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Entre 350.000 et un million de partisans de l'unité de l'Espagne, hier, dans une manifestation historique à Barcelone

Démonstration de force des anti-indépendantistes, hier à Barcelone, alors que Carles Puigdemont pourrait proclamer l'indépendance de la Catalogne demain

12 min

Une marée rouge et or, hier dans les rues de Barcelone : entre 350.000 et un million d'anti-indépendantistes ont manifesté et brandi des drapeaux espagnols, hier, alors que Carles Puigdemont, chef de l'exécutif catalan, pourrait proclamer l'indépendance demain, devant le parlement régional.

Entre 350.000 et un million de partisans de l'unité de l'Espagne, hier, dans une manifestation historique à Barcelone
Entre 350.000 et un million de partisans de l'unité de l'Espagne, hier, dans une manifestation historique à Barcelone Crédits : Joan Valls Urbanandsport NurPhoto - AFP

Les anti-indépendantistes sortent de leur silence en Catalaogne : Après des manifestations d'anti-indépendantistes, en Catalogne et dans toute l'Espagne, Carles Puigdemont, le président de l'exécutif autonome catalan, était interrogé, hier soir, à la télévision. Il a prévenu : il appliquera ce que dit la loi et la loi catalane permet de déclarer l'indépendance. Faute de médiation positive avec Madrid, Carles Puigdemont a promis d'aller de l'avant. Et il pourrait proclamer l'indépendance de la Catalogne, demain, devant le Parlement régional, en s'appuyant sur les résultats du référendum du 1er octobre. Une semaine après la victoire du "oui", les partisans du "non" au référendum et tous ceux qui avait préféré s'abstenir de voter, dans ce scrutin illégal, ont donné de la voix, hier, à Barcelone, pour prôner l'unité de l'Espagne. Entre 350.000 manifestants selon la police et un million de participants selon les organisateurs. L'on pouvait voir des drapeaux espagnols, rouge et or, parfois cousus au drapeau catalan. Reportage à Barcelone de Farida Nouar.

Manifestation à Barcelone des anti-indépendantistes
Manifestation à Barcelone des anti-indépendantistes Crédits : Joan Valls / Urbanandsport / NurPhoto - AFP

Nouvelles pressions économiques sur les séparatistes catalans : Les deux plus grandes banques de Catalogne ont déjà décidé, en fin de semaine dernière, de transférer leur siège social en dehors de la région en crise. Le conseil d'administration du groupe espagnol autoroutier Abertis pourrait en faire de même, aujourd'hui. Opération facilitée par le gouvernement de Mariano Rajoy, qui a promulgué, vendredi dernier, une loi permettant aux entreprises de transférer plus facilement leur siège d'une région espagnole à l'autre.

Theresa May affaiblie, à Londres, avant un 5e round de négociations sur le Brexit : Les discussions entre les Britanniques et Bruxelles peinent à avancer, alors que s'ouvre, aujourd'hui, un 5e round de négociations pour organiser le Brexit. La crise politique à Londres complique la donne. Depuis la conférence de presse du parti conservateur qui a été des plus catastrophiques la semaine dernière, Theresa May est plus fragilisée que jamais. La Première ministre britannique veut aller au bout du Brexit et pour rester au "10 Downing street", elle pourrait évincer du gouvernement Boris Johnson, son ministre des Affaires étrangères et son principal adversaire. Précisions, à Londres, de Marina Daras.

Immigration limitée en Allemagne, une première pour Angela Merkel : La chancelière accepte de limiter, à l'avenir, le nombre de réfugiés en Allemagne. 200.000 personnes seraient acceptées au maximum, chaque année. Angela Merkel cède ainsi à la pression de sa famille politique conservatrice, la CDU, et de son allié bavarois CSU, qui réclamaient un durcissement de la politique d'accueil allemande. Angela Merkel et le président de la CSU devraient présenter, ce midi, à Berlin, les détails de leur compromis, obtenu après une dizaine d'heures de tractations.

Donald Trump durcit le ton sur la politique migratoire américaine : Le compromis s'éloigne, avec les démocrates, au sujet des "Dreamers" (les "Rêveurs"), ces 700.000 clandestins, arrivés avant l'âge de 16 ans aux Etats-Unis, mais protégés depuis la présidence de Barack Obama. Donald Trump a supprimé le programme qui leur accordait des papiers temporaires et la Maison blanche a posé ses conditions, hier, pour une réforme de l'immigration : financement du mur à la frontière avec le Mexique et accélération des procédures de renvoi des mineurs arrivant à la frontière. Inacceptable pour les démocrates, qui disposent d'une minorité de blocage au Sénat.

Des Bangladais, choqués après la découverte de cadavres de Rohingyas qui ont fait naufrage
Des Bangladais, choqués après la découverte de cadavres de Rohingyas qui ont fait naufrage Crédits : FRED DUFOUR / AFP - AFP

Nouveau drame de la migration des Rohingyas : Au moins 12 personnes sont mortes et des dizaines portées disparues après le naufrage, hier soir, d'un bateau de Rohingyas musulmans, fuyant la Birmanie à majorité bouddhiste. Dernier drame d'une crise qui a poussé, en 6 semaines, plus d'un demi-million d'hommes, de femmes et d'enfants birmans à se réfugier au Bangladesh voisin.

Points de désaccord entre la CGT et le gouvernement sur les ordonnances Macron
Points de désaccord entre la CGT et le gouvernement sur les ordonnances Macron Crédits : Kun TIAN, Paul DEFOSSEUX, Jean-Michel CORNU / AFP - AFP

La semaine s'annonce compliquée pour le gouvernement, avec demain la journée d'action dans la fonction publique et avant cela, la réunion, ce soir, des grandes centrales syndicales, - certaines, poussées par la base-, à 18h ce soir, au siège de la CGT à Montreuil, en région parisienne. Deux semaines après l'entrée en vigueur d'ordonnances réformant le Code du travail, la CGT, la CFDT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, mais aussi Solidaires, l'Unsa et la FSU, ainsi que des organisations de jeunesse vont se retrouver ensemble et c'est une première depuis le début du quinquennat Macron. De son côté, la gauche compte ses forces. Demain, du NPA au PS en passant par la France Insoumise et le M1717 de Benoît Hamon, tous seront dans la rue, derrière les banderoles syndicales. Pour autant, le grand front de gauche est loin d'être constitué. Analyse de Laurence Peuron.

Marine Le Pen était hier à Carpentras, ancien fief électoral de sa nièce Marion Maréchal Le Pen : La présidente du Front national y a rencontré des militants du sud de la France, pour parler refondation du parti et ligne politique. Mais le chemin de la clarification est encore long. Reportage de Christine Moncla.

Formula Bula, festival de BD indépendantes, loin de salons traditionnels : La 5e édition de Formula Bula s'est ouverte pour deux semaines, ce week-end, à Paris et Pantin, en Seine-Saint-Denis. Charlotte Baris s’est rendue sur place. Reportage.

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