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Graphique sur la part du prix final à la consommation en moyenne dans le monde, pour les supermarchés, les commerçants et industrie alimentaire, paysans et travailleurs et le coût de la production

Hausse des prix dans les grandes surfaces : les associations de consommateurs dénoncent une baisse du pouvoir d'achat des Français, sans contrepartie pour les agriculteurs

13 min

Les prix de centaines de produits de consommation augmentent aujourd'hui, tout comme ceux des péages autoroutiers, ce qui est potentiellement explosif alors que les "gilets jaunes" préparent leur "acte 12" demain. En cause : la loi Alimentation et le relèvement à 10% du "seuil de revente à perte".

Graphique sur la part du prix final à la consommation en moyenne dans le monde, pour les supermarchés, les commerçants et industrie alimentaire, paysans et travailleurs et le coût de la production
Graphique sur la part du prix final à la consommation en moyenne dans le monde, pour les supermarchés, les commerçants et industrie alimentaire, paysans et travailleurs et le coût de la production Crédits : Paz PIZARRO, Cecilia SANCHEZ / AFP - AFP

Les prix de centaines de produits de consommation vont augmenter en ce 1er février, tout comme ceux des péages autoroutiers : Les tarifs des péages augmentent d'1,8% sur les autoroutes. Le gouvernement a souhaité empêcher cette hausse mais il n'a pu obtenir que 30% de réduction pour les gros rouleurs. Par ailleurs les prix de centaines de produits alimentaires de grande marque vont augmenter dans les supermarchés, mais ceux des marques de distributeurs devraient baisser : un pari pour défendre l'agriculture, sur fond de grogne des "gilets jaunes" pour le pouvoir d'achat. Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, l'a admis mercredi matin : des hausses de tarifs vont intervenir sur 4% des produits alimentaires de grande consommation, avec des marques aussi connues que le Nutella, le Ricard ou le Coca Cola. La raison? Le relèvement à 10% du "seuil de revente à perte", imposé par la récente loi Alimentation. Le gouvernement compte ainsi obliger les distributeurs à vendre même leurs produits d'appel à des prix supérieurs d'au moins 10% à ceux auxquels ils les ont achetés, et à cesser les ventes à perte. L'Etat espère que la distribution pourra ainsi mieux rémunérer les producteurs issus des filières agricoles et aquacoles, qui étouffent et disparaissent, régulièrement rémunérés en dessous de leur prix de revient. Paysans et producteurs sortent chaque année KO debout de la négociation rituelle des prix qui se tient d'octobre à fin février, face aux géants de l'agroalimentaire et surtout aux puissantes centrales d'achat de la distribution. "Mais comment cela va-t-il revenir aux agriculteurs?", a de son côté demandé le président de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, Alain Bazot, sur France 5 mercredi. "Les produits agricoles ne sont pas concernés par l'augmentation des prix", explique-t-il, "ce qui bouge, ce sont les produits industriels pour lesquels il n'y a pas de marge, pour lesquels la matière première agricole d'un agriculteur français, elle n'existe pas". Dossier signé Anne-Laure Chouin et Stanislas Vasak.

Les autres titres du journal

De nouvelles révélations de Mediapart dans l'affaire Benalla : Ils évoquent le soutien du "patron", le chef de l'Etat, et parlent de leurs démêlés ; alors qu'ils n'en avaient pas le droit, Vincent Crase et Alexandre Benalla ont eu une conversation en juillet, qui a été enregistrée, et dont Mediapart a publié des extraits jeudi.  Selon le site d'information, la conversation a eu lieu le 26 juillet dernier, quelques jours après qu'Alexandre Benalla, ancien conseiller d'Emmanuel Macron, et Vincent Crase, ex-employé de LREM et gendarme réserviste, ont été mis en examen pour des violences sur des manifestants le 1er mai 2018. Or, cette rencontre constitue une violation de leur contrôle judiciaire.

Procès du "36 Quai des Orfèvres" : deux policiers condamnés pour viol à sept ans de prison ferme

Forte hausse du nombre de plaintes pour violences sexuelles en France : Le nombre de plaintes pour violence sexuelle déposées en France a fortement augmenté en 2018, selon des statistiques publiées jeudi par le ministère l'Intérieur, qui y voit un effet, entre autres, de la libération de la parole post-affaire Weinstein.  Les faits d'agressions sexuelles ont augmenté de 20% par rapport à 2017 et les viols constatés de 17%, selon le bilan annuel du service des statistiques du ministère.  Quelque 28.900 agressions sexuelles, en comptant les faits de harcèlement, et 19.200 viols ont été répertoriés par la police et la gendarmerie. 

Pékin et Washington annoncent des progrès dans leurs négociations commerciales : alors que Donald Trump avait estimé que "d'énormes progrès" avaient été réalisés à l'occasion des discussions de mercredi et jeudi, Pékin a signalé vendredi des "avancées importantes". Mais de nombreux points litigieux restent encore à régler pour enterrer définitivement la hache de guerre. Citant un communiqué de la délégation chinoise, l'agence officielle Chine nouvelle a évoqué des discussions "sincères, précises et fructueuses", entre les deux parties. Elle a indiqué, ce matin, que Pékin avait accepté d'accroître ses importations de "produits agricoles américains, de produits énergétiques, de biens industriels manufacturés et en termes de services".

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