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Un enfant syrien dans la région de la Ghouta orientale

Drame humanitaire dans la région syrienne de la Ghouta orientale : les enfants, affamés, sont les premières victimes

15 min

Depuis cinq ans, des enfants syriens souffrent de malnutrition sévère dans la Ghouta orientale, enclave rebelle assiégée près de Damas. L'UNICEF alerte sur le sort de ces enfants bombardés et affamés : ils souffrent de retard de croissance, alors que les négociations de paix à Genève n'avancent pas.

Un enfant syrien dans la région de la Ghouta orientale
Un enfant syrien dans la région de la Ghouta orientale Crédits : Amer ALMOHIBANY / AFP - AFP

Nouvelle alerte humanitaire en Syrie :  Le "moment est venu" de faire de "réels progrès"  en matière de "processus politique".  Les injonctions de l'ONU sur la Syrie peinent à être entendues, au démarrage, hier,  des négociations de Genève. Après deux jours de tractation, Moscou, l'allié du régime de Damas, a convaincu le gouvernement syrien de participer à cette 8e session de pourparlers intersyriens, sous l'égide l'ONU. La délégation de Bachar al-Assad avait retardé sa venue en Suisse, pour manifester son mécontentement alors que l'opposition avait réclamé une nouvelle fois publiquement de Bachar al-Assad.  En attendant que la diplomatie avance, les violences se multiplient sur le terrain : hier, des dizaines d'obus de mortier se sont abattus sur la Ghouta orientale, dernier bastion de la rébellion syrienne dans la région de Damas, tuant une personne hier et trois autre mardi, en dépit d'une trêve de 48 heures proposée par la Russie, pour marquer, justement, le début des négociations de Genève.  L'UNICEF alerte sur le drame humanitaire que vivent les 400.000 habitants de la Ghouta orientale. Les enfants sont particulièrement vulnérables. : "le taux d'enfants de moins de cinq ans souffrant de sévère malnutrition est de 11,9%, soit le plus haut taux jamais enregistré en Syrie depuis le début de la guerre" explique l'UNICEF. Reportage d'Omar Ouahmane, notre correspondant à Beyrouth.

Carte des bombardements sur la Ghouta orientale, les 26 et 27 novembre 2017
Carte des bombardements sur la Ghouta orientale, les 26 et 27 novembre 2017 Crédits : Kun TIAN, Gillian HANDYSIDE / AFP - AFP

Évacuation d'urgence des Africains désirant quitter la Libye et ses réseaux criminels : L'immigration est devenu l'un des thèmes centraux du 5e sommet Union européenne - Union africaine, hier, en Côte d'ivoire.  Après le scandale international, né de la diffusion d'images de vente de migrants comme esclaves en Libye, des chefs d'Etat européens et africains, réunis à Abidjian, se sont mis d'accord, hier, pour mener des "opérations d'évacuation d'urgence de Libye". Emmanuel Macron les a annoncées "'dans les prochains jours ou semaines". Le président français souhaite également développer une campagne de communication pour dissuader les jeunes Africains d'emprunter les routes de l'exil,  périlleuses avant même de traverser la Méditerranée. Interview d'Emmanuel Macron, recueillie par Claude Guibal et Jean-Marie Porcher.  

Le sommet Europe-Afrique rime aussi avec numérique et esprit civique : En marge des rencontres officielles Union européenne - Union africaine, les Assises de la Transformation Digitale en Afrique se sont conclues, hier. Le continent vit des bouleversements technologiques, avec notamment la généralisation de la 3G, le développement de la 4G et de fortes appétences citoyennes pour la démocratie sont encouragées par ces moyens, que l'on appelle la "civic tech". Explications, au micro d'Eric Chaverou, de Pierre Jalladeau, directeur Afrique de CFI, l'agence de coopération médias du ministère des Affaires étrangères, qui suit de près toutes ces espérances 2.0 en tant que coordinateur du projet Connexions citoyennes. 

Coup de théâtre, hier, au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie :  A l'issue du verdict le condamnant à 20 ans de prison pour crime de guerre,  Slobodan Praljak, un haut responsable croate, a bu une fiole de poison : Il est mort à l’hôpital. Consternation du Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie qui achevait ces derniers jours un quart de siècle de procédures émaillées de plusieurs rebondissements.  La justice internationale a toujours du mal à passer en Croatie. Correspondance de Laurent Rouy.

Le Pape François va-t-il enfin mentionner les Rohingyas aujourd'hui ? Le souverain pontife s’envole ce matin pour le Bangladesh,  l'un des pays les plus pauvres du monde,  où plus de 620.000 Rohingyas se sont réfugiés depuis la fin du mois d’août,  pour fuir les persécutions en Birmanie. Leur sort sera peut-être évoqué aujourd'hui, pour la première fois,  par le pape, dans cette tournée asiatique. On y revient dans le journal de 7h30.

Le climat social toujours tendu à La Poste : Il y a un mois,  les facteurs étaient en première ligne de la contestation, pour dénoncer des rythmes de tournée insoutenables. Aujourd'hui,  ce sont 2.200 salariés des centres de ressources humaines du groupe qui sont appelés à faire grève, partout en France.  La CGT, FO et SUD PTT craignent que le plan stratégique de la Poste pour 2020 ne se traduise par une mutualisation des services et par 20 à 30% d'emplois supprimés. Reportage d'Anne-Laure Chouin.

Un menu végétarien par semaine dans les cantines scolaires : Nicolas Hulot,  le ministre de la Transition écologique,  le propose, dans une interview à L'Obs aujourd'hui. Objectif : réduire la consommation de viande, pour aller vers une alimentation durable et plus respectueuse de l'environnement. "C'est une affaire d'éducation", explique Nicolas Hulot, qui précise ne pas être végétarien. Le ministre suit les préconisations du cercle de réflexion Terra Nova de la semaine dernière.

Faire de la garde alternée des enfants la règle, en cas de séparation des parents : La proposition de loi est inscrite à l'agenda de l'Assemblée nationale, ce soir. L'auteur du texte, le député MoDem Philippe Latombe, lui-même divorcé, veut favoriser la co-parentalité. Pour cela, il propose de modifier le Code civil  pour que la garde alternée des  enfants devienne la règle, en cas de séparation des parents. La résidence simple, chez l'un des parents, deviendrait l'exception. Cette proposition de loi est décriée par des associations féministes. La Fédération nationale solidarité femmes, le Planning familial, Osez le Féminisme notamment,  expliquent, dans les pages du Monde, que la "garde alternée automatisée (...) crée un droit d'ingérence dans la vie des couples",  et que l'intérêt supérieur de l'enfant est relégué au second plan. Enjeux décryptés dans le journal de 7h30, c'est le choix de la rédaction, ce matin.

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