LE DIRECT
Manifestation de fonctionnaires, le 10 octobre à Bordeaux

Les syndicats de la fonction publique restent sur leur faim après la réunion salariale avec leur ministre Gérald Darmanin

11 min

Ils n'attendaient pas forcément grand-chose de cette réunion. Les syndicats de la fonction publique oscillent entre déception et lassitude : ils n'ont pas réussi à faire reculer leur ministre, hier, sur la baisse du nombre de fonctionnaires ou sur l'amélioration prochaine de leur rémunérations.

Manifestation de fonctionnaires, le 10 octobre à Bordeaux
Manifestation de fonctionnaires, le 10 octobre à Bordeaux Crédits : Mehdi FEDOUACH / AFP - AFP

Les syndicats de la fonction publique restent sur leur faim : Après leur réunion salariale hier, avec leur ministre Gérald Darmanin, ils ont certes obtenu des clarifications sur la compensation de la hausse de 1,7% de la CSG. Le ministre a confirmé qu'elle passerait par la suppression de cotisations : la Contribution exceptionnelle de solidarité de 1%, payée par une partie des agents publics, ainsi que la cotisation maladie de 0,75% pour les contractuels. Mais aucun engagement n'a été pris sur une éventuelle revalorisation du point d'indice des fonctionnaires en 2019, alors qu'il a été gelé pour 2018. Et puis, report d'un an du plan de revalorisation des carrière promis par le précédent gouvernement. Les syndicats oscillent entre déception et lassitude. Anne-Laure Chouin a recueilli leurs réactions après cette réunion.

De longues passes d'armes, en vue, à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée nationale : Le projet de loi de finances 2018 débattu en séance, par les députés. Un budget que les opposants de gauche, Communistes et Insoumis en tête, ne manqueront pas de présenter comme un budget "pour les riches". Pas moins de 1.200 amendements ont été déposés sur ce premier volet du projet de loi de finances consacré aux "ressources" qui sera débattu toute la semaine, à partir de 16h. L'objectif de l'exécutif, qui présente en même temps une loi de programmation des finances publiques jusque 2022, est que la France, dernier pays de la zone euro en procédure de déficit excessif avec l'Espagne, sorte du viseur au moment où elle propose de réformer en profondeur l'UE. Analyse de Stéphane Robert.

Emmanuel Macron lance aujourd'hui sa stratégie pour lutter contre la pauvreté des enfants et des jeunes : Une quarantaine d'acteurs (associations, entreprises et experts) sont invités à l'Elysée ce midi pour trouver des solutions, pour éviter que les enfants pauvres ne deviennent, demain, des adultes pauvres. Dans le journal de 7h30, le choix de la rédaction nous emmènera justement à Marseille, la 2e ville de France qui est un concentré de pauvreté.

Abdelghani Merah (à droite) et Abdelkader Merah (à gauche)
Abdelghani Merah (à droite) et Abdelkader Merah (à gauche) Crédits : Benoit PEYRUCQ / AFP - AFP

L'ex-patron du renseignement toulousain et le frère aîné de la fratrie Merah ont chargé, hier, Abdelkader Merah, jugé depuis deux semaines par une cour d'assises spéciale à Paris pour complicité dans les meurtres de son cadet Mohamed Merah : Abdelkader Merah a été présenté, hier, comme le "mentor" religieux du tueur au scooter, notamment par Abdelghani Merah, l'aîné de la fratrie Merah, connu pour son livre, "Mon frère ce terroriste". Audience suivie par Florence Sturm. Autre témoignage édifiant, hier, au procès Merah, celui de l'ancien patron du renseignement intérieur à Toulouse, qui a raconté la montée de l'islamisme radical dans la région toulousaine avant les tueries de Mohamed Merah en mars 2012. Et pourtant, il faudra le massacre de l'école juive Hozar Atorah pour qu'enfin la piste djihadiste soit explorée par la DCRI. Une autre piste, celle de l'extrême droite, avait été privilégiée après les meurtres de trois militaires à Toulouse et Montauban. Pour Olivier Morice, l'avocat de la famille du caporal Legouad, l'un des trois militaires tués par Merah, les enquêteurs de la DCRI auraient dû écouter leur responsable régional à Toulouse. Interview complète, hier, dans le journal de 22h.

Alors que la tempête Ophelia a tué 3 personnes, hier en Irlande, les îles Fidji veulent alerter sur les conséquences du réchauffement climatique, les ouragans, la montée des eaux, les inondations, auxquels les Fidji sont particulièrement vulnérables. Une pré-COP23 se tient aujourd'hui aux Fidji, avant le grand sommet sur le climat en Allemagne. Reportage à suivre, dans le journal de 7h30.

Donald Trump l'affirme : les Etats-Unis ne prendront pas parti dans la crise qui oppose les Kurdes au gouvernement de Bagdad pour le contrôle de la province irakienne de Kirkouk. Les troupes irakiennes ont repris, hier, aux Kurdes plusieurs sites stratégiques ; le siège du gouvernorat et un champ pétrolier, sans aucun combat, ou presque, face à des peshmergas victimes des divisions entre les deux grands partis kurdes. Situation suivie de près par Washington et analysée par Marie-Pierre Vérot.

Ses accusations de corruption contre des proches du Premier ministre maltais avaient provoqué des élections anticipées en juin dernier : La blogueuse maltaise Daphne Caruana Galizia a été tuée, hier, par une bombe placée sous sa voiture. Le magazine Politico l'avait décrite, au printemps dernier, comme "un WikiLeaks entier en une seule femme, en croisade contre le manque de transparence et la corruption à Malte". Le Premier ministre Joseph Muscat a dénoncé un acte "barbare" et ordonné aux forces de l'ordre de concentrer toutes leurs ressources pour que ses auteurs soient traduits en justice.

Des manifestations annoncées, aujourd'hui, en Catalogne pour protester contre le placement en détention de deux dirigeants indépendantistes, inculpés de sédition par la justice espagnole : Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, qui dirigent respectivement les deux principales associations indépendantistes de Catalogne, Omnium Cultural et l'Assemblée nationale catalane (ANC), ont été placés, hier, en détention par un juge d'instruction. La nouvelle a entraîné dans toute la Catalogne des concerts de casseroles, en signe de protestation. Un bref arrêt de travail est prévu ce midi pour réclamer "la libération des prisonniers politiques" et des rassemblements devant les préfectures sont annoncés en fin d'après-midi. Ces détentions interviennent alors que Madrid a donné, hier, un ultime délai de trois jours au président séparatiste de Catalogne Carles Puigdemont pour qu'il revienne à la légalité. Il a jusqu'à jeudi 10h du matin, pour revenir dans le droit chemin. Le Premier ministre Mariano Rajoy répondait ainsi à une lettre du président catalan qui lui faisait part de son souhait de "dialoguer pour les deux prochains mois", tout en s'abstenant de préciser noir sur blanc, comme Madrid l'exige, si sa région avait ou non proclamé l'indépendance.

L'Azerbaïdjan soupçonnée de discrimination envers la communauté LGBT : Le conseil de l'europe vient de demander des explications à Bakou sur l'arrestation de 83 hommes, tous homosexuels. Le ministre azerbaïdjanais de l'Interieur parle d'arrestation pour prostitution. Mais c'est un vieil argument pour "faire passer la pilule" et cacher d'autres problemes, selon Adeline Braux, chercheuse indépendante, ancienne responsable de l'observatoire du Caucase à Bakou, interrogée par Nadine Epstain.

Chroniques

7H12
3 min

Le Billet économique

A la poursuite des emplois promis des fusions-acquisitions
L'équipe
À venir dans ... secondes ...par......