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"Votez non" : des milliers de manifestants à Washington contre l'entrée à la Cour suprême du juge Kavanaugh, accusé d'agressions sexuelles dans sa jeunesse

Des milliers de personnes défilent à Washington pour tenter d'empêcher la nomination, attendue, de Brett Kavanaugh à la Cour suprême

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Aux Etats-Unis, les sénateurs républicains, confortés par un rapport du FBI qui ne confirme pas les accusations d'abus sexuel contre Brett Kavanaugh, espèrent confirmer d'ici demain, l'entrée du juge conservateur à la Cour suprême. Des milliers de manifestant.e.s ont protesté contre cette nomination

"Votez non" : des milliers de manifestants à Washington contre l'entrée à la Cour suprême du juge Kavanaugh, accusé d'agressions sexuelles dans sa jeunesse
"Votez non" : des milliers de manifestants à Washington contre l'entrée à la Cour suprême du juge Kavanaugh, accusé d'agressions sexuelles dans sa jeunesse Crédits : NICHOLAS KAMM / AFP - AFP

"Ne trahissez pas les femmes, votez non !" : A Washington, des milliers de manifestant.e.s ont protesté, hier, contre la nomination attendue à la Cour suprême du juge Brett Kavanaugh, accusé d'agressions sexuelles dans sa jeunesse, comme un écho à l'affaire Weinstein déclenchée il y a un an jour pour jour. Plus de 300 personnes ont été arrêtées, hier à Washington,  pour avoir occupé des bâtiments du Congrès américain, lors d'une manifestation contre la nomination, attendue, de Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Le juge conservateur, choisi par Donald Trump, pour intégrer la plus haute juridiction des Etats-Unis, est accusé d'agressions sexuelles par plusieurs femmes. Sur les pancartes brandies par les manifestant.e.s, on pouvait lire "Croyez les survivantes", "Ne trahissez pas les femmes, votez non", comme autant d'appels, vers les Sénateurs, à bloquer la route de Brett Kavanaugh vers la Cour suprême mais les sénateurs républicains, qui détiennent la majorité à la chambre haute américaine, devraient valider, entre aujourd'hui et demain, l'entrée de Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Les républicains sont confortés par un rapport du FBI, contesté par l'opposition démocrate, qui exonère le juge conservateur des accusations d'agression sexuelle portées contre lui. Dans une démarche assez rare pour un candidat à la Cour suprême, Brett Kavanaugh signe une tribune, ce matin, dans le "Wall Street Journal", où il déclare être"un juge indépendant, impartial". Il reconnaît avoir eu un ton "acerbe", lors de son audition au Sénat la semaine dernière ; il est "possible" que j'ai été parfois "trop émotif", écrit-il, réflétant "la frustration profonde devant le fait d’être accusé à tort". Analyse en direct de Loig Loury, notre correspondant aux Etats-Unis.

Les autres titres du journal

Comme un relent de guerre froide : la Russie a été accusée, hier, par plusieurs puissances occidentales d'avoir orchestré une série de cyberattaques à travers le monde. La France s'est associée aux récriminations portées par le Royaume-uni, l'Australie et surtout le Canada et Les Pays Bas. Les autorités néerlandaises ont expulsé quatre espions russes, soupçonnés d'avoir tenté de pirater le siège de l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques, à La Haye, au moment où elle enquêtait sur l'affaire Skripal et sur une attaque chimique présumée à Douma en Syrie, imputée par les Occidentaux au régime de Damas, soutenu Moscou. Le Canada soupçonne les Russes d'avoir attaqué l'agence mondiale antidopage. Comment prouver la responsabilité de la Russie ? Analyse de Nicolas Arpagian, expert en cybersécurité.

Nouvelles tensions, par ailleurs, entre la Chine et les Etats-Unis : la Chine juge "injustifiées" et "ridicules" les accusations du vice-président américain Mike Pence selon lesquelles Pékin s’ingérerait dans les élections aux Etats-Unis de mi-mandat, en novembre prochain.

Présidentielle au Brésil : avant le premier tour, dimanche, le candidat de l'extrême droite favori des sondages, a joué la provocation, hier, en accordant une interview au moment même où ses adversaires participaient au dernier débat télévisé de la campagne.  

Emmanuel Macron : A une retraitée qui se plaignait de sa faible pension, le président a répondu : "Le petit-fils du général (de Gaulle) m'a dit tout à l'heure" que la règle devant son grand-père était : " Vous pouvez parler très librement; la seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est de se plaindre ".  "Je trouve que c'est une bonne pratique qu'avait le général. Le pays se tiendrait autrement s'il était comme ça", a-t-il ajouté, avant son discours à Paris sur les 60 ans de la Constitution. L'examen de la réforme de la Constitution reprendra, d'ailleurs, en janvier prochain. Reportage d'Alexandra du Boucheron.

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