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L'assurance-chômage en France

Du jamais vu dans le dialogue social : les syndicats en appellent au gouvernement car ils n'arrivent pas à boucler la négociation la négociation sur l'assurance-chômage avec le patronat

12 min

Syndicats et patronat se donnent rendez-vous la semaine prochaine pour tenter de boucler la négociation sur l’assurance-chômage. Pomme de discorde : les sanctions en cas de recours abusif aux contrats courts.Et si le dialogue social tel que nous l'avions connu était en panne ?

L'assurance-chômage en France
L'assurance-chômage en France Crédits : Auteur / Source / Crédit Laurence SAUBADU, Paul DEFOSSEUX / AFP - AFP

Assurance chômage : les négociations entre syndicats et patronat bloquent toujours, nouvelle séance jeudi prochain. Syndicats et patronat se donnent une dernière chance et jouent les prolongations pour résoudre le casse-tête des contrats courts, condition préalable à tout accord sur l'assurance chômage. La réunion d'hier, qui était censée être la dernière entre les partenaires sociaux, a été qualifiée de "consternante" par Véronique Descacq de la CFDT,  "tendue et crispante" selon  Eric Courpotin de la CFTC. Hier, le patronat avait fait un geste en direction des syndicats,  en proposant que l'ensemble des branches professionnelles ouvrent des négociations sur les moyens de réduire la précarité. Pour les syndicats, il faut prévoir une sanction financière pour les branches qui ne négocieraient pas ou aboutiraient sur un accord jugé insuffisant.  Face à eux, Alexandre Saubot (Medef) a une nouvelle fois dénoncé "l'inanité d'une incitation financière". Et pour lui, la menace d'une sanction est déjà sur la table, le gouvernement ayant promis de mettre en place un système de bonus-malus si le dispositif proposé par les partenaires sociaux ne lui convenait pas. Mais les syndicats doutent de la volonté du gouvernement de mettre sa menace à exécution. Pour s'en assurer, ils demandent unanimement que l'exécutif s'exprime sur la question avant la prochaine séance. Analyse en direct d'Annabelle Grelier.

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Vers une nouvelle bataille du rail ? La CGT, premier syndicat de cheminots ne décolère pas, après la remise, hier, du rapport Spinetta au Premier ministre Edouard Philippe, "'une attaque inédite contre le transport ferré public" estime le syndicat. L'ex-patron d'Air France préconise de nombreuses réformes de la SNCF, pour enrayer la spirale de la dette, qui augmente tous les ans de 3 milliards d'euros.  "Une recherche de rentabilité à l'encontre du service public", analyse l'UNSA-ferroviaire, 2e syndicat. "Rupture d'égalité des citoyens", dénonce, de son côté, la CFDT, car le rapport Spinetta propose, notamment, de réaliser un audit sur les petites lignes. Le gouvernement doit s'appuyer sur ce rapport,  pour alimenter un projet de loi d'orientation sur les mobilités, prévu pour le mois d'avril.  Mais déjà, donc, des syndicats de la SNCF s'inquiètent pour leur statut et pour la réduction accrue de lignes ferroviaires. Crainte en Dordogne, par exemple, de voir disparaître  si ce n'est toutes,  du moins, de nombreuses lignes TER. Analyses de Maïwen Bordron et d'Antoine Balandra (France Bleu Périgord).

Distribution de tracts et conférence de presse dans toute la France : Le parti Les Républicains se mobilise aujourd’hui contre les fermetures de classes dans les zones rurales. Selon les cadres et les parlementaires de l'opposition, le dédoublement des classes de CP dans les zones d’éducation prioritaires se fait au détriment des territoires ruraux et périphériques, qui sert de variable d’ajustement dénonce la droite qui présente, de nouveau, Emmanuel Macron comme un président des Villes contre une France des champs.

Entre impasse politique et intervention militaire des grandes puissances, la guerre en Syrie s'internationalise un peu plus : La Suède et le Koweït ont remis, hier, à leurs partenaires du Conseil de sécurité à l'ONU un projet amendé d'une résolution réclamant un cessez-le-feu de 30 jours en Syrie pour un accès humanitaire immédiat. La Russie, alliée du régime de Damas, avait auparavant jugé le projet irréaliste. Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson s'est longuement entretenu, hier soir à Ankara, avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour tenter d'apaiser des relations rendues explosives par l'offensive turque en Syrie contre une milice kurde alliée de Washington.   Un porte-parole du département d'Etat américain espère  de "nouveaux progrès" lors de la rencontre d'aujourd'hui entre Rex Tillerson et son homologue turc. Si la voie diplomatique est dans l'impasse, les armes continuent, elles, de se faire entendre. Cinq Russes ont "a priori" été tués et plusieurs autres blessés dans des frappes de la coalition menée par les Etats-Unis la semaine dernière dans l'Est de la Syrie,  a indiqué, hier, la diplomatie russe tout en précisant que ces hommes n'appartenaient pas à l'armée russe. On termine la semaine comme on l'avait commencée, après le sérieux accrochage, ce week-end entre Israël, l'Iran en Syrie, avec la certitude que la guerre en Syrie est un conflit qui s'internationalise un peu plus? Analyse d'Eric Biégala.

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