LE DIRECT
Lyès Alouane, militant LGBT

Homophobie : 213 plaintes simultanées, pour que "cesse l'impunité" sur lnternet et Twitter notamment

12 min

"Si mon père était pd, j'laurais flingué", "Il est temps de dire que les homos n'ont pas leur place dans ce monde" : après une veille de deux mois, les associations Stop Homophobie et Mousse ont recensé plusieurs centaines de messages homophobes sur les réseaux sociaux.

Lyès Alouane, militant LGBT
Lyès Alouane, militant LGBT Crédits : Christophe ARCHAMBAULT / AFP - AFP

213 plaintes ont été déposées simultanément pour des propos homophobes tenus sur Internet :"Si mon père était pd, j'laurais flingué", "Il est temps de dire que les homos n'ont pas leur place dans ce monde", "Une fiotte n'est pas un homme" : après une veille de deux mois, les associations Stop Homophobie et Mousse ont recensé plusieurs centaines de messages homophobes sur les réseaux sociaux. Une vingtaine d'avocats ont déposé simultanément jeudi 213 plaintes dans douze tribunaux pour des messages à caractère homophobe publiés sur internet, notamment sur le réseau social Twitter, pour que "cesse l'impunité" dont jouissent le plus souvent leurs auteurs. "L'idée c'est d'instaurer la peur du gendarme", a déclaré Stéphane Cola, président du Réseau d'avocats, notaires et médecins "gay-friendly", qui a épaulé les deux associations dans l'opération. En septembre, le Premier ministre Édouard Philippe s'était engagé à modifier en 2019 la loi de 2004 dite de "confiance dans l'économie numérique", devenue obsolète, afin de renforcer la pression sur les opérateurs du Net pour lutter contre la cyberhaine. Parmi les pistes étudiées : imposer aux plateformes un délai maximum de 24 heures pour retirer les contenus manifestement racistes, antisémites et homophobes et instaurer de plus fortes amendes contre les grands réseaux sociaux et moteurs de recherche quand ils manquent à leurs obligations.  "Facebook joue le jeu, a engagé des bataillons de modérateurs et fait figure de bon élève. Avec Twitter, on a beaucoup de mal à faire retirer des contenus ou fermer des comptes", estime Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT. Reportage et analyse de Fiona Moghaddam.

Les autres titres du journal

Trois jours après un premier oral marathon, Emmanuel Macron retourne sur la scène du grand débat face à 600 maires d'Occitanie rassemblés à Souillac, dans le Lot : le format ne change pas. Comme à Grand Bourgtheroulde (Eure) mardi, Emmanuel Macron se retrouvera à partir de 15h entouré d'élus de tous bords ceints de l'écharpe tricolore et venus des 13 départements de la région. "Tant qu'il y aura des questions, il répondra", indique son entourage sans s'avancer sur la durée du débat. Les élus d'Occitanie veulent faire entendre la voix de la ruralité. Reportage de Rosalie Lafarge.

"Où réduire le poids de la dépense publique ?" interroge, dans une note, France Stratégie : Pour nourrir et orienter le débat autour de la fiscalité,  le gouvernement a publié sur le site granddebat.fr  un tableau intitulé "ce que financent 1.000 euros de dépenses publiques", élaboré à partir de données d'Eurostat et du Trésor public. De son côté, France Stratégies, le centre public d'analyse prospective rattaché à Matignon,  propose trois scénarios inédits pour réduire le poids des dépenses publiques, dans une note, publiée hier et qui compare la répartition des dépenses de l'Etat français à celles de ses voisins européens. Les aides publiques aux entreprises sont l'une des dépenses que France Stratégie propose de réduire. Précisions d'Anne-Laure Chouin.

Un attentat à la voiture piégée fait 21 morts et 68 blessés en Colombie : Le président Ivan Duque a décrété un deuil national de trois jours à la suite de cette attaque contre la principale école de police du pays, située dans le sud de la capitale Bogota. Le conducteur de la voiture piégée est mort,  il était originaire du département d'Arauca, l'un des fiefs de la guérilla de l'ELN, - l'Armée de libération nationale - contre laquelle le chef de l'Etat a durci la lutte depuis son arrivée au pouvoir. L'ELN est donc la piste privilégiée, pour l'instant, par les autorités, qui n'écartent pas non plus une attaque du sanguinaire clan du Golfe, le plus puissant cartel colombien, ou encore des déserteurs des FARC.

RDC : des violences interethniques ont-elles été instrumentalisées par des proches du président sortant Joseph Kabila, avant la présidentielle ? L'Union africaine met la  pression sur la République démocratique du Congo et demande la "suspension" de la proclamation des résultats électoraux définitifs attendus aujourd'hui. La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo (RDC), saisie par l'opposant Martin Fayulu, donné battu lors de l'élection présidentielle du 30 décembre, doit rendre, ce vendredi, son avis sur les accusations de manipulation électorale. De son côté, l'ONU affirme qu’au moins 890 personnes ont été tués dans des affrontements inter- ethniques  dans le centre du pays. Et de s'interroger sur une instrumentalisation par des proches du président sortant Joseph Kabila. 

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......