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Alexandre Benalla, entendu devant la commission d'enquête sénatoriale le 21 janvier dernier

Affaire Benalla : la cheffe de la sécurité du Premier ministre démissionne, le parquet national financier ouvre, de son côté, une enquête pour corruption sur un contrat de sécurité signé avec un oligarque russe

13 min

La responsable de la sécurité du Premier ministre, mise en cause pour ses relations avec Alexandre Benalla, a démissionné. Son compagnon notamment serait impliqué dans un contrat de sécurité signé avec un oligarque russe, contrat pour lequel le PNF a ouvert une enquête pour corruption.

Alexandre Benalla, entendu devant la commission d'enquête sénatoriale le 21 janvier dernier
Alexandre Benalla, entendu devant la commission d'enquête sénatoriale le 21 janvier dernier Crédits : Alain JOCARD / AFP - AFP

Affaire Benalla : démission de la cheffe de la sécurité du Premier ministre. La commissaire Marie-Elodie Poitout a démissionné, hier, de sa fonction de cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre pour "ne pas exposer" Edouard Philippe, a-t-elle affirmé, assurant "n'avoir aucun lien" avec les enregistrements d'Alexandre Benalla et Vincent Crase révélés par Mediapart. "Je maintiens ne jamais avoir vu MM. Benalla et Crase ensemble ni à mon domicile, ni ailleurs et confirme n'avoir aucun lien avec les enregistrements dont parle la presse. Je n'ai jamais rencontré M. Crase", écrit la policière dans un bref message écrit envoyé à l'Agence France Presse. Explications de Rosalie Lafarge.

Affaire Benalla : une nouvelle enquête ouverte sur un contrat avec un oligarque russe. Après les violences du 1er mai et l'imbroglio autour des passeports diplomatiques, l'inextricable affaire Benalla prend un nouveau tournant judiciaire : le parquet national financier a ouvert une enquête sur un contrat signé avec un sulfureux oligarque russe. Selon Mediapart, les investigations du PNF ont été ouvertes, à une date non précisée, pour "corruption" et concernent un contrat signé entre Mars, la société de Vincent Crase - ex-employé de LREM et gendarme réserviste - et l'oligarque russe Iskander Makhmoudov, qui aurait été "négocié" par l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, "du temps où il était à l'Elysée". Suspendu "à titre conservatoire" mercredi, le sergent-chef Chokri Wakrim, compagnon de Mme Poitout, aurait aurait été "sollicité par Alexandre Benalla pour travailler sur le fameux contrat russe" selon Libération. Il a déjà été entendu par la Direction du renseignement et de la Sécurité de la Défense (DRSD), a précisé une source bien informée à l'AFP, confirmant des informations du magazine Valeurs actuelles. Précisions de Mathilde Lemaire.

Leur interpellation violente marque le commencement de l'affaire Benalla : le couple filmé en train d'être molesté par Alexandre Benalla le 1er mai 2018 à Paris, doit être jugé, aujourd'hui, pour des violences envers des policiers. Il est reproché à Georgios D., cuisinier grec de 29 ans, et à sa compagne Chloé P., graphiste française de 30 ans, d'avoir jeté des projectiles contre les forces de l'ordre place de la Contrescarpe, dans le Quartier latin, le 1er mai 2018. Le couple, inconnu auparavant de la police et de la justice, affirme être simplement sorti boire un verre avant de se retrouver pris dans les heurts, au cours desquels le jeune homme a reconnu avoir jeté une carafe d'eau vers les CRS et sa compagne un objet qui pourrait être un cendrier.  Peu après ces jets de projectiles, le couple avait été filmé en train d'être rudoyé par Alexandre Benalla, présent au côté des forces de l'ordre en qualité d'"observateur", et par Vincent Crase, gendarme réserviste alors employé de La République en marche, point de départ du scandale qui ébranle l'exécutif depuis l'été.

Les autres titres du journal

La France rappelle son ambassadeur en Italie, dénonçant l'ingérence "inacceptable" des populistes au pouvoir à Rome. Luigi di Maio, du mouvement 5 Etoiles, est venu en France pour soutenir des "gilets jaunes". Correspondance à Rome de Mathilde Imberty.

Londres et Bruxelles n'arrivent toujours pas à s'entendre sur le Brexit et sur le statut de la frontière entre les deux Irlande : Hier, la Première ministre britannique Theresa May a rencontré à Bruxelles Jean Claude Juncker, le président de la commission européenne. Les deux parties doivent encore se revoir d'ici la fin du mois pour tenter de sortir de l'impasse diplomatique à un mois et demi de la date de sortie prévue du Royaume-Uni de l'UE. Le champ des compromis possibles se restreint : analyse à Londres d'Antoine Giniaux.

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