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Le président du conseil exécutif de Corse, le nationaliste Gilles Simeoni, lors d'une manifestation à Ajaccio le 3 février 2018

Emmanuel Macron à l'épreuve de la Corse

11 min

Entre séquence mémorielle et discours plus politique : Emmanuel Macron entame une visite de deux jours en Corse. Il rendre hommage, ce matin, au préfet Claude Erignac, assassiné il y a 20 ans jour pour jour, par un commando nationaliste, avant de présenter, demain, sa vision de l'avenir de l’île.

Le président du conseil exécutif de Corse, le nationaliste Gilles Simeoni, lors d'une manifestation à Ajaccio le 3 février 2018
Le président du conseil exécutif de Corse, le nationaliste Gilles Simeoni, lors d'une manifestation à Ajaccio le 3 février 2018 Crédits : PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP - AFP

Quel avenir politique pour la Corse ? C’est son premier déplacement en Corse depuis son arrivée à l'Elysée. Emmanuel Macron est à Ajaccio aujourd’hui, première étape d’une visite de 48h, dans un contexte politique tendu avec les leaders nationalistes de l’île. Mais avant de s’entretenir avec les élus, le chef de l'Etat rendra, ce matin, hommage au préfet Claude Erignac,  assassiné par un commando nationaliste en pleine rue, il y a 20 ans jour pour jour. Demain, Emmanuel Macron se rendra à Bastia pour prononcer un discours sur sa vision de l'avenir politique de la Corse. Les dirigeants nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, grands vainqueurs des dernières élections territoriales,  appellent l'exécutif à saisir une "chance historique" pour résoudre la question corse.  Ils réclament notamment la reconnaissance du peuple corse  et la co-officialité de la langue corse (avec le français) sur l'île. Ces deux mesures nécessitent une révision de la Constitution. Mais avec seulement 10% de la population de l'île qui parle le corse, aujourd'hui, ce n'est pas le moment de faire du corse une langue officielle, estime l'historien Michel Vergé-Franceschi, auteur d' "Une histoire de l'identité corse des origines à nos jours", paru en octobre chez Payot. Son interview complète par Stanislas Vasak est à retrouver ici.  A suivre, dans le journal de 7h30, les lignes rouges de l'exécutif : c'est le choix de la rédaction de ce matin.

Les autres titres du journal

Est-le début d'une contestation d'ampleur contre la réforme du bac et de l'accès à l’enseignement supérieur ? Après les manifestations de lycéens et d'étudiants de jeudi dernier, aujourd'hui, le SNES-FSU, premier syndicat des enseignants du secondaire,  appelle à la grève. Avec FO, la CGT, Sud mais aussi des syndicats lycéens et étudiants, il réclament le retrait des réformes du baccalauréat envisagée pour 2021 et de l'accès à l'université, traduite dans la plateforme d'inscription Parcoursup.fr. Tous dénoncent un contrôle continu, qui vaudrait pour 40% de la note finale du bac réformé, synonyme, selon eux, d'inégalités entre établissements scolaires et de bacheliers peut-être pénalisés, ensuite pour accéder à l'enseignement supérieur. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer concerte actuellement les partenaires sociaux, avant de présenter un texte le 14 février prochain en Conseil des ministres. Les points de la discorde, avec Hakim Kasmi.

La Ghouta orientale, enclave rebelle près de Damas, en Syrie, compte ses morts : Des raids aériens et des tirs d'artillerie ont tué, en une seule journée, au moins 29 civils, dont 7 enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Ces frappes à l'est de la capitale syrienne sont intervenues au lendemain d'autres bombardements meurtriers,  cette fois à Idlib, province rebelle dans le nord-ouest du pays, où le régime de Bachar al-Assad est de nouveau soupçonné d'avoir utilisé des armes chimiques. On y revient dans le journal de 7h30.

C'est un accord à forte portée symbolique dans la première économie européenne : Le syndicat IG Metall et le patronat allemand se sont entendus pour réduire le temps de travail dans le secteur industriel du sud-ouest de l'Allemagne : Les salariés pourront passer de 35 à 28 heures de travail hebdomadaire, pour s'occuper de leurs enfants ou prendre en charge des parents malades ou âgés sur une période maximale de deux ans. Par ailleurs, les salaires augmenteront de 4,3% en avril prochain  et une hausse d'autres éléments de rémunération sera étalée sur 27 mois. En contrepartie, le patronat obtient plus de facilités pour porter à 40 heures, sur la base du volontariat, le temps de travail hebdomadaire, pour répondre, au besoin, à une hausse temporaire des commandes. Ce texte devrait servir de base pour les autres régions de la première économie européenne.

Nouvelle date-butoir, en Allemagne, pour former "die GroKo" : Angela Merkel et son parti conservateur engagent, aujourd'hui, d'ultimes négociations avec les sociaux-démocrates du SPD pour tenter de former une grande coalition ("die GroKo"). Après des semaines de valse-hésitation, la date-butoir pour trouver un accord a été décalée de dimanche soir à aujourd'hui, en raison des nombreux points de désaccords qui persistent entre les éventuels futurs alliés, sur l'économie et la santé, notamment. Le président du SPD réclame "la fin du diktat des économies" budgétaires en Europe,  ainsi qu'une réduction des inégalités entre caisses publiques et privées d'assurance maladie  et un moindre recours aux contrats à durée déterminée. Précisions de Pascal Thibaut à Berlin pour RFI et France Culture.

Protection des données personnelles sur le Net : L'Assemblée Nationale examine à partir d'aujourd'hui le projet de loi sur la protection des données personnelles. Le texte, porté par la députée LREM Paula Forteza, est largement soutenu dans l’hémicycle, des bancs de Les Républicains aux Communistes. Il s'agit d'adapter la loi française Informatique et Libertés, qui date de 1978,  à un règlement européen, qui entrera en vigueur, en mai prochain. L'occasion aussi, de mieux protéger notre vie privée face géants du numérique. Mais le gouvernement aurait pu aller encore plus loin, estime Arthur Messaud, juriste dans l'association la quadrature du net ,  qui défend les droits et des libertés des citoyens sur Internet. Dossier signé Anne Fauquembergue.

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