétention de 45 à 90 jours.

France : immigration, asile et éloignement des étrangers
France : immigration, asile et éloignement des étrangers Crédits : Paul DEFOSSEUX, Paz PIZARRO / AFP - AFP

Les points de discorde autour du projet de loi Asile et Immigration : Ils n'avaient pas connu de tel mouvement depuis 5 ans. Les agents de l'OFPRA, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides sont en grève aujourd'hui et vont manifester, ce matin, devant le Conseil d'Etat, à Paris avec des agents et des avocats qui travaillent à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Eux entament leur 9e jour de grève. Ils s'opposent au projet de loi Asile et Immigration, présenté, ce matin, en Conseil des ministres. L'OPFRA et la CNDA dénoncent un texte inique pour les migrants et d'une logique productiviste pour les agents de l'asile, alors que le gouvernement évoque au contraire, un texte équilibré. Analyse des points de la discorde et interview d'Olivier Chemin, au micro de Tara Schlegel, qui préside ELENA, l'association des avocats du droit d'asile et qui dans son cabinet, situé à Montreuil près de Paris dénonce la réduction des délais d'instruction des dossiers de migrants, synonyme de restriction des possibilités de recours pour les demandeurs d'asile. Journée spéciale, sur France culture, "Asile et Immigration : l'heure de vérité ?",  en partenariat avec le journal La Croix. Vos réactions sur les réseaux sociaux avec le mot-clé #penserlimmigration.

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L'UNICEF ne trouve plus de mots pour dénoncer le calvaire que vivent les civils dans la Ghouta orientale en Syrie : Washington se dit "extrêmement préoccupé" par les bombardements du régime syrien, Paris craint "un cataclysme humanitaire". En Syrie, le "pire est devant nous", a estimé, hier, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, qui se rendra "dans les prochains jours" à Moscou et à Téhéran, pour parler de ce pays, ravagé par près de sept ans de conflit. Les aviations syrienne et russe s'acharnent sur la Ghouta orientale, enclave rebelle proche de Damas, tuant 106 personnes rien qu'hier et 250 civils en 48h. Les bombardements ont mis plusieurs hôpitaux  hors service, malgré les appels de l'ONU à mettre fin à cette "souffrance insensée". L'UNICEF ne trouve plus les mots pour dénoncer l'enfer que vivent les civils syriens de la Ghouta orientale, où 400.000 personnes seraient assiégées dont 200.000 enfants, victimes d'intenses bombardements du régime Assad et de ses alliés.  Faute de mots, l'ONU a donc publié un communiqué blanc. Explications de Bastien Vigneau, coordinateur des urgences en Syrie pour l'UNICEF, joint par Marie-Pierre Vérot. A suivre dans le journal de 7h30, la mission quasi-impossible de soigner les blessés dans la Ghouta orientale.

Il "assume ses propos", sauf sur Nicolas Sarkozy, et dénonce des "méthodes de voyou" de la part des médias : Laurent Wauquiez, le président du parti Les Républicains, était sur BFM TV, hier soir pour s'expliquer sur ses propos polémique face à des étudiants de l'Ecole de Management de Lyon la semaine dernière : Dans des enregistrements et des extraits diffusés dans l'émission "Quotidien" sur TMC, le patron du parti Les Républicains a affirmé que la France est une "dictature totale" et qu'Emmanuel Macron a construit sa victoire en organisant la "démolition de François Fillon". Laurent Waquiez n'a pas présenté d'excuses, hier soir, sur BFMTV. Au contraire, il dit tout assumer ou presque. Laurent Wauquiez s'est également posé en victime du "système médiatique". Analyse de Stéphane Robert.

Dans le procès en appel de Jérôme Cahuzac, l'avocat général a requis, hier, la confirmation de la peine infligée en première instance à l'ancien ministre du Budget, à savoir 3 ans de prison ferme et 5 ans d'inéligibilité : En décembre 2016, Jérôme Cahuzac avait été reconnu coupable de fraude fiscale et blanchiment. Compte-rendu de l'audience d'hier avec Florence Sturm. Derrière la sévérité demandée par le parquet, la répression de la fraude fiscale en France reste entravée et souffre de nombreux biais : dossier complet à lire ici.

Deux motifs de contestation des agriculteurs : Avant l'ouverture, samedi, du salon de l'Agriculture à Paris et avant la réception à l'Elysée, demain, d'un millier jeunes professionnels, les agriculteurs ne désarment pas côté manifestations, avec d'un côté la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées qu'ils continuent de contester, - si 4.900 communes y entrent, avec des aides européennes à la clé, 1.349 en sortent, dans les Deux-Sèvres, l'Indre et Loire, le Loiret et le Maine-et-Loire, - et de l'autre côté,  la contestation du traité commercial que s'apprête à signer l'Union Européenne avec les pays du MERCOSUR, le marché commun d'Amérique du Sud. La plupart des préfectures de France risquent donc de voir aujourd'hui se rassembler des agriculteurs à l'appel de leurs syndicats majoritaires (JA et FNSEA). Ils craignent l'importation de viande bovine sud-américaine par dizaines de milliers de tonnes, en échange de l'exportation d'autres technologies et services européens, de la viande importée à moindre coût, produite dans des conditions très différentes comparée à l'UE. Interview de Jean-Marie Coulon, président des Jeunes Agriculteurs de Creuse, au micro d'Anne-Laure Chouin.

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La difficile évaluation de l'impact économique et financier de l'immigration

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