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Le Premier ministre Edouard Philippe

Le retour du service national : Edouard Philippe dévoile, ce matin, en Conseil des ministres, les grandes orientations de la promesse de campagne d'Emmanuel Macron

12 min

L'intégralité d'une tranche d'âge, filles et garçons, soit 800.000 à 900.000 jeunes bientôt appelés pour un service national universel : le Premier ministre Edouard Philippe en dévoile les grandes orientations, ce matin. Déjà, des organisations de jeunesse refusent tout service obligatoire d'un mois

Le Premier ministre Edouard Philippe
Le Premier ministre Edouard Philippe Crédits : LUDOVIC MARIN / AFP - AFP

Le service national universel pour les jeunes était une promesse de campagne du candidat Macron : Edouard Philippe doit en dévoiler, ce matin, en Conseil des ministres,  les "grandes orientations". Il pourrait durer un mois et serait obligatoire vers l'âge de 16 ans.  800.000 à 900.000 jeunes concernés, chaque année... Le gouvernement promet une large consultation à l'automne prochain,  mais les associations de lycéens et d'étudiants refusent déjà ce caractère obligatoire. Doutes, également, chez les parlementaires : un rapport, publié en février dernier, pointait déjà les difficultés financières et logistiques pour mettre en place un service national universel d'un mois. Jimmy Losfeld, président de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), s'est dit opposé à ce service obligatoire d'un mois, dénonçant son côté "paternaliste" et son coût. Et d'ironiser, en détournant des propos d'Emmanuel Macron : le président français "est prêt à dépenser un pognon de dingue pour un service dont la jeunesse ne veut pas", a déclaré le leader étudiant. Reportage de Solenne Cressant.

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La formule macronienne du "en même" temps " à l'oeuvre sur la question migratoire : Le président français veut bien accueillir des migrants, secourus en Méditerranée, mais il condamne les organisations humanitaires qui les aident. Alors que le navire humanitaire Lifeline attend de pouvoir accoster à Malte avec 233 migrants à son bord, six pays européens, dont la France, ont accepté de prendre en partie charge ces rescapés de la traversée en Méditerranée. C'est ce qu'a indiqué, hier, Emmanuel Macron, après avoir rencontré le pape François au Vatican, et avant un sommet européen, demain et vendredi, largement consacré à la crise migratoire. Rome n'a de cesse de répéter que les ONG sont "complices, consciemment ou inconsciemment des trafiquants"  et interdites d'entrée dans les ports italiens. Hier, Emmanuel Macron a rejoint certaines des critiques du gouvernement populiste italien sur le rôle des ONG en Méditerranée. Le président français a critiqué l'ONG allemande Lifeline qui est intervenue "en contravention de toutes les règles et des garde-côtes libyens"  et qui a fait "le jeu des passeurs" ; un reproche selon lui "indicible dans l'émotion collective". Le président français est sur une ligne de crête, entre dénonciation des populismes et fermeté sur l’accueil des migrants. Reportage et analyse de Louise Bodet.

Le nombre de migrants refusés aux frontières françaises a bondi depuis 2015, affirme la Cimade qui s'est procuré des chiffres officiels et dénonce dans un rapport "un détournement de la lutte antiterroriste pour contrôler la migration" au sein d'"une Europe qui s'enferme".

La Cour suprême américaine a offert, hier, une victoire symbolique à Donald Trump sur son décret migratoire controversé, mais sa politique de "tolérance zéro" à l'immigration illégale était de facto suspendue faute de place pour détenir les familles arrêtées à la frontière mexicaine. Donald Trump se félicite, sur Twitter, de la décision de la Cour suprême aux Etats-Unis. Après dix mois de débats publics et judiciaires, la plus haute juridiction du pays a finalement validé, hier soir, le décret présidentiel qui durcit les conditions d’accès aux Etats Unis des ressortissants de certains pays, à majorité musulmane, Syrie, Libye, Iran, Somalie et Yémen. Il s'agit d'une victoire pour l’administration Trump,  toujours empêtrée dans sa gestion de la crise des migrants, et des familles séparées. Correspondance à Washington de Grégory Philipps.

Ils avaient demandé davantage de justice sociale au Maroc, ils ont été condamnés à des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. Les meneurs du "Hirak", le mouvement de contestation sociale qui agite le Maroc depuis 2016, ont été condamnés, hier soir, à Casablanca à des peines allant jusqu'à 20 ans de prison, à l'issue d'un procès-fleuve de neuf mois où 53 personnes comparaissaient. Le leader du mouvement, Nasser Zefzafi, a écopé de la peine la plus lourde  pour "complot visant à porter atteinte à la sécurité de l'Etat". Cet ancien chômeur de 39 ans avait été arrêté pour avoir interrompu le prêche d'un imam ouvertement hostile au mouvement dans une mosquée d'Al-Hoceïma,  l'épicentre de la protestation qui a secoué la région historiquement frondeuse et marginalisée du Rif. "L'Etat a échoué dans ce test de respect des droits de l'homme et des libertés essentielles, tout comme l'indépendance de la justice", a déclaré l'un des avocats de la défense.

La CGT Cheminots et SUD-Rail appellent les cheminots à faire grève les 6 et 7 juillet, soit au début des vacances scolaires, tandis que la CFDT Cheminots va "suspendre" sa participation au mouvement "pendant toute la période estivale".  Après le dernier épisode du calendrier de grève de deux jours sur cinq contre la réforme ferroviaire, qui s'achève demain, la prochaine séquence aura lieu "les 6 et 7 juillet" et "on annoncera au fur et à mesure" les dates de grève suivantes, a dit, hier soir, à la presse Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, premier syndicat à la SNCF.  La CGT "essaiera de ne pas toucher les opérations menées pour les départs en vacances des plus pauvres", a-t-il souligné, en promettant "une rentrée musclée en septembre". Reportage de Maxime Debs.

Le premier procès des "bébés volés" du franquisme s'est ouvert, hier, en Espagne : Le premier procès des "bébés volés" du franquisme s'est ouvert mardi à Madrid, des décennies après les premières révélations sur ce scandale pouvant concerner des milliers de nouveaux-nés soustraits à leur mère et confiés à des familles d'adoption sous la dictature de Franco. Eduardo Vela, ex-obstétricien de 85 ans à la clinique San Ramon de Madrid, y est accusé par Inès Madrigal, employée des chemins de fer de 49 ans, de l'avoir séparée de sa mère biologique et d'avoir falsifié son acte de naissance en juin 1969. Compte-rendu d'audience de Mathieu de Taillac. Dossier à approfondir ici.

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