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Dates clés et carte de la Nouvelle-Calédonie

J-2 avec le référendum en Nouvelle-Calédonie : si l'indépendance est revendiquée depuis de nombreuses années par des militants kanak, elle ne suscite pas le même enthousiasme dans le reste de la population

13 min

Un référendum sur l'indépendance a lieu, ce dimanche, sur cet archipel du Pacifique Sud colonisé au XIXe siècle par la France. Près de 174.000 électeurs sont appelés aux urnes. Les sondages donnent le "non" à l'indépendance largement vainqueur

Dates clés et carte de la Nouvelle-Calédonie
Dates clés et carte de la Nouvelle-Calédonie Crédits : Laurence SAUBADU, Alain BOMMENEL / AFP - AFP

J-2 avant le référendum sur l'indépendance en Nouvelle-Calédonie : si l'indépendance est revendiquée depuis de nombreuses années par des militants kanak, elle ne suscite pas le même enthousiasme dans le reste de la population. "Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?" : c'est la question à laquelle près de 174 000 électeurs sont appelés à répondre, ce dimanche. Une partie des Calédoniens, les natifs ou ceux qui sont présents sur l'archipel, depuis plus de vingt ans, pourront voter : quarante ans d’attente pour les kanak, mais les sondages penchent en faveur du camp anti-indépendantiste. Les partis politiques se projettent dans l’après-scrutin. Les accords de Nouméa, signés il y a vingt ans, prévoient un 2e puis un 3e référendum dans les quatre ans. Quant aux habitants, ils se projettent également dans l’après-référendum et se préoccupent, avant tout, des inégalités sociales et économiques. Reportage de Mathilde Dehimi, envoyée spéciale à Nouméa, avec Laurent Machietti, à la technique.

L'exécutif s'attache, lui, à observer une stricte neutralité avant le référendum de dimanche : Entre maintien au sein de la République et indépendance,  Emmanuel Macron a déjà indiqué qu'il n'avait pas à choisir, Mais cette règle n'a pas toujours été appliquée par ses prédécesseurs. Analyse de Stéphane Robert.

Les autres titres du journal

La question migratoire à l'échelle de tout le continent américain : argument électoral, aux Etats-Unis, pour Donald Trump, avant les élections de mi-mandat ce mardi, alors que les pays d'Amérique du Sud sont en première ligne pour accueillir les migrants : Plus d'un million de Vénézuéliens sont arrivés en Colombie pendant les neuf premiers mois de 2018, fuyant leur pays en crise, tandis que 676.000 sont partis vers d'autres États, principalement l'Équateur, le Pérou, le Chili. Le président colombien Ivan Duque a estimé fin septembre que l'arrivée d'un million de migrants vénézuéliens pourrait coûter cette année 0,5% au PIB national, soit environ 1.348 millions de dollars. Il a prévenu que la Colombie n'a pas la capacité de faire face seule à cette situation. Pendant ce temps, aux Etats-Unis, Donald Trump ne cesse de durcir le ton contre les migrants, à quatre jours des élections de mi-mandat. Après avoir évoqué l'envoi de 5000 puis de 15000 soldats à la frontière avec le Mexique,  après avoir promis d'en finir avec le droit du sol, le président des Etats-Unis a suggéré, hier, à l'armée de faire feu sur les migrants,  si ces derniers les agressaient, avec des jets de pierre par exemple.

Brésil : une première semaine active et confuse pour le président d'extrême droite Jair Bolsonaro. Ce dernier a confirmé, hier, qu'il transfèrerait l'ambassade du Brésil de Tel-Aviv à Jérusalem. Une mesure très polémique prise par Trump en mai. L'ultra-libéral Paulo Guedes a été nommé "super ministre" de l'Economie, caution de Bolsonaro pour les marchés. Pour le quotidien économique Valor, "le gigantisme" de ce ministère (Finances, Plan, Industrie, Commerce extérieur) va le rendre "impossible à gérer".  Autre "super ministre" et belle prise pour Bolsonaro : le populaire juge anticorruption Sergio Moro, qui a condamné et fait emprisonner l'ex-président Lula, entre en politique, du côté de l'extrême droite, en acceptant de prendre la Justice et la Sécurité publique réunies.   "Moro a compromis son indépendance en tant que magistrat de manière irréversible", a jugé la Folha de S.Paulo.

Journée internationale contre l'impunité pour les crimes contre les journalistes : depuis 2006, l'Unesco a condamné les assassinats de 1.010 journalistes et professionnels des médias. Mais neuf cas sur dix n'ont jamais été portés devant la justice, selon un rapport publié, hier,  L'agence de l'Onu a décrété le 2 novembre "Journée internationale contre l'impunité pour les crimes contre les journalistes", en hommage aux Français tués le 2 novembre 2013 au Mali, Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Hier soir, à l'initiative de Reporters sans frontières, la Tour Eiffel s'est éteinte symboliquement le temps d'une minute de silence pour les journalistes assassinés.

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