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Le député européen Emmanuel Maurel, pris en photo à Paris, le 24 juin 2017

Le député européen Emmanuel Maurel quitte le Parti socialiste : "Ce n'est pas un départ, c'est une scission", affirme le leader de l'aile gauche du PS au Monde

13 min

L'eurodéputé Emmanuel Maurel annonce, dans un entretien au Monde, sa décision de quitter le Parti socialiste, affirmant emmener avec lui une partie substantielle de l'aile gauche du parti pour se rapprocher de La France insoumise. En Espagne, les socialistes s'allient avec Podemos (gauche radicale).

Le député européen Emmanuel Maurel, pris en photo à Paris, le 24 juin 2017
Le député européen Emmanuel Maurel, pris en photo à Paris, le 24 juin 2017 Crédits : Zakaria ABDELKAFI / AFP - AFP

Six mois après son Congrès, le PS perd une partie de son aile gauche : nouveau coup dur ou occasion de clarifier sa ligne politique ? A huit mois des élections européennes, les militants sont, pour l'instant, déboussolés. "Le PS ne correspond plus à l'idée que je me fais du socialisme. Son but, c'est la défense des intérêts des gens modestes. La stratégie pour répondre à cet objectif, c'est le rassemblement des forces de gauche. Le PS a perdu de vue et l'objectif, et la stratégie", justifie, ce matin, Emmanuel Maurel dans un entretien au Monde. Le chef de file de l'aile gauche du PS, qui a obtenu 18,8% des voix lors du Congrès d'Aubervilliers en avril, reproche aussi aux socialistes de ne pas avoir "tiré les leçons du quinquennat de François Hollande", et de s'aligner sur les positions d'une "social-démocratie européenne (qui) a failli".  Il estime que la nouvelle direction du PS n'a pas su "incarner le sursaut". Le député européen Emmanuel Maurel décide donc de quitter le PS, avec une partie de l'aile gauche du parti, pour se rapprocher de La France insoumise : "Ce n'est pas un départ, c'est une scission", affirme-t-il encore au Monde. A huit mois des élections européennes, les militants socialistes étaient appelés à voter hier soir, pour définir la ligne du PS pour ce scrutin. Ils avaient le choix entre, d'un côté, un texte proposé par le premier secrétaire Olivier Faure, avec le député Luc Carvounas et l’ancien ministre Stéphane Le Foll - courant majoritaire -, et puis, de l'autre côté, plus à gauche, un texte d'Emmanuel Maurel. Mais son départ annoncé a perturbé, hier soir, le vote des militants, dans un PS aux rangs déjà clairsemés. Reportage de Sophie Delpont, dans le XIIe arrondissement de Paris.

Pendant que le PS se déchire en France, les socialistes espagnols s'allient avec Podemos, parti de gauche radicale, pour boucler un budget 2019 anti-austérité. Augmentation du salaire minimum et de l'impôt sur la fortune: le gouvernement minoritaire socialiste espagnol est parvenu, hier, à un accord de principe avec son principal allié Podemos sur un budget 2019 anti-austérité. Cet accord entre le gouvernement socialiste et la gauche radicale sera présenté à Bruxelles la semaine prochaine, mais pour être adopté au Parlement, le budget aura aussi besoin des voix des nationalistes basques et des indépendantistes catalans. Correspondance à Madrid de Marie-Hélène Ballestero.

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C'est une "catastrophe", un "schisme" qui aura des conséquences extrêmement graves :  les plus hauts responsables de l'Eglise orthodoxe à Moscou n'acceptent pas de voir l'Eglise orthodoxe ukrainienne être reconnue, désormais, par le patriarcat de Constantinople comme une Eglise à part entière. Cette décision historique met fin à 332 années de tutelle religieuse russe en Ukraine mais pose la question de l'avenir de millions de croyants dans ce pays, où l'Eglise orthodoxe russe jouit d'une influence encore conséquente. Le président ukrainien Petro Porochenko a immédiatement salué la fin de l'"illusion impériale et des fantaisies chauvinistes" de Moscou, et "un nouvel acte d'indépendance" de l'Ukraine, au risque de provoquer la colère des patriarches russes, proches de Vladimir Poutine. Enjeux politiques, diplomatiques et religieux décryptés, à Moscou, par notre correspondant Claude Bruillot.

Une zone de 14km2, où devait se construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, doit être partagée entre différents projets agricoles : tour d'horizon des acteurs avant un nouveau comité de pilotage, aujourd'hui. La préfète Nicole Klein chapeaute le comité de pilotage, le troisième depuis mars. L'objectif, aujourd'hui, est de "présenter les principes d'affectation définitives des terres". En mai, le précédent "COPIL" avait permis de rendre compte de l'examen des différents projets agricoles.   Des élus des communes concernées, la chambre d'agriculture et quatre syndicats agricoles constituent notamment le comité de pilotage. Précisions de Véronique Rebeyrotte.

L'Arabie saoudite, qui souhaitait entrer à l'Organisation internationale de la francophonie, a subitement demandé le "report" de sa demande d'adhésion : elle suscitait une certaine hostilité, en plein scandale de la disparition d'un journaliste critique du régime de Riyad, Jamal Khashoggi, jamais revu après être entré au consulat saoudien d'Istanbul le 2 octobre. Des responsables turcs ont affirmé qu'il y avait été assassiné par des agents saoudiens. Ryad dément et maintient, sans preuve à l'appui, qu'il a quitté le bâtiment. Cette affaire est très embarrassante pour le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohamed Ben Salman, dit "MBS", qui se présente comme le modernisateur du royaume. Mais selon Alain Gresh, directeur du journal en ligne Orient XXI interrogé par Christian Chesnot, MBS a tous les traits d'un jeune autocrate, refusant toute critique.

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