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Bombardements du régime de Damas et de ses alliés sur la Ghouta orientale, enclave rebelle de Damas

La Russie, alliée du régime de Damas, a retardé un vote du Conseil de sécurité de l'ONU sur une trêve en Syrie

9 min

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit ce matin à 11h à New York pour voter sur un projet de trêve de 30 jours en Syrie afin de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire et l'évacuation des blessés et des malades dans la Ghouta orientale. Vote reporté, hier, par Moscou, alliée de Damas.

Bombardements du régime de Damas et de ses alliés sur la Ghouta orientale, enclave rebelle de Damas
Bombardements du régime de Damas et de ses alliés sur la Ghouta orientale, enclave rebelle de Damas Crédits : Kun TIAN, Omar KAMAL, Joyce HANNA / AFP - AFP

Peu d'espoir à l'ONU pour la Syrie et les habitants de la Ghouta orientale : 400.000 hommes, femmes et enfants tentent de survivre dans cette enclave assiégée près de Damas. Ils sont affamés, assoiffées et bombardés par l'aviation syrienne et russe. 416 civils ont été tués depuis dimanche, dont 95 enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Si les armes continuent de parler sur le terrain, la diplomatie est toujours impuissante : désunion au Conseil de sécurité de l'ONU, hier soir. La bataille des mots en dit long sur l'internationalisation de la guerre. Les Etats-Unis ont dénoncé, hier, la "responsabilité particulière" de la Russie dans les bombardements menés par les troupes fidèles à Bachar al-Assad. "Sans le soutien apporté par la Russie à la Syrie, cette dévastation et ces morts n'auraient pas eu lieu", a déclaré à la presse Heather Nauert, porte-parole du département d'Etat. l'ambassadeur français à l'ONU François Delattre a, lui, dénoncé, "les attaques contre les hôpitaux" et une "situation insoutenable" pour les civils.Lors d'une réunion en urgence du Conseil de sécurité, la Russie a fait retarder un vote sur une trêve en Syrie, pour acheminer de l'aide humanitaire dans la Ghouta orientale et évacuer les blessés. L'ambassadeur russe à l'ONU a annoncé qu'il n'y avait "pas d'accord" entre les 15 membres du Conseil de sécurité pour imposer un cessez-le-feu, au grand dam de la France et des Etats-Unis. Reportage de Daniel Hoffman, à New York.

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Les syndicats, qui ont finalisé avec le patronat un accord sur l'assurance chômage, ont demandé au gouvernement de s'engager à respecter l'intégralité de leur texte, avant d'y apposer eux-mêmes leur signature : Indemnisation des démissionnaires et des indépendants,  lutte contre la précarité et toujours une négociation paritaire sur l'assurance-chômage sont les principaux points d'entente finalement trouvés, cette nuit,  entre les syndicats et le patronat. Mais il semble que les déclarations, hier, de la ministre du Travail sur un "big bang" de la formation professionnelle annoncé mardi prochain ont semé le trouble chez les syndicats. Méfiants, ils demandent au gouvernement de s'engager à respecter l'intégralité de leur texte, avant d'y apposer eux-mêmes leur signature. Pressions analysées par Annabelle Grelier.

Les syndicats craignent un "passage en force" du gouvernement si la réforme de la SCNF se fait par ordonnances : CGT, Unsa, SUD et CFDT,  réunis hier soir en intersyndicale, décideront la semaine prochaine d'éventuelles actions communes.  Matignon fera connaître lundi la méthode et le calendrier de la réforme du rail, mais les organisations syndicales craignent déjà un "passage en force" par ordonnances.  L'UNSA ferroviaire, 2e syndicat, s'est jointe, hier, à l'appel lancé par la CGT , 1er syndicat de cheminots, pour manifester prévue le 22 mars prochain, mobilisation à laquelle se sont également associés SUD-Rail et Force ouvrière.

Les salariés d'Air France déterminés à maintenir le rapport de force contre la direction : La grève inter-catégorielle d'hier, inédite "depuis 1993" d'après FO, a conduit la compagnie aérienne à annuler bon nombre de ses vols.  Mais le plus compliqué reste sans doute à venir pour la direction d'Air France : l'intersyndicale se réunit de nouveau, à 10h, ce matin, à Roissy,  pour décider de la suite à donner à la mobilisation. Une dizaine de syndicats de pilotes, d'hôtesses, de stewards et de personnels au sol réclament d'augmenter les salaires, gelés depuis 2011, de 6%. La direction propose, elle, une hausse d'1%.

L'évacuation du site de Bure leur reste en travers de la gorge : 200 opposants au projet d'enfouissement de déchets nucléaires à Bure ont manifesté, hier soir, devant la préfecture de la Meuse à Bar-le-Duc. Aujourd'hui, ce sont les associations d'opposants, "plus officiels" qui ont décidé de boycotter la réunion prévue à 9h, à Bar-le-Duc, avec le secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu. Certains élus appellent à la désobéissance civile,  tandis que Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, est rattrapé par ses engagements passés : d'une lutte locale à des tensions politiques nationales, décryptage de Véronique Rebeyrotte.

L'opposition sud-coréenne furieuse de la venue d'un "criminel" du Nord : La Corée du Nord a annoncé, hier, qu’elle enverrait au Sud une délégation pour assister à la cérémonie de clôture des JO de Pyeongchang, ce dimanche. Problème : le régime nord-coréen a placé à la tête de cette délégation le général Kim Yong-chol,  un "faucon" accusé d’avoir organisé en 2010 deux attaques mortelles qui avaient fait 50 morts en Corée du Sud. Sa visite suscite un débat très vif à Séoul. Correspondance de Frédéric Ojardias.

Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, reste en prison : La cour d'appel de Paris a décidé de maintenir en détention provisoire l'intellectuel musulman, qui demandait sa remise en liberté en invoquant notamment son état de santé. Précisions d'Antoine Marette.

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