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Abderrazak Daiwi, un survivant de l'effondrement de la mine à Jerada, dans le nord-est du Maroc, où deux hommes sont morts, vendredi. Colère et manifestation, depuis, de milliers d'habitants

Désespoir et colère dans le nord-est du Maroc : est-ce le début d"un "Hirak du charbon", après la mort de deux hommes dans une mine clandestine ?

12 min

Est-ce le début d'un grand mouvement social au Maroc ? Après la mort de deux hommes dans une mine clandestine de charbon à Jerada, dans le nord-est du pays, certains parlent de "Hirak du charbon" car les habitants manifestent en reprenant des slogans de la contestation du Rif voisin.

Abderrazak Daiwi, un survivant de l'effondrement de la mine à Jerada, dans le nord-est du Maroc, où deux hommes sont morts, vendredi. Colère et manifestation, depuis, de milliers d'habitants
Abderrazak Daiwi, un survivant de l'effondrement de la mine à Jerada, dans le nord-est du Maroc, où deux hommes sont morts, vendredi. Colère et manifestation, depuis, de milliers d'habitants Crédits : FADEL SENNA / AFP - AFP

Des milliers de personnes se sont de nouveau rassemblées, hier, dans l'ancienne ville minière de Jerada, après la mort, vendredi, de deux jeunes hommes qui travaillaient dans un puits clandestin d'extraction de charbon : Âgés de 23 et 30 ans, ces frères sont morts, vendredi, en effectuant des prélèvements dans les galeries clandestines d'une mine de charbon désaffectée. La mine de Jerada a fermé à la fin des années 1990. L'Etat marocain avait promis de nouveaux projets économiques mais rien, à ce jour, n'a permis de sortir les habitants de Jerada de la pauvreté. La ville est passée de 60.000 à 45.000 habitants depuis les années 1990. Sentiment d'abandon, qui explique un début de grève générale, en solidarité avec les deux mineurs qui sont morts. Les habitants défient les autorités et reprennent des slogans du "Hirak",  le mouvement social qui a agité la région voisine du Rif toute l'année 2017. Analyse de Stéphanie Wenger, notre correspondante au Maroc.

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L'opposant n°1 au Kremlin, Alexeï Navalny, a appelé, hier, au boycott de la présidentielle du 18 mars prochain, après le rejet de sa candidature à ce scrutin pour lequel Vladimir Poutine apparaît sans concurrence pour remporter un quatrième mandat : Les manifestations de dimanche, avec 15.000 personnes dans une vingtaine de villes en Russie,  n'y ont rien changé. Sans surprise, la  Commission électorale centrale russe a rejeté, hier, la candidature d'Alexeï Navalny à la présidentielle de mars prochain.   L'opposant n°1 à Vladimir Poutine est toujours considéré comme inéligible. 

Six personnes sont mortes, hier, à Kaboul, dans un attentat-suicide revendiqué par le groupe Etat islamique qui visait les renseignements afghans, au moment où les djihadistes perdent du terrain, un peu partout au Moyen-Orient : Cette attaque serait liée au recul des djihadistes mais pas seulement, selon Kader Abderrahim, maître de conférences à Sciences Po Paris, auteur de "Daech : Histoire, enjeux et pratiques de l'Organisation de l'Etat islamique", paru aux editions Eyrolles, interrogé par Nadine Epstain.

Second tour de la présidentielle, aujourd'hui, au Libéria, pays encore meurtri par la guerre civile : Au Libéria, un homme succédera forcément à Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d'Etat en Afrique, car ils sont deux à s'être qualifiés pour le second tour de la présidentielle, qui se tient aujourd'hui. D'un côté, George Weah, 51 ans. L'ancienne star du football, issu des bidonvilles, part favori après être arrivé en tête au premier tour dans 11 provinces sur 15, au Libéria.  Celui qui est sénateur depuis 2014  a choisi comme colistière l'ex-femme de l'ancien chef de milice puis président Charles Taylor, condamné, lui, à 50 ans de prison pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, dans la Sierra Leone voisine. Face à George Weah,  le vice-président Joseph Boakaï, 73 ans, qui assurait, dimanche, "La victoire est mienne".  Les Libériens, à l'heure du choix, votent aujourd'hui pour consolider la démocratie, dans un pays meurtri et hanté par la guerre civile, où la population vit dans la misère. Analyse à suivre dans le journal de 7h30.

"Elle nous laisse en héritage sa détermination sans faille à rendre visibles et reconnaître les violences spécifiques dont sont victimes les femmes handicapées" : C'est par ces mots que le Haut conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes, instance placée auprès du Premier ministre, a salué la mémoire de Maudy Piot, psychanalyste mal-voyante qui est morte, hier. Elle avait créé en 2003 l'association "Femmes pour le dire, femmes pour agir", afin de lutter contre la "double discrimination" qui consistait, selon elle,  à "être femme et être handicapée". Elle s'en expliquait le 14 octobre 2015, sur France 5, dans le Magazine de la santé.

"Noël de combat" pour le droit au logement : Une centaine de personnes mal-logées, sans-abris, associatifs, ont manifesté, hier, à Paris, au côté du DAL, l'association Droit Au Logement, pour rappeler Emmanuel Macron à ses promesses : ne plus avoir personne qui dorme dans la rue d'ici à la fin de l'année. Reportage de Louis-Valentin Lopez.

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