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Le chef de l'Etat Emmanuel Macron, hier soir sur TF1 et LCI

Emmanuel Macron a-t-il réussi à répondre, hier soir, aux accusations de "président des riches" ?

12 min

Pour son 1er entretien télévisé, Emmanuel Macron assume tout, son style, ses formules, sur "les fainéants", les "cyniques" ou le "bordel" et surtout ses réformes. Mais a-t-il réussi à se démarquer de l'image de "président des riches" que l'opposition lui colle à la peau ? Analyse dans ce journal.

Le chef de l'Etat Emmanuel Macron, hier soir sur TF1 et LCI
Le chef de l'Etat Emmanuel Macron, hier soir sur TF1 et LCI Crédits : PHILIPPE WOJAZER POOL AFP - AFP

Comment décrypter le premier entretien télévisé d'Emmanuel Macron depuis son élection ? Emmanuel Macron a assumé, hier soir, sur TF1 et LCI, ses réformes et son style. Il n'est pas là pour "gérer", mais pour "transformer la France", et il continuera au même rythme et avec "la même détermination" que pendant les cinq premiers mois de sa présidence. Il s'est ainsi défendu d'avoir voulu "humilier" ou d'avoir été "clivant" en employant des termes comme "fainéants", "cyniques" ou "bordel". Le chef de l'Etat assure également que la plénitude des réformes et leurs effets sur le chômage seront visibles "dans un an et demi, deux ans". Et à ceux qui l'accuse être "un président des riches", Emmanuel Macron a répondu que le gouvernement s'occupait "de la France, où les choses vont mal", sans pour autant croire en la jalousie envers les riches ou encore à la théorie du ruissellement. Extrait de l'interview d'Emmanuel Macron qui veut "que l'on célèbre" ceux qui réussissent car "si on commence à tirer des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole". Ludovic Piedtenu, chef du service Politique de France Culture, analyse les réponses du chef de l'Etat aux accusations de "présidence des riches", en évoquant un "président Janus, qui n'a qu'un visage, le droit".

Emmanuel Macron, interrogé sur d'autres sujets d'actualité, comme l'affaire "Weinstein", ce producteur américain de cinéma, accusé de viols, agressions ou harcèlement sexuels : Le chef de l'Etat a affirmé avoir "engagé les démarches" afin que la Légion d'Honneur soit retirée à Harvey Weinstein et puis, surtout, il a expliqué que le gouvernement allait agir contre les actes de harcèlement quotidien. Est-ce que là, le chef de l'Etat a été plus en prise avec la réalité ? Non, selon Ludovic Piedtenu, chef du service Politique de France Culture, qui s'interroge sur un écart de langage d'Emmanuel Macron : il a annoncé une "procédure de verbalisation plus simple" des actes de harcèlement "pour qu'il y ait une réponse immédiate", en déplorant qu'"aujourd'hui, bien souvent, on ne va pas porter plainte, parce qu'on n'ose pas". Et lorsqu'on porte plainte, ça prend des mois et des mois et c'est souvent classé sans suite, parce que ce sont dans les quartiers les plus difficiles où nos magistrats ont déjà énormément à faire". On retrouve Ludovic Piedtenu à 8h16, pour son billet politique où il trouve, ce matin, un moyen de réconcilier Emmanuel Macron et François Hollande.

Le gouvernement va présenter l'an prochain un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, a annoncé, hier, Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes, dans un article du journal La Croix. Parmi les grands chantiers en cours sur la question : le délai de prescription des crimes sexuels sur mineurs, ou encore l'âge minimum du consentement. Interview d'Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des Femmes, qui attend beaucoup des annonces gouvernementales à venir. Et selon une enquête IFOP pour le Défenseur des droits, en France, une femme sur cinq est victime de harcèlement sexuel au travail. Conséquence du scandale Weinstein aux Etats-Unis, la parole des femmes se libère aussi en France. Le mot-dièse "balance ton porc" en est un symbole, il a généré des milliers de commentaires et témoignages ce week-end sur Twitter. Dossier complet à retrouver sur ICI, et pour rappel, le 3919 reste le numéro national de référence d’écoute téléphonique gratuite et d’orientation à destination des femmes victimes de violences sexuelles, notamment.

Sebastian Kurz, pressenti à la chancellerie, en Autriche
Sebastian Kurz, pressenti à la chancellerie, en Autriche Crédits : Alexey Vitvitsky / Sputnik - AFP

L'Autriche à droite, voire avec l'extrême droite ? L'Autriche se réveille avec un nouveau visage pour devenir chancelier, certainement. Le jeune Sebastian Kurz, 31 ans, issu de l’OVP, parti de la droite classique, a remporté, hier, les élections législatives anticipées, la grande coalition gauche - droite ayant explosé en vol il y a quelques mois. Cela signifie un probable retour de la droite à la chancellerie, donc, peut-être au prix d'une alliance avec l'extrême droite, qui réalise l'un de ses meilleurs scores, arrivée en 3e place du scrutin, avec 26 % des suffrages, hier, derrière les sociaux-démocrates. Reportage à Vienne de notre envoyé spécial, Nathanaël Charbonnier.

En Allemagne, une nouvelle déconvenue pour la CDU d'Angela Merkel, après celle des élections législatives : Le SPD, le Parti social démocrate est arrivé en tête d'une élection partielle en Basse-Saxe, ce Land qui abrite le siège du constructeur automobile Volkswagen. Le SPD a obtenu 37,3% des suffrages soit près de 5 points de plus que lors du précédent scrutin, il y a quatre ans. Les conservateurs de la CDU reculent, eux, de 3 points environ, dans cette région agricole riche, forte d'environ six millions d'électeurs.

Elections régionales au Venezuela : Le président socialiste Nicolas Maduro revendique une "nette victoire" avec 17 Etats sur 23 remportés, hier, par le camp au pouvoir. "Le chavisme est en vie, dans les rues, et triomphant", a déclaré, rayonnant, le président Maduro, alors que l'opposition progresse, malgré tout. Ces résultats sont déjà contestés par l'opposition, ce qui qui fait redouter une nouvelle vague de contestation, après des mois de manifestations de rue quasi quotidiennes, émaillés de graves violences qui ont fait jusqu'en juillet dernier au moins 125 morts.

Phase finale dans la bataille de Raqa, en Syrie : Vidée de la totalité des civils, utilisés comme boucliers humains, la ville syrienne de Raqa vit ses derniers jours, sinon ses dernières heures, sous le joug du groupe Etat islamique. Les Forces démocratiques syriennes, soutenues par les Etats-Unis, s'apprêtent à reprendre la ville, "capitale" autoproclamée de Daech. A Raqa, il ne reste plus que les combattants étrangers et leurs familles. Les précisions de notre envoyé spécial dans le nord de la Syrie, Omar Ouahmane.

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