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Le député LFI François Ruffin, hier soir, place de la République à Paris, veut servir de "passerelle" entre les "gilets jaunes" et les Parisiens mobilisés dans "Nuit debout", au printemps 2016

"Gilets jaunes" : quand l'Insoumis François Ruffin appelle à "bloquer" le quinquennat Macron, le Premier ministre appelle au retour au calme

12 min

Le député LFI François Ruffin veut servir de "passerelle" entre les "gilets jaunes" et les Parisiens qui s'étaient mobilisés pendant "Nuit debout". Edouard Philippe espère, lui, calmer les esprits en recevant une délégation de contestataires à Matignon, à la veille d'une nouvelle manifestation.

Le député LFI François Ruffin, hier soir, place de la République à Paris, veut servir de "passerelle" entre les "gilets jaunes" et les Parisiens mobilisés dans "Nuit debout", au printemps 2016
Le député LFI François Ruffin, hier soir, place de la République à Paris, veut servir de "passerelle" entre les "gilets jaunes" et les Parisiens mobilisés dans "Nuit debout", au printemps 2016 Crédits : Karine Pierre / Hans Lucas - AFP

Remobiliser les acteurs de "Nuit debout" et tenter la convergence des luttes avec les "gilets jaunes" demain : c'est le message porté par François Ruffin, le député de la France Insoumise. S'exprimant hier soir, place de la République, à Paris, devant plusieurs centaines de personnes venues à l'appel du collectif "La Fête à Macron", François Ruffin a appelé les participants à participer à un cortège qui "aille massivement aux Champs-Elysées ce samedi", et à se retrouver autour "d'apéros Facebook, vin chaud". Autrement dit : il veut inciter le peuple de gauche, des grandes villes, à rejoindre la colère de la France périphérique, pour faire céder le pouvoir. Reportage d'Alexandra du Boucheron.

Face aux "gilets jaunes", l'exécutif entre dialogue et fermeté : A son arrivée au G20 à Buenos Aires, Emmanuel Macron a assuré, une fois de plus, qu'il entendait "la colère légitime, l'impatience, la souffrance d'une partie du peuple" français. Le chef de l'Etat a expliqué vouloir répondre à cette colère par "des décisions supplémentaires dans les semaines et les mois à venir" mais qui "ne seront jamais des reculs". Comme un avertissement, alors qu'Edouard Philippe doit recevoir une délégation de "gilets jaunes",  cet après-midi, à Matignon. Analyse de Sophie Delpont.

Point sur la mobilisation des "gilets jaunes" : Des "gilets jaunes" bloquent encore complètement, ce matin, le dépôt pétrolier de Lorient, dans le Morbihan. Signe de la popularité du mouvement en France, une pétition "pour une baisse des prix du carburant à la pompe", lancée sur internet par l'une des figures des "gilets jaunes", a dépassé, hier, le million de signatures. Quant aux services de renseignements, ils attendent, demain, une mobilisation des "gilets jaunes", sur les Champs-Elysées à Paris, équivalente à celle de samedi dernier, avec près de 10.000 manifestants. Pour éviter les activistes casseurs, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner a annoncé, hier soir, un dispositif de filtrage total des Champs-Elysées, comme l’été dernier après la victoire de la France en Coupe du monde de football.

Les autres titres du journal

Le G20 s'ouvre en Argentine, sous tension, dans un pays en crise et avec de premières tensions diplomatiques et commerciales, autour de Donald Trump, de la Russie et de la Chine. Donald Trump est arrivé, hier, à Buenos Aires, en Argentine, où il doit participer pendant deux jours au G20. Le président des Etats-Unis a décidé d'annuler la rencontre prévue avec Vladimir Poutine, en raison de la crise en Ukraine. "Nous regrettons la décision de l'administration américaine", déclare le Kremlin, "cela veut dire que les discussions sur des questions internationales et bilatérales graves sont reportées indéfiniment". Par ailleurs, c'est un pays en crise, qui accueille les dirigeants des vingt premières économies mondiales : l'Argentine est minée par une longue crise économique et promise à une cure d'austérité. Une grande manifestation est prévue demain à Buenos Aires, à l'appel de nombreuses ONG et associations. Au-delà de la critique du G20 lui-même, c'est tout le ressentiment d'un pays qui devrait s'exprimer. Précisions de Marie Viennot.

Un moratoire sur la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis sera-t-il annoncé à l’occasion de ce sommet du G20 en Argentine ?  Washington et Pékin étudient un accord provisoire qui permettrait de suspendre les hostilités, selon les informations de notre correspondante en Chine. Analyse et reportage de Dominique André, à Pékin.

Pendant que l'Argentine accueille, dès aujourd'hui, les dirigeants des vingt premières économies mondiales, l'UNICEF appelle la communauté internationale à aider la Centrafrique, où deux enfants sur trois ont besoin d'aide humanitaire. Après cinq ans de conflit armé, un million et demi de jeunes ont besoin de nourriture ou de soins, bref d'aide humanitaire. Parmi eux, 43 000 enfants de moins de cinq ans risquent de mourir à cause de malnutrition aiguë. Dans une Centrafrique devenue le 4e pays le plus dangereux au monde, pour les ONG, après le Sud-Soudan, la Syrie et l'Afghanistan, Donaig Le Du, la représentante de l'UNICEF à Bangui (jointe par Nadine Esptain), craint de voir toute une génération d'enfants sacrifiée.

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