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Les quatre pays avec le plus de citoyens détenus à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, d'octobre 2014 à septembre 2017

Mort d'un deuxième enfant migrant guatémaltèque détenu aux Etats-Unis

12 min

L'équipe médicale a d'abord diagnostiqué un "simple rhume", mais le garçonnet a ensuite eu une poussée de fièvre, avant de mourir. Des associations de défense de migrants aux Etats-Unis demandent si son état de santé a été pris au sérieux.

Les quatre pays avec le plus de citoyens détenus à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, d'octobre 2014 à septembre 2017
Les quatre pays avec le plus de citoyens détenus à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, d'octobre 2014 à septembre 2017 Crédits : Sabrina BLANCHARD, Jorge MARTINEZ / AFP - AFP

Un garçon guatémaltèque de 8 ans détenu aux Etats-Unis est mort dans un hôpital du Nouveau-Mexique hier, alors qu'une autre enfant migrante, décédée également aux mains des autorités, était enterrée au Guatemala. Le petit garçon, arrêté par le Service des douanes et de la protection des frontières (CBP), avait été "transféré immédiatement" lundi avec son père vers une structure hospitalière après avoir montré "des signes de maladie possible", selon un communiqué du CBP transmis à l'Agence France Presse. L'équipe médicale a d'abord diagnostiqué un "simple rhume", mais le garçonnet a ensuite eu une poussée de fièvre, ont précisé les autorités. Gardé en observation pendant une heure et demie, il est sorti de l'hôpital avec des médicaments prescrits. "Le soir du 24 décembre, l'enfant a souffert de nausées et de vomissements et a été transféré à nouveau" au centre médical, poursuit le communiqué, qui ne précise pas quelles étaient les conditions de détention de l'enfant et de son père. "L'enfant est décédé peu après 00H00 le 25 décembre", a ajouté le CBP. Le sénateur démocrate du Nouveau-Mexique, Martin Heinrich, a déclaré sur Twitter avoir "le coeur brisé", "l'administration Trump doit rendre des comptes pour la mort de cet enfant et pour toutes les vies qu'elle a mises en danger avec son chaos volontaire et son mépris de la vie humaine". Correspondance à Washington de Grégory Philipps.

Les autres titres du journal

Iran : Le président iranien Hassan Rohani a dévoilé, hier, au Parlement le budget annuel, le premier depuis le rétablissement des sanctions américaines, et assuré qu'il avait été ajusté afin de prendre en compte les mesures "cruelles" de Washington.

Emmanuel Macron a de nouveau remercié les soldats qui passent les fêtes loin de leur famille et qui permettent aux Français de célébrer Noël "en sécurité", dans un message pré-enregistré diffusé par France, hier soir.

L'Élysée annonce qu'Alexandre Benalla n'était "pas un émissaire officiel ou officieux" de la présidence, après des informations faisant état d'un récent voyage au Tchad de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron qui aurait pu se prévaloir de ce titre. Selon le journal Le Monde de lundi, qui cite des sources concordantes, Alexandre Benalla s'est rendu début décembre au Tchad pour un court séjour à N'Djamena. Il était accompagné "d'une demi-douzaine de personnes, par avion privé, réglant les frais par carte bleue", selon l'une de ces sources. Selon La Lettre du continent du 12 décembre, M. Benalla a rencontré le frère du président tchadien, Oumar Déby, qui pilote la Direction générale de la réserve stratégique tchadienne. "Quelles que soient les démarches qu'entreprend M. Benalla, il n'est pas un émissaire officiel ou officieux de la présidence de la République. S'il se présentait comme tel, il est dans le faux", fait valoir l'Elysée. Précisions d'Elodie Forêt.

Focus sur le mal-logement en France : Plus de 4 millions de Français sont concernés. L'Ile-de-France est la région la plus touchée, avec près 157 000 logements insalubres.  Une situation qu'a dénoncée, hier, Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL, l'association pour le Droit au logement, au micro de Sarah Cozzolino.

Un nouveau lieu, à Paris, pour accueillir les femmes sans-abri : Au début de l’année, le comptage effectué pendant la Nuit de la solidarité a recensé 12 % de femmes sur les 3.000 SDF de Paris. Ces chiffres restent largement "sous-évalués", selon les associations, car les femmes à la rue se cachent. D’après la mairie de Paris, neuf femmes rencontrées sur dix ont vécu des violences soit dans la rue, soit avant de s’y trouver. Seule une sur dix est suivie par un travailleur social, contre un homme SDF sur trois. Les demandes des femmes seules au 115 ont augmenté de 66 % entre 2006 et 2016. Plus encore que les hommes, les femmes sans domicile ont du mal à trouver un lieu où passer la nuit en sécurité. En décembre deux nouveaux lieux ont ouvert, ils sont exclusivement réservés aux femmes. L’un à l’hôtel de Ville de Paris, l’autre dans le 13e arrondissement près de la Bibliothèque François Mitterrand. Son nom : la Cité des Dames. Didier Morel y a rencontré une jeune fille longtemps restée à la rue. Elle a choisi comme pseudo Marie pour ne pas compromettre ses chances de travailler. 

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