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Le président des Etats-Unis Donald Trump

Donald Trump, entre protectionnisme économique et inflexion diplomatique

13 min

L'U.E. et la Chine inquiètes d'une guerre commerciale aux conséquences imprévisibles : hier, Donald Trump a confirmé des taxes de 25% sur les importations d'acier aux Etats-Unis & de 10% sur l'aluminium. Annonce plus inattendue : une rencontre historique D.Trump avec le nord-coréen Kim Jong-un.

Le président des Etats-Unis Donald Trump
Le président des Etats-Unis Donald Trump Crédits : MANDEL NGAN / AFP - AFP

Les Etats-Unis ont-ils déclenché une guerre commerciale ? Hier, Donald Trump a confirmé les taxes de 25% sur les importations d'acier aux Etats-Unis et de 10% sur l'aluminium. Elles entreront en vigueur dans deux semaines. Pour emprunter ce nouveau virage protectionniste, hier, à la Maison Blanche, Donald Trump, était entouré à sa gauche par les membres de son administration et, à sa droite, par des ouvriers de la sidérurgie, venus de la "Rust belt" (la ceinture de la rouille), cette région industrialisée du nord-est américain, l'une des bases électorales de Donald Trump, sensible à son slogan de campagne "America First" - "L'Amérique d'abord". Les textes signés par Donald Trump s'appuient sur la sécurité nationale pour expliquer le relèvement de ces barrières douanières : "nous devons protéger et continuer à développer nos industries de l’acier et de l’aluminium. Tout en montrant de la flexibilité et de la coopération, envers nos vrais amis, et là je parle de nos amis sur le plan commercial et sur le plan militaire. Une industrie forte de l’acier et de l’aluminium est vitale pour notre sécurité intérieure, vitale. L’acier, c’est l’acier. Si vous n’en possédez pas, vous n’avez pas de pays", a déclaré le président des Etats-Unis. Les taxes sur l'acier et l'aluminium ne s'appliqueront pas "pour le moment" au Canada, premier partenaire commercial et premier fournisseur d'acier et d'aluminium des Etats-Unis, ni au Mexique. Le sort qui sera réservé à ces deux pays frontaliers des Etats-Unis sur le moyen terme dépendra en particulier de l'issue des négociations en cours sur l'ALENA, l'accord de libre-échange nord-américain. Des négociations bilatérales sont-elles encore possibles dans les prochaines semaines ? Analyse détaillée de Grégory Philipps, à Washington pour France Culture.

Importations d'acier aux Etats-Unis
Importations d'acier aux Etats-Unis Crédits : Vincent LEFAI, Gal ROMA / AFP - AFP

Inquiétudes de la France et de l'Union européenne : "Une guerre commerciale ne fera que des perdants", a déclaré, hier, le ministre français de l'Economie Bruno le Maire.  Et d'ajouter : "avec nos partenaires européens,  nous allons évaluer les conséquences sur nos industries et les réponses à apporter" à ces taxes américaines.  L'U.E. qui importé l'an dernier 5 millions de tonnes d'acier vers les Etats-unis, soit 12% des exportations d'acier européennes. "L’Union européenne devrait être exemptée de ces mesures",  a estimé la commissaire en charge du Commerce à Bruxelles. Mais si ce n'était pas le cas,  l'Europe pourrait prendre des mesures de rétorsion sur "des produits industriels et agricoles" américains,  ou encore déposer une plainte à l'OMC,  l’Organisation Mondiale du Commerce qui arbitre les litiges commerciaux. Sauf que là encore, il existe un obstacle levé par les Etats-Unis : l'administration Trump bloque la nomination de juges à l'OMC.

La Chine réagit au protectionnisme de Donald Trump et à son annonce-surprise de rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un : Dans la guerre de l'acier, la Chine est clairement dans le viseur de Donald Trump car les Etats-Unis enregistrent un déficit commecial de 327 milliards de dollars en 2016 avec Pékin. Ce matin, la Chine a fait part de sa "ferme opposition" à ces nouveaux droits de douane américains, le ministère chinois du Commerce dénonçant une "attaque délibérée du système commercial multilatéral". Par ailleurs, alors que Donald Trump a accepté, hier, de rencontrer prochainement le leader nord-coréen Kim Jong-un, avec lequel il s'était engagé dans une agressive joute verbale depuis son arrivée au pouvoir, la Chine,  grand voisin et soutien du régime de Pyongyang, avait appelé les deux parties à "entrer en contact et à dialoguer au plus vite". Dossier signé de notre correspondante à Pékin, Dominique André.

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