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Carte montrant les différentes forces en présence en Syrie au 21 décembre, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme

L'avenir de la Syrie au cœur d'une rencontre à Moscou entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan

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Le président turc veut convaincre son homologue russe du bien-fondé de sa proposition d'une "zone de sécurité" dans le nord syrien, pour y empêcher toute autonomie kurde. Le Kremlin, lui, veut continuer à soutenir le régime de Damas, visé par un attentat, hier, dans son fief de Lattaquié.

Carte montrant les différentes forces en présence en Syrie au 21 décembre, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme
Carte montrant les différentes forces en présence en Syrie au 21 décembre, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme Crédits : Laurence SAUBADU, Thomas SAINT-CRICQ / AFP - AFP

Un mort et quatorze blessés dans l'explosion d'une "voiture piégée", hier, à Lattaquié, fief du clan Assad dans le nord-ouest de la Syrie : selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l'explosion a été causée par un "engin explosif dissimulé dans la voiture ou placé à côté". Cet attentat intervient deux jours après une attaque dans la capitale syrienne, la première attaque à Damas en plus d'un an, selon l'OSDH, qui a fait état de "morts et blessés" sans donner de bilan précis.  En mai 2018, le régime avait annoncé contrôler "totalement" Damas et ses environs pour la première fois depuis 2012, après avoir progressivement chassé rebelles et djihadistes de leurs derniers réduits dans la capitale. Soutenu par la Russie, l'Iran et des milices étrangères dont le Hezbollah libanais, le régime d'Assad a multiplié les victoires contre les rebelles et les djihadistes ces deux dernières années. Il contrôle aujourd'hui près des deux-tiers de la Syrie. Correspondance à Beyrouth de Laure Stéphan.

Les présidents russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan vont discuter, aujourd'hui, de l'avenir de la Syrie à Moscou : Au nord de la Syrie, dans la région de Minbej ou d'Hassaké, la Turquie veut en finir avec la présence kurde, près de sa frontière des forces. Si les Kurdes sont alliés à Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique, ils sont considérés comme des terroristes par Ankara. Un mois après l'annonce par Donald Trump du retrait à venir des troupes américaines de Syrie, la Turquie, qui soutient certains rebelles, veut davantage peser dans la région et a, semble-t-il, réussi à à convaincre Washington de laisser l’armée turque gérer une "zone de sécurité" au nord-est de la Syrie. Mais la partie n'est pas gagné d'avance avec le Kremlin, allié du régime de Bachar al-Assad. Précisions, à Moscou, de Claude Bruillot

Les autres titres du journal

Parfums allergènes, dioxines, pesticides : certaines substances chimiques détectées dans les couches jetables peuvent présenter des "risques" pour la santé des bébés et devront être éliminées par les fabricants dans les meilleurs délais, exige le gouvernement. Selon un avis de l'Agence de sécurité sanitaire Anses publié mercredi, il n'existe "aucune donnée épidémiologique permettant de mettre en évidence une association entre des effets sanitaires et le port de couches". En clair, pas de preuve que les couches jetables portées par 95% des bébés de France soient néfastes. Cet avis réclamé par le gouvernement en janvier 2017 après un article de 60 millions de consommateurs "ne met pas en évidence de danger grave et immédiat", résument aussi les ministères de la Santé, de l'Economie et de la Transition écologique dans un communiqué commun, avant de recevoir, ce matin, les fabricants et distributeurs de couches. Malgré tout, "on ne peut pas exclure un risque (...) puisqu'on observe un dépassement des seuils sanitaires pour un certain nombre de substances", explique Gérard Lasfargues, directeur général délégué de l'Anses.

Christophe Castaner a tenté de déminer, hier, devant les députés les mesures les plus controversées de la proposition de loi "anti-casseurs" en assurant que ce texte n'était pas une loi "anti-gilets jaunes". Le ministre de l'Intérieur était auditionné sur la proposition de loi "pour prévenir les violences lors des manifestations" qui sera discutée mercredi en commission et la semaine prochaine dans l'hémicycle.  "Ce texte n'est pas une loi de circonstances mais de bon sens", a affirmé  le ministre rappelant que la proposition de loi avait été déposée par les sénateurs LR avant le début du mouvement des "gilets jaunes", le 17 novembre. Les députés de droite s’en réjouissent,  alors que certains dans la majorité veulent modifier le texte, comme  Sacha Houlié, député LaRem de la Vienne qui estime que les mesures de police administrative, prévues dans la loi,  confèrent t-aux préfets des prérogatives exorbitantes. Analyse de Rosalie Lafarge.

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