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L'oléoduc Keystone XL

Nouvel obstacle franchi pour la construction de l'oléoduc "Keystone XL" aux Etats-Unis, au grand dam des défenseurs de l'environnement et des Amérindiens

12 min

C'est l'un des projets phares, promus par Donald Trump aux Etats-Unis : l'oléoduc "Keystone XL", capable à terme de transporter 830.000 barils de pétrole par jour du Canada au golfe du Mexique, a été approuvé par le Nebraska, au grand dam des défenseurs de l'environnement et des Amérindiens.

L'oléoduc Keystone XL
L'oléoduc Keystone XL Crédits : AFP Graphics, Vincent LEFAI / AFP - AFP

C'est l'un des projets phares, promus par Donald Trump aux Etats-unis : L'oléoduc "Keystone XL" a franchi une nouvelle étape hier, avec l'accord donné par le Nebraska, que le pipeline doit traverser. Barack Obama avait enterré ce projet avant la COP21, à Paris. Donald Trump s'était empressé de le relancer à son arrivée à la Maison Blanche. Hier, trois jours après la fin de la COP23 à Bonn (la conférence internationale sur le climat), un nouvel obstacle a été franchi, aux Etats-Unis, pour le projet d’un nouvel oléoduc, capable d'acheminer 830.000 barils de pétrole par jour,  provenant de champs situés dans l'Alberta, à l'ouest du Canada,  vers les raffineries de la côte sud des Etats-Unis, dans le Golfe du Mexique : l'état du Nebraska vient d'approuver ce projet de pipeline "Keystone XL". Les manifestations des défenseurs de l’environnement et des Amérindiens, dont les terres sont menacées par cet oléoduc, n'auront pas résisté à la logique économique. Les travaux de construction de cet oléoduc de 2.000 km vont pouvoir débuter, sauf nouveau recours car ce pétrole exige en effet d’énormes quantités d’eau pour être séparé des sables dans lesquels il s’est formé, et son extraction rejette trois fois plus de gaz à effet de serre que les hydrocarbures conventionnels. Correspondance, à Washington, de Grégory Philipps.

Photo prise sur la propriété d'un fermer opposé à la construction de l'oléoduc Keystone XL, dans le Nebraska
Photo prise sur la propriété d'un fermer opposé à la construction de l'oléoduc Keystone XL, dans le Nebraska Crédits : Guillaume Meyer / AFP - AFP

Après le climat, l'administration Trump détricote par ailleurs, une autre maille de l'héritage de Barack Obama, sur la question migratoire : La suppression d'un statut spécial accordé aux Haïtiens résidant illégalement aux Etats-Unis depuis le tremblement de terre de 2010 a été annoncée hier, les autorités américaines estimant que la situation dans le pays le plus pauvre de la Caraïbe ne justifiait plus cette protection. Près de 58.000 Haïtiens seraient ainsi menacés d'expulsion.

Des élus du Nord accuse l'exécutif d'avoir préféré la finance à la Santé dans le déménagement d'agences européennes après le Brexit : Paris accueillera le siège de l'Autorité bancaire européenne. Brexit oblige, l'institution européenne va devoir quitter Londres au plus tard en mars 2019. Sept métropoles européennes étaient en compétition et finalement, c'est Paris qui remporte la mise. La capitale française a été tirée au sort, hier, en finale, face à Dublin.  "Cette décision va permettre de localiser plus de 150 emplois directs dans la Capitale et de renforcer l’attractivité de Paris" selon le gouvernement. Analyse de Laurent Kramer. 

Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts de France
Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts de France Crédits : XAVIER LEOTY / AFP - AFP

Déception et amertume, en revanche à Lille qui n'a pas réussi à attirer l'Agence Européenne du Médicament. L'institution doit aussi quitter Londres avec le Brexit et s'installera finalement à Amsterdam,  avec ses 900 emplois. C'est une opportunité ratée selon la maire de Lille Martine Aubry et le patron Les Républicains de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand accuse Emmanuel Macron d'avoir "préféré la finance à la santé" (au micro de Laurence Peuron).

L'Allemagne entame aujourd'hui des consultations  pour sortir de l'ornière politique  après le camouflet retentissant,  subi par Angela Merkel, hier, pour former un gouvernement : Le président de la République fédérale, Frank-Walter Steinmeyer  a désormais la main dans cette crise,  en vertu de la Constitution.  Il veut faire le tour des partis susceptibles de participer à un gouvernement sous l'égide de la chancelière Merkel : tous sauf l'extrême droite et la gauche radicale. Un retour aux urnes début 2018 semble de plus en plus probable. Quel avenir pour Angela Merkel, qui n’a pas su réunir une majorité pour gouverner  et qui semble plus menacée que jamais après 12 ans de pouvoir ? Le sujet est de toutes les conversations, à Berlin. Reportage de Cyril Sauvageot.

Rencontre de Vladimir Poutine et de Bachar al-Assad, au bord de la mer Noire : Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu, hier soir, avec son homologue syrien Bachar al-Assad, à Sotchi. Le Kremlin l'annonce ce matin : les deux hommes ont parlé de lutte contre le terrorisme et des perspectives du règlement du conflit syrien, à la veille d'un sommet Russie-Turquie-Iran consacré à ce sujet dans la station balnéaire russe de Sotchi.

Le 100e congrès de l'Association des Maires de France se tient à partir d'aujourd'hui et jusqu'à jeudi au parc des expositions de la Porte de Versaillles, à Paris : L'occasion, pour bon nombre d'élus, de faire entendre leurs doléances, vis-à-vis du pouvoir central et du gouvernement. Les maires des départements et des territoires d'Outre-Mer essaient, par exemple, de rappeler les difficultés spécifiques qui les concernent.  D'autant que le nouvel exécutif a décidé d'organiser des "Assises de l'Outre-Mer" afin d'identifier les problèmes.  Mais globalement, les élus ne se font pas beaucoup d'illusion. Reportage de Stéphane Robert.

Le retour de la journée de carence pour les fonctionnaires : Les députés ont entériné, hier, la disposition du projet de loi de finances pour 2018 qui prévoit de ne pas payer la première journée d'arrêt maladie des fonctionnaires. Elle avait été instaurée en janvier 2012 par Nicolas Sarkozy, puis supprimée en 2014 par François Hollande. Le retour de cette journée de carence a été vivement critiquée, hier, par les groupes de gauche, à l'Assemblée, dont celui de La France insoumise.

A suivre, dans le journal de 7h30, cette question : la pêche électrique va-t-elle devenir une méthode conventionnelle ?La commission "Pêche" du Parlement européen doit donner, cet après-midi, son avis sur la question. La France ne veut pas voir cette technique, très utilisée par les Néerlandais, être généralisée. C'est le choix de la rédaction, ce matin.

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