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Le Premier ministre Edouard Philippe, hier, au 20h de TF1

Sentiment de veillée d'armes et climat anxiogène avant la nouvelle mobilisation des "gilets jaunes", demain

13 min

89.000 forces de l'ordre déployées demain en France, 12 véhicules blindés prêts intervenir à Paris : le Premier ministre a détaillé, hier sur TF1, le dispositif de sécurité renforcé et plus mobile que samedi dernier. Les autorités préparent au pire pour dissuader les "gilets jaunes" de venir à Paris

Le Premier ministre Edouard Philippe, hier, au 20h de TF1
Le Premier ministre Edouard Philippe, hier, au 20h de TF1 Crédits : Thomas SAMSON / AFP - AFP

Sentiment de veillée d'armes et climat anxiogène avant la nouvelle mobilisation des "gilets jaunes", demain : l'exécutif prépare les esprits au pire pour dissuader les "gilets jaunes" de venir manifester à Paris pour le 4e week-end consécutif : 89000 policiers et gendarmes seront déployés partout en France demain, 8000 rien qu'à Paris, où des "gilets jaunes" prévoient toujours de manifester. Les forces de l'ordre seront plus nombreuses que la semaine dernière, plus mobiles surtout pour réagir, en cas de besoin, face aux violences. En prévision d'un samedi noir à Paris, fermeture en cascade de monuments, de musées, de théâtre, près des champs-Elysées, mais pas seulement : le Louvre, le Musée d'Orsay, le Grand Palais ou le Musée de l'Homme ont décidé de ne pas ouvrir leurs portes demain, tout comme la Tour Eiffel. Le parcours de la marche pour le climat, dans la Capitale, a été modifié, pour éloigner l'événement des Champs-Élysées, où des "gilets jaunes" ont de nouveau appelé à manifester. Elle partira à 14h de Nation et se terminera place de la République, mais sans le WWF qui estime, sur Twitter, "que les conditions de sécurité ne sont malheureusement plus réunies pour garantir un déroulement pacifique de la marche". Du jamais vu dans le centre Paris, face à des manifestants : 12 véhicules blindés de la gendarmerie ont été réquisitionnés par le Premier ministre, pour intervenir face à des barrages éventuels : sentiment de veillée d'armes et climat anxiogène décryptés par Sophie Delpont.

Une vidéo montrant des lycéens agenouillés, mains sur la nuque, après leur interpellation, hier, à Mantes-la-Jolie (Yvelines) suscitent la polémique : des tensions agitent les collèges et lycées un peu partout en France. Près de 300 établissements ont été perturbés, hier. Plusieurs syndicats ou la fédération de parents d'élèves FCPE demandent au ministre d'"entendre" les revendications exprimées par les lycéens,  qui appellent notamment à l'abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l'accès à l'université. Des affrontements violents ont eu lieu, par ailleurs, avec les forces de l’ordre, comme à Marseille, Béziers, Toulouse, Clermont-Ferrand, ainsi qu’en région parisienne. A Mantes-la-Jolie, les policiers ont procédé à des interpellations massives devant le lycée Saint-Exupéry, après des affrontements qui duraient depuis 3 jours, il fallait "interrompre un processus incontrôlé" explique le commissaire de la ville. Ces interpellations, filmées, circulent sur les réseaux sociaux. "Si la seule réponse qu'on a à donner à la jeunesse, c'est la matraque et le bâton, vous rendez-vous compte du message que l'on envoie au peuple qui manifeste, par ailleurs, contre  la vie chère" : ces mots sont de Benoît Hamon, l'ancien ministre de l'Education nationale, à la tête aujourd'hui, du mouvement  "Générations", indigné,  après les interpellations filmées, hier, à Mantes-la-Jolie. "Ces images nous insultent. Rien ne justifie que l’on humilie ainsi nos enfants", écrit, de son côté,David Cormand, le secrétaire national d'Europe Ecologie les Verts sur Twitter. Quant à l'ancien ministre LR Thierry Mariani, il déclare : "Je soutiens nos forces de l’ordre qui vivent des moments difficiles  à cause d’un président qui n’écoute pas les Français,  mais imaginez l’impact de ces images à l’étranger". Reportage de Grégoire Lecalot.

Les autres titres du journal

Qui pour succéder à Angela Merkel à la tête de la CDU ? Le congrès du parti conservateur allemand se tient jusqu'à samedi à Hambourg. Angela Merkel prononcera son discours d'adieu dans la matinée puis c'est cet après midi qu'on sera fixé sur le nom de son successeur. Trois candidats sont en lice : Jens Spahn, Annegret Kramp-Karrenbauer et Friedrich Merz (les deux derniers sont les favoris). Tous les trois veulent solder l'héritage Merkel. Correspondance à Hambourg de Ludovic Piedtenu, dossier à approfondir ici.

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