LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Donald Trump et James Mattis à la Maison-Blanche, en octobre 2018

Le chef du Pentagone claque la porte de l'administration Trump, en désaccord total avec l'annonce présidentielle de retirer les troupes américaines de Syrie

13 min

La démission de Jim Mattis, homme respecté sur la scène internationale, qui incarnait une forme de stabilité au sein d'une administration traversée de secousses, est un camouflet pour le tempétueux président des Etats-Unis, qui apparaît de plus en plus isolé.

Donald Trump et James Mattis à la Maison-Blanche, en octobre 2018
Donald Trump et James Mattis à la Maison-Blanche, en octobre 2018 Crédits : CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP - AFP

Le chef du Pentagone James Mattis a brutalement démissionné de l'administration Trump, affichant son désaccord avec la nouvelle stratégie de la Maison-Blanche, marquée par le retrait des troupes de Syrie et la préparation d'un désengagement partiel d'Afghanistan. Dans un courrier adressé au président des Etats-Unis, James Mattis, ex-général des Marines de 68 ans, insiste sur la nécessité pour les Etats-Unis de "traiter les alliés avec respect". Ce faisant, il marque son désaccord avec un président qui a pris pour cible un à un, au cours des derniers mois, les dirigeants des principales puissances occidentales. "Je pense que me retirer est la bonne chose à faire", ajoute-t-il dans ce courrier qui a fait l'effet d'un véritable coup de tonnerre à Washington. Le chef de la Défense des Etats-Unis affiche son désaccord avec la nouvelle stratégie de la Maison-Blanche marquée par le retrait des troupes de Syrie et la préparation d'un désengagement partiel d'Afghanistan. Correspondance de Grégory Philipps à Washington.

Le retrait des Etats-Unis de Syrie inquiète plusieurs pays européens : Florence Parly, la ministre des Armées, observe que Daech et ses racines n'ont pas été rayés de la carte. Autre priorité française est de demander des garanties de sécurité pour les Forces démocratiques syriennes (FDS), les alliés kurdes de la coalition anti-djihadiste. Les milices kurdes, en première ligne contre le groupe Etat islamique, pourraient s'en détourner si le président Erdogan, en Turquie, lance, comme il menace de le faire, une nouvelle offensive contre elles. Deux responsables kurdes seront reçus aujourd'hui à Paris. Le chef de la diplomatie allemande craint que le retrait américain ne nuise aux combats contres les djihadistes. Londres insiste également sur la persistance de la menace islamiste. Analyse de Bertrand Gallicher.

Les autres titres du journal

Le djihadiste français Peter Cherif, proche des frères Kouachi, auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, a été arrêté le 16 décembre à Djibouti : On ne l'a appris qu'hier soir. Cet homme, aussi connu sous le pseudonyme d'Abou Hamza, a été placé en garde à vue, a-t-on précisé de même source, dans l'attente d'un transfert vers la France.  Le nom de Peter Cherif, ancien de la filière jihadiste dite des "Buttes-Chaumont" à Paris, est apparu dans l'enquête sur l'attentat contre Charlie Hebdo pour avoir entretenu des échanges réguliers avec les frères Saïd et Cherif Kouachi. Les deux frères, islamistes radicaux, avaient tué 12 personnes dans l'attaque contre le journal satirique le 7 janvier 2015 à Paris, avant d'être abattus quelques jours plus tard.  Arrêté une première fois à Falloujah en Irak fin 2004 alors qu'il combattait dans les rangs d'Al-Qaïda en Irak, Peter Cherif, condamné à 15 ans de prison à Bagdad, s'était ensuite évadé d'une prison irakienne en mars 2007 avant de rejoindre la Syrie. Précisions d'Anne-Laure Bousiges.

Huit cercueils alignés contre des barrières devant l’Hôtel de ville de Marseille, avec un conseil municipal sous tension pour le maire Jean-Claude Gaudin, jugé responsable de l'inaction contre les logements insalubres : Un mois et demi après l'effondrement de deux immeubles vétustes du centre-ville qui avait fait huit morts, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin s'est retrouvé sous le feu nourri de l'opposition et la pression de manifestants devant la mairie pour réclamer sa démission. Reportage de Cécile Blottin de France Bleu Provence.

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......