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Le chef de l'Etat Emmanuel Macron

Une nouvelle loi agricole via des ordonnances en 2018 et un "changement de paradigme" voulu par Emmanuel Macron

13 min

Après la réforme du Code du travail, c'est tout le monde agricole et la manière de fixer les prix qu'Emmanuel Macron veut revoir de fond en comble. Rééquilibrer les contrats commerciaux entre agriculteurs et distributeurs, si en même temps,les agriculteurs réorganisent leurs filières de production.

Le chef de l'Etat Emmanuel Macron
Le chef de l'Etat Emmanuel Macron Crédits : Francois Mori POOL AFP - AFP

Le donnant-donnant d'Emmanuel Macron pour sortir le monde agricole de la paupérisation : Une loi pour l’agriculture en 2018, via des ordonnances. C’est ce qu’a promis Emmanuel Macron, hier, lors d’un point d’étape des Etats généraux de l’alimentation. Une loi, pour rééquilibrer le rapport de force entre agriculteurs d’un côté, industriels et distributeurs de l’autre. Emmanuel Macron veut un "changement de paradigme", avec une réorganisation des filières agricoles et l'arrêt de certaines productions, qui ne correspondent plus au goût des consommateurs et ne s'inscrivent pas dans la concurrence internationale. Pour fixer un prix, on partirait du prix de revient agricole, de ses coûts de production et non l’inverse comme aujourd’hui, où l’on part du prix fixé par la grande distribution. Cette nouvelle contractualisation sera le reflet de cette "nouvelle France agricole" appelée de ses vœux, par Emmanuel Macron. Ce discours présidentiel a plutôt satisfait les syndicats agricoles, dont la confédération paysanne et son président, Laurent Pinatel. Extrait du discours d'Emmanuel Macron et interview réalisée par Anne-Laure Chouin, spécialiste agriculture, de France Culture.

Plan social : Les ex-Alstom, salariés de l'usine General Electric de Grenoble, qui fabrique des turbines hydroélectriques, doivent être reçus à Bercy, aujourd'hui. La direction de General Electric veut supprimer 345 postes sur 800. Un "scandale" pour les syndicats, qui rappellent que le groupe américain s'était engagé, lors de la cession d'Alstom en 2014, à créer un millier d'emplois. Les salariés ont reçu, hier, à Grenoble, le soutien de Jean-Luc Mélenchon, au 8e jour de blocage de l'usine GE Hydro France. Le leader de la France insoumise, juché sur un camion, a rendu hommage aux savoir-faire "uniques et irremplaçables" du site centenaire de Grenoble. Et devant un auditoire conquis, Jean-Luc Mélenchon a "adjuré" le président Macron et son ministre de l'Économie Bruno Le Maire, de prendre leurs "responsabilités" face au vaste plan social en cours. Les syndicats espèrent, eux, que la rencontre d'aujourd'hui à Bercy, va changer les choses. Reportage de Maxime Debs.

Après de vifs débats, les députés ont approuvé, hier soir, en commission, l'une des mesures les plus controversées du budget 2018, l'introduction d'une "flat tax", un prélèvement forfaitaire unique de 30% sur les revenus mobiliers, dont 12,8% d'impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux. Gage, pour la majorité d'une "meilleure attractivité pour les investissements domestiques et internationaux". Socialistes, communistes et insoumis ont dénoncé "un cadeau fiscal aux plus aisés". Valérie Rabault de la Nouvelle Gauche, a par exemple dénoncé un "deux poids, deux mesures" : "Quand un employé à 1,2 SMIC mensuel qui obtient une augmentation payera sur celle-ci un taux de 14%, un milliardaire qui gagne dix millions d'euros de plussse par une opération financière n'acquittera que 12,8% d'impôt sur ce nouveau gain". Avant d'interrompre leurs débats à 1h du matin, les députés ont entamé le débat enflammé sur la réforme de l'ISF (l'impôt de solidarité sur la fortune) mué en impôt sur la seule fortune immobilière.

Paris sans voiture en 2030 ? La Ville de Paris veut interdire les voitures à essence dans la Capitale en 2030. C'est une information de nos confrères de France Info. Après avoir annoncé la fin des voitures diesel en 2024, la Capitale vise désormais les autres voitures à combustion, celles à essence. La Ville de Paris anticiperait ainsi de dix ans l'objectif du gouvernement de mettre fin aux moteurs thermiques. Précisions d'Anne Laure Barral.

A chacun sa vision, pour reconstruire la maison de la droite, ébranlée par le souffle macroniste de la présidentielle : Quatre candidats vont concourir à la présidence du parti Les Républicains, les 10 et 17 décembre prochains. Le dépôt des parrainages s'est achevé hier. Laurent Wauquiez est le grandissime favori, mais ses concurrents, Maël de Calan, Daniel Fasquelle et Florence Portelli sont déterminés à ne pas le laisser gagner par plébiscite. On y revient dans le journal de 7h30.

Le chef du gouvernement conservateur espagnol Mariano Rajoy
Le chef du gouvernement conservateur espagnol Mariano Rajoy Crédits : JAVIER SORIANO / AFP - AFP

L'Espagne célèbre aujourd'hui jeudi sa fête nationale, symbole de l'unité du pays...Mise à mal, aujourd'hui, par la crise entre la Catalogne et Madrid : Devant les députés espagnoles, hier, le chef du gouvernement Mariano Rajoy a posé un double ultimatum au dirigeant catalan Carles Puigdemont, qui a signé l'indépendance de la région avant-hier, avant de la suspendre aussitôt. Le chef séparatiste a jusqu'à lundi pour dire s’il lance bien la Catalogne sur la voie de l’indépendance. Dans l'affirmative ou faute de réponse, Carles Puigdemont a ensuite jusqu'à jeudi prochain, 10h du matin pour faire marche arrière. Sinon, le pouvoir central pourrait prendre le contrôle de la Catalogne comme le lui permet l'article 155 de la Constitution. Ultimatum et dialogue de sourds, analysé par notre correspondante à Madrid, Marie-Hélène Ballestero. Quant aux milieux d'affaires, inquiets de l'instabilité dans la région, ils continuent depuis une semaine à exercer une pression sur les séparatistes en déménageant les sièges sociaux de leurs sociétés hors de Catalogne. Hier, l'assureur Axa Espagne et le groupe mexicain Bimbo, premier boulanger mondial, ont à leur tour transféré les sièges sociaux de leurs filiales hors de la Catalogne.

Les groupes rivaux palestiniens ont trouvé un accord au Caire : Le Hamas qui gouverne la bande de Gaza, et son rival palestinien du Fatah discutaient depuis deux jours, à huis clos en Egypte. Pas de détails, pour l'instant, sur l'accord trouvé.

L'Académie qui décerne les Oscars, aux Etats-Unis, se réunira samedi pour discuter d'éventuelles actions autour de l'"affaire Harvey Weinstein" : Ce producteur de cinéma, récompensé, avec son frère, de 81 Oscars, à la tête de Miramax puis de la Weinstein Company, est accusé d'avoir agressé ou harcelé sexuellement de nombreuses femmes au cours des trente dernières années. Cette affaire a éclaté jeudi dernier, grâce aux témoignages de huit femmes recueillis par le New York Times. Harvey Weinstein, lui, nie avoir eu des relations non-consenties. Mais les témoignages se multiplient contre le producteur déchu : les actrices Angelina Jolie, Asia Argento, Judith Godrèche et Emma De Caunes sortent du silence. Léa Seydoux, dans une tribune au quotidien britannique "The Guardian", dit avoir dû "se défendre" pour échapper au puissant producteur s'était "jeté sur elle". Ce scandale déborde sur la scène politique car Harvey Weinstein était une figure incontournable, riche donateur, pour de nombreux candidats démocrates depuis des décennies. Des sénateurs ont commencé à reverser l'équivalent des sommes qu'ils avaient reçues pendant leur campagne. Et puis, après plusieurs jours de silence, Barack et Michelle Obama ont exprimé leur "dégoût", Hillary Clinton s'est dite, mardi, "choquée et écœurée".

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