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Données sur les demandes d'asile en France en 2017

Tensions autour du projet de loi "Asile-Immigration", présenté à Matignon aux associations

12 min

Mieux prendre en charge les demandeurs d'asile et expulser tous ceux qui ne sont pas éligibles à une protection de la France : c'est l'esprit du projet de loi "Asile et immigration", présenté aujourd'hui, par Edouard Philippe aux associations qui dénoncent une brèche dans le droit d'asile en France.

Données sur les demandes d'asile en France en 2017
Données sur les demandes d'asile en France en 2017 Crédits : Sophie RAMIS, Elia VAISSIERE / AFP - AFP

Déjà des tensions, avant la présentation, cet après-midi à Matignon, du projet de loi "Asile et Immigration" : Avant d'être reçues, cet après-midi, à Matignon, pour la présentation du projet de loi "Asile et Immigration", 26 associations, dont Emmaüs, Médecins du monde et le Secours catholique, font pression sur l'exécutif : elles vont saisir, aujourd'hui, le juge des référés du Conseil d'Etat pour obtenir la suspension de circulaires qui instaure un recensement des migrants au sein des centres d'hébergement d'urgence. Cette mesure est jugée intrusive par les associations, qui précisent que cela affecte la mission de protection sociale de ces centres. Dans un communiqué, elles écrivent que le gouvernement en vient "à hiérarchiser, voire à mettre en concurrence les situations de pauvreté et de misère, sur le fondement de critères discriminatoires". L'exécutif promet, lui, de mieux prendre en charge les demandeurs d'asile et d'expulser ceux qui ne sont pas éligibles à une protection de la France. Parmi ceux qu'il faut "éloigner dignement", comme l'a dit encore, hier, le ministre Gérard Collomb, il y a les "Dublinés", ces étrangers qui ont été enregistrés dans un autre pays européen avant de venir en France. Ils doivent demander l'asile dans ce premier pays d'arrivée et pas ailleurs. Ils représenteraient, selon le ministère de l'Intérieur, un peu plus de la moitié des demandeurs d'asile en France. Julie Pietri signe le portrait de l'un de ces hommes, un afghan qui a été ballotté entre plusieurs pays.

Manifestation à Paris, le 16 décembre 2017, contre le sytème dit de "Dublin"
Manifestation à Paris, le 16 décembre 2017, contre le sytème dit de "Dublin" Crédits : Greg Looping / Hans Lucas - AFP

La crise migratoire, au cœur, par ailleurs, hier, d'un sommet "Med7", à Rome : Une réunion de travail s'est tenue, hier entre les 7 pays de l'Europe du Sud. Les chefs d'Etat ou de gouvernement des pays participants (Italie, France, Espagne, Portugal, Grèce, Chypre et Malte) ont affirmé être "fermement attachés à une politique européenne commune des migrations". Ils ont prôné, une fois de plus, davantage de solidarité envers les pays en première ligne de la crise, l'Italie notamment. Correspondance à  Rome de Mathilde Imberty.

Les autres titres du journal

C'est une première, en Birmanie : L'armée reconnaît l'existence d'un charnier, où 10 musulmans ont été exécutés. Ces Rohingyas, qualifiés de "terroristes" par Rangoon, ont été tués par des militaires et des villageois, alors que les violences, depuis fin août, ont poussé plus de 655.000 hommes, femmes et enfants à fuir au Bangladesh voisin. Précisions à suivre dans le journal de 7h30.

La tension ne diminue pas en Tunisie : De nouveaux heurts ont éclaté, hier soir, entre manifestants et policiers dans plusieurs villes, au 3e jour d'une contestation alimentée par des mesures d'austérité, sept ans quasiment jour pour jour après la chute de Ben Ali. 

Au Royaume-Uni, première séance de questions au Parlement de l’année et première empoignade, hier autour du système de santé : Jeremy Corbyn, le chef de file de la gauche, a tiré à boulets rouges sur Theresa May.  Il accuse la Première ministre d’être trop faible parce qu’elle n’a pas réussi à profiter du remaniement pour changer de ministre de la Santé. Le leader travailliste met en avant la crise dans les hôpitaux britanniques et l’engorgement des services d’urgence. Reportage d'Antoine Giniaux.

Premières négociations, aujourd'hui, entre patronat et syndicats sur la réforme de l'assurance-chômage, ouverte notamment aux indépendants : C'est la première d'une série de rencontres qui auront lieu jusqu'au 15 février. Patronat et syndicats se réunissent aujourd'hui pour parler de la réforme de l'assurance-chômage. Au menu des discussions, l'évolution de la gouvernance du régime d'assurance-chômage, le renforcement du contrôle des demandeurs d'emploi et "en même temps", comme l'explique Emmanuel Macron, la création d'un nouveau droit pour les démissionnaires et les travailleurs indépendants. Alain Griset président de l'U2P, l'organisation représentative des artisans, joint par Catherine Pétillon, souhaite qu'il n'y ait pas de différence de traitement entre les indépendants.

Luxleaks : La cour de cassation du Luxembourg rend son arrêt, ce matin,  dans l'affaire qui oppose les lanceurs d'alerte Antoine Deltour et Raphaël Hallet et PwC,  le cabinet d'audit pour lequel ils ont travaillé et dont ils ont dévoilé le rôle central dans l'optimisation fiscale et déloyale des multinationales basées au Luxembourg. Ce qu'on a appelé le scandale" LuxLeaks".  La procédure judiciaire a déjà coûté 65.700€ à Antoine Deltour, ce qui est inacceptable pour son frère, Romain Deltour, joint par Marie Viennot.

Le gouvernement tente de calmer la colère des historiens, très remontés contre la gestion des archives : Plusieurs réunions sont prévues ce mois-ci, dont un Conseil supérieur des archives prévu la semaine prochaine.  Au préalable, dès ce matin, des historiens et des archivistes seront reçus au ministère de la Culture. Depuis le mois de novembre dernier et la fuite d'un document de travail, des historiens s'inquiètent de "l'approche comptable" du gouvernement, d'autant que la destruction de certaines archives a déjà commencé. Explications de Cécile de Kervasdoué, que vous retrouverez plus en longueur, ce soir,  dans le journal de 18h.  Doit-on définir certaines archives comme « essentielles » par rapport à d’autres ? Qui doit s’assurer de la collecte des différentes archives ? C'était le thème d'une émission du Grain à moudre d'Hervé Gardette, à réécouter sur ici. A réécouter, également, une série de la Fabrique de l'Histoire qu'Emmanuel Laurentin avait consacrée aux archives, à la fin de l'année, avec un débat historiographique, notamment, sur l'Etat et les archives : quelle politique de conservation ? quels usages pour les publics ? 

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