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Point sur le déficit des Etats-Unis

Comment se placer sur l'échiquier géopolitique face aux Etats-Unis de Donald Trump ? Pékin fait un geste commercial vers Washington, les Européens contre-attaque face aux sanctions américaines sur l'Iran

11 min

Pékin décide de lever une mesure anti-dumping contre le sorgho américain pour tenter d'éviter des sanctions et surtaxes commerciales américaine. De son côté, l'U.E. lance une loi de blocage, conçue en 1996, pour neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines sur l'Iran.

Point sur le déficit des Etats-Unis
Point sur le déficit des Etats-Unis Crédits : Sophie RAMIS, Paul DEFOSSEUX / AFP - AFP

Les Etats-Unis et la Chine ont repris, cette nuit, leurs délicates négociations, sur le déséquilibre des relations commerciales entre les deux puissances : Les Etats-Unis ont enregistré un déficit commercial de 375 milliards de dollars, l'an dernier, avec la Chine. Washington veut réduire ce déficit de 200 milliards de dollars. Avant la mise en place, mardi, d'éventuelles sanctions américaines sur les marchandises en provenance du géant asiatique, et après une première série de pourparlers à Pékin, il y a deux semaines, cette fois, les discussions se tiennent à Washington, où le président Xi Jinping a envoyé l’un des ses vice-premiers ministres, en charge de la politique économique de la Chine. Pékin vient de faire un premier pas vers Washington et lève une mesure anti-dumping, prise contre les importations de sorgho américain. Le sorgho est utilisé dans l'alimentation animale. Pékin avait annoncé mi-avril une taxe préliminaire pouvant aller jusqu'à 178,6% sur les importations de cette plante, en réponse à des soupçons de dumping et de subventionnement aux Etats-Unis. La Chine est le premier importateur des récoltes de sorgho des Etats-Unis : elle en a importé 4,8 millions de tonnes l'an dernier, pour une valeur équivalant à presque un milliard de dollars. Sur la table des négociateurs se trouve aussi le dossier ZTE : le géant chinois des télécoms a dû cesser ses principales activités, à la suite de la décision américaine d'interdire pendant sept ans l'exportation de composants électroniques américains destinés à ZTE. Si la Chine lève une surtaxe sur les importations de sorgho, produit notamment dans des états républicains qui constituent la base électorale de Donald Trump, aux Etats-Unis, c'est pour mieux préserver, ensuite, les intérêts chinois. Correspondance, à Pékin, de Dominique André.

Sur l'échiquier géopolitique mondial, la Chine avance ses pions, par ailleurs, pour continuer de commercer avec l'Iran, malgré la volonté de Donald Trump d'isoler économiquement Téhéran, avec le rétablissement de sanctions économiques dès cet été, pour les entreprises américaines et étrangères, en vertu de lois extraterritoriales. Le géant énergétique chinois CNPC est prêt à remplacer le français Total pour développer un vaste champ gazier iranien, dans un contrat équivalent à près de 5 milliards de dollars. La Chine, assoiffée d'hydrocarbures, premier partenaire commercial de l'Iran,  semble vouloir passer outre les sanctions commerciales américaines, tout comme la Russie.

Contre-attaque de l'Union européenne sur les sanctions commerciales des Etats-Unis avec l'Iran : Les Européens, qui voient un marché pesant des milliards leur échapper, se mobilisent pour tenter de contourner les sanctions américaines  et poursuivre leurs relations économiques avec l'Iran. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a expliqué, hier soir, la stratégie des 28, à l'issue d'un sommet des dirigeants européens à Sofia, en Bulgarie : réactivation de la "loi de blocage" de 1996, conçue pour contrecarrer des sanctions américaines portant, déjà, sur des échanges avec l'Iran mais aussi Cuba et la Libye. Ce dispositif n'a jamais été mis en oeuvre car le simple fait de brandir cette arme législative avait suffi à faire reculer les Etats-Unis d'alors, sous Bill Clinton. Analyse d'Eric Biégala.

Un nouveau caillou dans la chaussure des Européens, avec des eurosceptiques aux portes du pouvoir à Rome : La Ligue, parti d'extrême droite, allié de Marine Le Pen au parlement européen, a dit mettre la dernière main à un programme commun avec le Mouvement 5 Etoiles. Les populistes ont assuré, hier soir, qu'ils soumettraient, dès lundi, au président de la République Sergio Mattarella, le programme de ce qui serait le premier gouvernement antisystème en Italie. Les deux partis prévoient de réduire les impôts, tout en amplifiant les dépenses sociales. Et de s'accorder la possibilité de réviser les traités européens, de quoi compliquer les relations avec Bruxelles. Analyse du politologue Giovanni Orsina, professeur en sciences politiques à l'université LUISS de Rome, au micro de Mathilde Imberty, notre correspondante en Italie.

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