LE DIRECT
Sur ce calendrier, réalisé jeudi 15 mars, les jours de grève sont entourés en rouge  (RAPHAEL EBENSTEIN / RADIO FRANCE)

Réforme de la SNCF : les syndicats décident d'une longue grève au rythme de "deux jours sur cinq" du 3 avril au 28 juin, objet d'une bataille de communication avec l'exécutif

12 min

Les cheminots appellent à une grève dure contre la réforme de la SNCF lancée par l'exécutif,au rythme de "deux jours sur cinq" du 3 avril au 28 juin 'incluant vacances de printemps & ponts de mai). Décision "incompréhensible" pour la ministre des Transports Elisabeth Borne, pro-concertation.

Sur ce calendrier, réalisé jeudi 15 mars, les jours de grève sont entourés en rouge  (RAPHAEL EBENSTEIN / RADIO FRANCE)
Sur ce calendrier, réalisé jeudi 15 mars, les jours de grève sont entourés en rouge (RAPHAEL EBENSTEIN / RADIO FRANCE) Crédits : RAPHAEL EBENSTEIN / RADIO FRANCE - Radio France

Une grève dure, d'avril à juin, dans la bataille du rail, bataille également de communication vers l'opinion publique : On le pressentait et les positions adoptées, hier soir, par les syndicats et le gouvernement  l'ont confirmé. La bataille pour le rail est aussi une bataille de communication. Face à la réforme de la SNCF, que l'exécutif entend mener tambour battant par ordonnances, pour notamment supprimer le statut des cheminots pour les nouveaux embauchés -  question de modernité, explique l'exécutif-, l'intersyndicale des cheminots a riposté, hier soir, par l'annonce d'un mouvement dur, d'une grève au rythme de "deux jours sur cinq" du 3 avril au 28 juin. La grève doit courir sur les vacances de printemps et les ponts de mai. Cette méthode inédite est faite pour durer. Objectif, pour Roger Dillenseger, de l'UNSA-ferroviaire, puis de Didier Maubert, secrétaire générale de la CFDT Cheminots (au micro de Maxime Debs et d'Hakim Kasmi) : faire pression sur le gouvernement, sans se mettre à dos les usagers, tout en évitant que ça coûte trop cher aux cheminots. Cette grève décidée, hier, par l'intersyndicale, est "incompréhensible" pour la ministre des Transports Elisabeth Borne et pour Le patron de la SNCF Guillaume Pepy, qui estime que cette grève est "un peu décalée par rapport à la concertation qui est engagée".

Les autres titres du journal

Les seniors et les professionnels qui les accompagnent ont battu le pavé, hier : "Ni privilégiés ni assistés", entre 39 000 et 68.000 retraités se sont mobilisés partout en France, hier, pour défendre leur pouvoir d'achat,  contre la "baisse de leurs pensions" et la hausse non compensée de la CSG. Ces retaités ont été souvent rejoints dans la rue  par les professionnels de l'aide aux personnes dépendantes. Les EHPAD étaient appelés à la grève pour réclamer plus de moyens humains. Un rapport parlementaire proposait, mercredi,  de doubler le ratio de soignants en quatre ans, soit plus de 200.000 recrutements, pour 7 à 10 milliards d'euros, quand la ministre de la Santé met, elle, en avant le manque de "moyens budgétaires". Hier, Agnès Buzyn a reçu une délégation de représentants syndicaux mais elle n'a pris aucun engagement. Amertume, de Pascal Champvert, président de l'association des directeurs au service des personnes âgées, interrogé par Annabelle Grelier.

Mayotte a continué à vivre, hier,  au rythme d’e la grève générale qui touche depuis un mois tous les secteurs de l'île :  A l'origine du mouvement populaire, sociale et sécuritaire, des agressions à répétition dans plusieurs établissements scolaires.  Classes bondées, manque de moyens, l’éducation est en souffrance à Mayotte. Le plus jeune département de France, qui compte 94.000 élèves, accuse de nombreux retards dans ce domaine par rapport à la métropole. C’est ce que dénoncent grévistes et manifestants. Reportage de Sandrine Etoa-Andegue, moyens techniques assurés par Laurent Machietti. Par ailleurs, une législative partielle doit se tenir dimanche, dans la 1e circonscription de Mayotte, l'occasion d'une grande première pour le Front National : Marine le Pen appelle à voter pour le candidat du parti "Les Républicains" Elad Chakrina.

Vers un duel Olivier Faure - Stéphane Le Foll pour le poste de Premier secrétaire du PS : Après le vote des militants, hier soir, ce sont finalement les légitimistes, les héritiers du quinquennat Hollande, qui l'ont emporté : Olivier Faure est bien parti pour être le nouveau patron du Parti Socialiste. Le député de Seine-et-Marne, président de la  Nouvelle Gauche à l'Assemblée Nationale (le groupe socialiste), devance "nettement" l’ex-ministre Stéphane Le Foll, proche de François Hollande. Selon des résultats provisoires, Olivier Faure obtiendrait plus de 40% des voix, devant Stéphane Le Foll. Le représentant de l’aile gauche, l'euro-député Emmanuel Maurel arrive 3e, devant Luc Carvounas, député du Val-de-Marne, ex-Vallsiste. En attendant l'annonce officielle des résultats et un second tour entre les deux finalistes le 29 mars prochain, l'entourage de Stéphane Le Foll faisait planer le douter, hier, sur les intentions de l'ancien porte-parole du gouvernement. Stéphane Le Foll doit s'exprimer ce matin à 10h. Après ce 1er tour, ce sont finalement les héritiers du quinquennat Hollande, qui l'ont emporté, selon l'analyse de Frédéric Says. 

Quand les sujets diplomatiques, aux relents de guerre froide, s'invitent au 38e Salon du Livre à Paris : Il a été inauguré hier soir  et grise mine au Pavillon russe, après la décision d’Emmanuel Macron de ne pas s’arrêter sur le stand de la Russie, pays mis à l'honneur dans ce Salon, nouveau signe que le torchon brûle entre les capitales européennes et Moscou, autour de l'affaire Skripal, du nom de cet ex-agent russe empoisonné sur le sol britannique. Reportage de Gilbert Chevalier.

Chroniques

7H12
3 min

Le Billet économique

Comment font les marques et les distributeurs de jouets pour faire face au commerce en ligne ?

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......