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Des dizaines de milliers de personnes manifestaient à Alger vendredi dernier

Les Algériens retournent dans la rue contre le président Bouteflika, lâché par ses alliés

12 min

Les Algériens réclamant un changement de régime retournent dans la rue pour le premier vendredi de manifestations après la mise à l'écart du président Abdelaziz Bouteflika, conçue pour apaiser la contestation populaire.

Des dizaines de milliers de personnes manifestaient à Alger vendredi dernier
Des dizaines de milliers de personnes manifestaient à Alger vendredi dernier Crédits : RYAD KRAMDI / AFP - AFP

6e vendredi de manifestation en Algérie, le 1er depuis que le président Bouteflika a été lâché par ses alliés militaires, politiques et économiques : des milliers de personnes sont, une nouvelle fois, attendues dans les rues d’Alger et dans tout le pays, aujourd'hui, pour exiger le départ d'Abdelaziz Bouteflika et de son camp. Le président de 82 ans, affaibli par un AVC, a été lâché, ces derniers jours, par le patron des patrons en Algérie, par le puissant syndicat UGTA ainsi que par ses soutiens politiques, du FLN au Rassemblement national démocratique. Les uns après les autres, dans la foulée du chef d'Etat major de l'armée, ils demandent de lancer une procédure d'empêchement contre Abdelaziz Bouteflika. Cet espoir de changement pousse certains jeunes Algériens à ne plus aller chercher un avenir meilleur en dehors de leurs pays. Reportage de Kahina Nazir, envoyée spéciale de France Culture à Alger.

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A quand le Brexit ? Theresa May soumet pour la 3e fois au Parlement son plan de sortie de l'Union européenne, un texte déjà rejeté 2 fois par les députés britanniques. Pour les convaincre de se ranger derrière elle, y compris les conservateurs frondeurs de son camp, Theresa May a promis de démissionner si son plan était accepté. Autre astuce : ce qu'elle soumet au vote cette fois-ci, ce n'est qu'une partie de l'accord avec Bruxelles ; le traité de retrait de l'UE, sans la déclaration politique qui détermine la future relation de Londres avec les Vingt-Sept mais c'est peut-être insuffisant, encore, pour ses alliés du DUP : les unionistes nord-irlandais, clé de voûte de la majorité parlementaire de Theresa May, estiment que son accord est toxique et l'opposition travailliste refuse de voter un Brexit "les yeux bandés". En attendant de savoir si le Royaume-Uni quittera un jour l'Union européenne, les farouches partisans du Brexit s'impatientent. Reportage de Benjamin Mathieu dans la petite ville balnéaire de Margate, dans le Kent, où 65% des électeurs ont voté en faveur du Brexit en 2016.

L'homosexualité et l'adultère bientôt passibles de la lapidation à Brunei : ce riche petit Etat pétrolier d'Asie du Sud-Est, situé sur l'île de Bornéo, s'apprête à faire appliquer les peines les plus sévères de la charia, suscitant l'indignation des défenseurs des droits de l'homme. La nouvelle législation de Brunei prévoit aussi l'amputation d'une main ou d'un pied pour vol.

Arabie saoudite : Ryad annonce avoir libéré provisoirement trois des onze militantes des droits humains qui ont été arrêtées il y a près d'un an lors d'une campagne de répression dans le royaume ultraconservateur. Mais d'autres militantes croupissent encore dans les geôles saoudiennes, subissant parfois des tortures, dénonce Eric Goldstein,  directeur adjoint de Human Rights Watch pour le Moyen Orient, interrogé par Nabila Amel.

Emmanuel Macron était à Angers, hier, pour échanger avec des élus dans le cadre du grand débat national  face à des enfants, également : le chef de l'Etat a expliqué que les casseurs, "ce sont les gilets jaunes que je n'aime pas",  assurant avoir "compris le message" de ceux qui "ne sont pas violents". Ce déplacement a par ailleurs été marqué par une manifestation, de près d'un millier de personnes, des "gilets jaunes" et des enseignants, surtout, ainsi que 150 salariés de la principale papeterie d'Arjowiggins en France, à Bessé-sur-Braye (Sarthe), menacée de liquidation judiciaire. Ils en appellent à l'Etat pour sauver leurs emplois.

L'heure de vérité pour les salariés du papetier Arjowiggins : après avoir accordé un sursis de trois jours, le tribunal de commerce de Nanterre doit se prononcer aujourd'hui sur le sort du fabricant de papier, menacé de liquidation judiciaire. Les salariés de la principale papeterie d'Arjowiggins, l'usine basée à Bessey-sur-Braye dans la Sarthe, ont lancé un appel solennel à l'Etat pour soutenir un projet industriel proposé par la direction et qui nécessite de trouver 40 millions d'euros de financement privé. Explications de Raphaël Ebenstein.

Ukraine : un comédien favori du premier tour d'une présidentielle imprévisible ce dimanche. Volodymyr Zelensky, comédien sans expérience politique, devance dans les sondages le président Petro Porochenko, dans cette présidentielle aux enjeux considérables pour ce pays situé aux portes de l'Union européenne, en proie à un conflit armé. Cette campagne s'inscrit dans une tendance mondiale de défiance envers les élites particulièrement forte en Ukraine, où ces dernières ont été éclaboussées par de multiples scandales de corruption et où la population est éprouvée par cinq années de guerre et de lourdes difficultés économiques. De nouvelles révélations, hier, sur la fortune immobilière de Volodymyr Zelensky en Italie, pourraient fragiliser son image de candidat intègre Reportage de Claude Bruillot.

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