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Le président français Emmanuel Macron

Emmanuel Macron qualifie de "crime contre l'humanité" la réduction en esclavage de migrants en Libye mais des dirigeants africains dénoncent la responsabilité de l'U.E. qui coopère avec la Libye dans la crise migratoire

16 min

Des migrants africains vendus comme des marchandises dans des enchères en Libye : les images de la chaîne américaine CNN ont fait le tour du monde depuis la semaine dernière. Emmanuel Macron parle de "crime contre l'humanité". A Bruxelles, des dirigeants africains pointent la responsabilité de l'UE.

Le président français Emmanuel Macron
Le président français Emmanuel Macron Crédits : PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP - AFP

"Crime contre l'humanité" en Libye" : Un millier de migrants, partis des côtes libyennes, ont été sauvés en mer hier, dont une femme  qui a accouché sur un bateau pneumatique. L'opération de secours a été menée par les garde-côtes italiens et l'ONG "Mission Lifeline", active, notamment, sur la Méditerranée centrale,  la route maritime entre la Libye et l'Italie, empruntée par près de 115.000 l'hommes, femmes et enfants depuis le début de l'année (32% de baisse par rapport à l'an dernier). Mais pour ceux qui ne parviennent pas à rejoindre l'Europe, pour ces migrants coincés en Libye, pour ces Africains réduits en esclavage, vendus comme de simples marchandises, comme le montrait, la semaine dernière, une enquête de la chaîne de télévision américaine CNN, Emmanuel Macron a mis des mots sur ces images insoutenables.  Il s'agit d'un "crime contre l'humanité", a indiqué, hier, le chef de l'Etat, lors d'une rencontre avec son homologue guinéen à l'Elysée. Extrait.

Des migrants dans un centre de détention à Guarabouli, à 60 kilomètres à l'est de Tripoli, en juillet 2017
Des migrants dans un centre de détention à Guarabouli, à 60 kilomètres à l'est de Tripoli, en juillet 2017 Crédits : Mahmud Turkia - AFP - AFP

Mais à Bruxelles, des dirigeants Africains ont ouvertement critiqué l'accord de coopération passé par l'Union européenne avec la Libye sur la question migratoire : Elle "est aussi en partie responsable de la situation actuelle. (...) Ce qui se passe en Libye fait honte à nous tous", a déclaré le ministre malien des Affaires étrangères, lors d'un pré-sommet Afrique - Union européenne, au Parlement à Bruxelles. Reportage de Laxmi Lota, notre correspondante à Bruxelles.

Le premier budget du quinquennat Macron épinglé par Bruxelles : La Commission européenne met en garde contre un "risque de non-conformité" du budget 2018 avec les règles européennes, ce qui est embarrassant pour le président Emmanuel Macron qui avait promis de respecter ces règles. L'Italie, la Belgique, le Portugal, l'Autriche et la Slovénie ont également été épinglés par Bruxelles. On y revient dans le billet économique à la fin de ce journal.

Emmanuel Macron doit prendre la parole, cet après-midi, au Congrès des maires de France, porte de Versailles à Paris : Discours est très attendu, après les nombreuses annonces du président au cours de l'été qui ont échaudé les élus locaux. Selon l'Elysée, le chef de l'Etat annoncera notamment une "refonte profonde de la fiscalité locale", l'encouragement à la construction et la possibilité de normes et d'expérimentations différenciées selon les territoires. Gérard Pierre, le maire de Plouharnel dans le Morbihan, interrogé par Stéphane Robert, fait partie de ces nombreux élus qui attendent d'être rassurés par le chef de l'Etat.

Dominique Sopo, président de SOS Racisme
Dominique Sopo, président de SOS Racisme Crédits : PATRICK KOVARIK / AFP - AFP

Après les discriminations à l'embauche, voici les inégalités dans l'accès aux biens et aux services : Après la crainte des maires de petites communes de pâtir d'un déséquilibre des territoires, arrêtons-nous, à présent, sur les inégalités suivant le quartier où l'on habite ou ses origines pour accéder aux biens et aux services, avec les résultats de la première étude de "testing" pour des actes courants, comme l'obtention d'un prêt automobile ou encore la réservation d'une chambre d'hôtel. Une étude a été menée par le CNRS en partenariat avec SOS Racisme. Ils ont créé 6 personnages fictifs, différents par l'âge, le sexe, l'origine et le lieu de résidence, mais ayant les mêmes caractéristiques. Analyse de cette enquête par Isabelle Chaillou, pour France Info et France Culture.

Les Syriens ont un besoin cruel d'aide humanitaire : Nous vous en parlions, hier, dans ce journal, 7 Syriens sur 10 manquent d'eau, de nourriture et de médicaments selon l'ONU. Et l'on apprend aujourd'hui que les 175.000 habitants assiégés par les forces pro-gouvernementales dans la Ghouta orientale,  à l'est de Damas,  en sont réduits à manger des ordures ou du fourrage pour bétail. Alerte lancée par le PAM,  le programme alimentaire mondial des Nations unies  qui ajoute que des parents sont obligés de ne nourrir leurs enfants qu'un jour sur deux   L'acheminement de l'aide humanitaire est par ailleurs entravé.

Le régime syrien s'est déclaré, hier,  favorable à une réunion avec l'opposition à Sotchi en Russie : Cette rencontre, proposée par Moscou, alliée de Damas, a été approuvée, hier, par l'Iran et la Turquie, pour tenter de trouver une solution à la guerre en Syrie. Aucune date n'a été fixée pour ce "Congrès", alors qu'à Ryad, en Arabie saoudite,   les principales factions de l'opposition syrienne ont entamé des négociations pour tenter d'unifier leurs positions avant les négociations de Genève mardi prochain.

Craintes, au Zimbabwe, après le retour d'Emmerson Mnangagwa : L'ancien vice-président a fait son grand retour au pays, hier. Cet ancien proche du président Robert Mugabe, sèchement limogé début novembre, tient sa revanche : il sera investi Président demain. Mais si les Zimbabwéens se réjouissent de la chute de Robert Mugabe, qui dirigeait le pays d'une main de fer depuis 37 ans, certains s’inquiètent aussi du retour d'Emmerson Mnangagwa, figure historique de la Zanu-PF, le parti au pouvoir. Exemple  dans le quartier populaire de Mbare, dans la capitale zimbabwéenne Harare, où les membres de l’opposition avaient été sévèrement réprimés après le premier tour des élections de 2008. A Mbare, personne n’a oublié qu’Emmerson Mnangagwa était l'artisan de ces violences, reportage de Valentine Riou pour RFI et France Culture.

L'Ethiopie a décidé de consacrer 10% du buget de l'Etat à l'éradication de la mutilation génitale féminine : L'excision, bien qu'interdite par la loi, est encore très largement pratiquée. 65% de taux de prévalence,  contre 74% en 2005 : les progrès sont encore insuffisants selon le docteur Mariame Sylla qui travaille pour l'UNICEF en Ethiopie. De passage à Paris, elle répond à Nadine Epstain.

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Les bons et les mauvais élèves de la classe budgétaire selon Bruxelles
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