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Emmanuel Macron à l'Assemblée générale des Nations unies

Emmanuel Macron, héraut du multilatéralisme contre Donald Trump, mérite-t-il son titre de "champion de la Terre et du climat" ?

12 min

Donald Trump a été la cible permanente mais implicite d'Emmanuel Macron à l'Assemblée générale des Nations unies. Le président français a appelé à ne plus signer d'accords commerciaux "avec les pays qui ne respectent pas l'accord de Paris" sur le climat, dont les Etats-Unis.

Emmanuel Macron à l'Assemblée générale des Nations unies
Emmanuel Macron à l'Assemblée générale des Nations unies Crédits : MONIKA GRAFF / UPI/MAXPPP - Maxppp

Donald Trump a été la cible permanente mais implicite d'Emmanuel Macron à l'Assemblée générale des Nations unies, hier : le président français a appelé les dirigeants du monde entier à ne plus signer d'accords commerciaux "avec les pays qui ne respectent pas l'accord de Paris" sur le climat, dont les Etats-Unis. Il a tapé du poing sur la table, ou plutôt, sur le pupitre de l'hémicycle de l'ONU. Emmanuel Macron a exhorté, hier, les dirigeants du monde entier à "ne pas s'habituer" à la montée des nationalismes,  qui se nourrissent, selon lui, de l'accroissement des inégalités, elles-mêmes porteuses de conflit. "Il n'est pas soutenable que 100 millions de personnes de plus soient condamnées, d'ici 2030, à une situation d'extrême pauvreté si nous n'arrivons pas à tenir nos engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique", a déclaré le président français, à l'Assemblée générale des Nations unies,  scène diplomatique déchirée entre tenants du protectionnisme et partisans du multilatéralisme, dont Emmanuel Macron se fait le héraut. Le président français a utilisé l'argument écologique contre les Etats-Unis de Donald Trump, hier, alors qu'il se voit remettre, aujourd'hui, par l'ONU, le titre de "Champion de la terre et du climat", lors du "One planet Summit". De leur côté, les ONG françaises font remarquer qu'au delà des bonnes intentions affichées par l'exécutif, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté, l'an dernier, dans l'Hexagone et que si la France veut fermer nos dernières centrales à charbon,  la Caisse des Dépôts investit dans une entreprise qui compte agrandir une mine de charbon, en Allemagne, et couper, pour cela, des arbres millénaires. Analyse de Bertrand Gallicher à New York pour France Culture, avec Clémence Bonfils aux moyens techniques.

Emmanuel Macron a, par ailleurs, expliqué à New York qu'il devait tenir compte des "tensions" politiques pour gérer l'accueil des migrants de l'Aquarius, en assumant sa décision de ne pas "céder aux bons sentiments" : l'Aquarius va finalement pouvoir accoster à Malte et y débarquer ses 58 migrants recueillis en Méditerranée,  qui seront ensuite répartis entre la France, l'Espagne, le Portugal et l'Allemagne. Reportage de Gaëlle Joly.

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Manifestation à Paris devant l'ambassade du Nicaragua pour dénoncer les violences orchestrées par le président Daniel Ortega, accusé de népotisme et de corruption par l'opposition : 320 morts et plus de 2000 blessés depuis début avril.

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