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Emmanuel Macron et Donald Trump, lors d'une conférence de presse commune, le 24 avril, à Washington

Donald Trump et Emmanuel Macron plaident pour un "nouvel accord" sur le nucléaire iranien : le revirement du président français s'explique-t-il par des contreparties sur d'autres dossiers comme la Syrie ?

12 min

Leur poignée de main, très appuyée, ressemblerait presque à un bras de fer. Hier à Washington, Donald Trump et Emmanuel Macron ont partagé la volonté d'un nouvel accord sur le nucléaire iranien, alors que dimanche, le président français avait expliqué qu'il n'y avait pas "de plan B".

Emmanuel Macron et Donald Trump, lors d'une conférence de presse commune, le 24 avril, à Washington
Emmanuel Macron et Donald Trump, lors d'une conférence de presse commune, le 24 avril, à Washington Crédits : Ludovic MARIN / AFP - AFP

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il évoqué, hier, avec Donald Trump, une volonté  commune d'aboutir à un nouvel accord sur le nucléaire iranien, alors que, dimanche encore, il avait expliqué qu'il n'y avait pas "de plan B" pour empêcher l'Iran de fabriquer la bombe ? Avant sa visite de trois jours aux Etats-Unis, Emmanuel Macron avait plaidé, dimanche, sur Fox News, pour l'accord de Vienne, signé en 2015, sous la présidence Obama, car "il n'y a pas de plan B" pour s'assurer que Téhéran ne se dote pas de la bombe nucléaire, avait expliqué le président français. L'accord de 2015 prévoit une levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales imposées à l'Iran en échange de la garantie que Téhéran ne se dotera pas de l'arme atomique. Mais hier, après un entretien à la Maison Blanche, Emmanuel Macron et Donald Trump ont évoqué une volonté commune d'aboutir à un nouvel accord. Le président de la République aurait-il fait un pas vers son homologue américain pour obtenir des contreparties dans d'autres dossiers, comme la présence prolongée des troupes américaines en Syrie ?  "Cela a été une part très importante de notre discussion", a déclaré Donald Trump, hier, liant l'avenir de la Syrie et la lutte antiterroriste au fameux accord iranien. Le président des Etats-Unis doit se prononcer le 12 mai prochain sur son maintien dans l'accord de Vienne. "Personne ne sait ce que je ferai", a lancé le locataire de la Maison Blanche, hier. Reportage à Washington de notre envoyé spécial, Franck Mathevon. 

De son l'Iran a déjà prévenu, hier : Téhéran pourrait se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire si les Etats-Unis dénoncent l'accord de Vienne le 12 mai prochain. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique a déclaré que l'Organisation iranienne de l'énergie atomique était prête à prendre des mesures "surprenantes" en cas d'abandon de l'accord de Vienne. Nul ne sait si les autres signataires de l'accord nucléaire iranien de 2015, comme l'Allemagne, la Chine, la Russie seraient prêts à de nouvelles négociations.Par ailleurs, alors que Donald Trump et Emmanuel Macron discutaient, hier, à Washington, le ministre iranien des Affaires étrangères a, lui, proposé aux pays du Golf de créer "un forum de dialogue régional" afin "d'en finir avec les "illusions hégémoniques" de certains pays. Il n'a cité aucun nom cité mais au Moyen-Orient, l'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite sont de grands rivaux, qui s'opposent de manière plus ou moins indirecte dans des conflits comme en Syrie ou au Yémen. Riyad revendique, ce matin, l'élimination du chef politique des rebelles Houthis au Yémen. Il a été tué lors d'une frappe aérienne jeudi dernier, dans la province de Hodeida à l'ouest du Yémen.

Benoît Hamon dénonce "un fiasco" car Emmanuel Macron s'est aligné "sur la position" de Donald Trump : L'ancien candidat du Parti socialiste à la présidentielle s'est montré très sévère contre le président français et toute renégociation hasardeuse de l'accord nucléaire avec l'Iran. Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s,  estime qu'Emmanuel Macron a cédé face aux Etats-Unis. Et de déclarer "Donald Trump voulait par la force, en imposant la remise en cause de cet accord, obtenir de ses alliés et donc de la France que celui-ci soit enterré ou le cas échéant renégocié, il semble qu'il ait obtenu gain de cause. C'est la méthode diplomatique, c'est la méthode Macron qui est en aujourd'hui en question, d'autant plus que Donald Trump s'autorise les félicitations à Emmanuel Macron pour sa politique migratoire, ça en dit long sur la dérive qui s'est opérée depuis un an."

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La porte de Matignon est-elle si ouverte que cela aux syndicats de cheminots ? Leurs représentants seront reçus, le 7 mai par le Premier ministre, ce qu'Edouard Philippe avait refusé jusqu'à présent, renvoyant les discussions vers la ministre des Transports, Élisabeth Borne. La CGT parle de "recul" du gouvernement, mais aucune concession ne se profile, notamment sur la fin du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés à la SNCF.

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