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Le nucléaire français en Chine

Inquiétude sur le risque de pillage technologique d'Areva, après l'accord trouvé lors de la visite d'Emmanuel Macron en Chine

12 min

Alors qu'Emmanuel Macron termine aujourd'hui sa visite d'Etat en Chine, la filière bovine française se réjouit de la levée totale de l'embargo chinois sur le bœuf mais des voix s'élèvent sur le risque de pillage technologique après l'accord décroché par Areva, hier à Pékin.

Le nucléaire français en Chine
Le nucléaire français en Chine Crédits : VINCENT LEFAI, JEAN MICHEL CORNU / AFP - AFP

La culture et de gros contrats économiques, les deux piliers de la visite d'Etat d'Emmanuel Macron en Chine qui se termine aujourd'hui : Versant "soft power", le Centre Pompidou se déploiera à Shanghai, l'an prochain. La marque culturelle prestigieuse poursuit, ainsi, son offensive à l'international, après Malaga  en Espagne et Bruxelles en 2020.  Si le rayonnement culturel de la France n'a pas soulevé d'inquiétude, hier, ce n'est pas le cas du chantier à 10 milliards d'euros pour Areva en Chine, avec à la clé des emplois en France pour 2.000 ingénieurs durant plusieurs années. Cet accord commercial signé à Pékin, en présence du président Emmanuel Macron et de son homologue Xi Jinping, pour une usine de traitement des combustibles nucléaires usagés est le résultat de dix ans de négociation. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis de rester vigilant, face aux risques de pillage de la technologie française, mais pour l'économiste Elie Cohen, le pillage technologique n'est pas un risque, c'est une certitude. 

Le président français Emmanuel Macron et son homologue chinois Xi Jinping qui salue le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire
Le président français Emmanuel Macron et son homologue chinois Xi Jinping qui salue le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire Crédits : Ludovic MARIN / POOL / AFP - AFP

Emmanuel Macron a également obtenu, hier, l'ouverture de l'immense marché chinois  et de son milliard de consommateurs aux producteurs français de viande bovine dans les 6 mois à venir : Cette levée totale de l'embargo, imposé depuis la crise de la vache folle, réjouit déjà les producteurs français qui peinent à trouver des débouchés dans l'Hexagone et en Europe. Reportage de Manuel Ruffez.

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Les syndicats sont divisés sur la question des ruptures conventionnelles collectives, permises par la réforme du Code du travail : Première tentative et premier échec. Il n'y aura pas de rupture conventionnelle collective chez Pimkie. L'enseigne de prêt-à-porter espérait 208 départs volontaires, dans le cadre de cette réforme. C'était sans compter sur la mobilisation des syndicats. Reportage de Guillaume Gaven. De son côté, le constructeur automobile PSA souhaite recourir à 1.300 ruptures conventionnelles collectives, auxquelles il faut ajouter 900 départs en pré-retraite qui ne seront pas remplacés. La direction promet dans le même temps de recruter plus de 1.300 personnes en CDI.  Promesse à  laquelle ne croit pas Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT joint par Hakim Kasmi : il dénonce le principe même des ruptures conventionnelles collectives.

Le projet du Grand Paris, l'une des priorités de l'exécutif en ce début d'année : Emmanuel Macron s'était personnellement impliqué auprès des élus concernés à la fin de l'année, promettant de les rencontrer pour discuter directement du projet. Hier soir, à Créteil, lors de ses vœux au Val-de-Marne, le président du conseil départemental, le communiste Christian Favier,  s'est montré très offensif pour défendre les collectivités locales. Reportage de Sophie Delpont.

Non-lieu en faveur du gendarme dans la mort de Rémi Fraisse : Les juges d'instruction enquêtant sur la mort de Rémi Fraisse en 2014 à Sivens (Tarn) ont délivré une ordonnance de non-lieu en faveur du gendarme ayant tiré la grenade qui a tué le militant écologiste. La famille de Rémi Fraisse ne décolère pas et compte faire appel. Précisions de Véronique Rebeyrotte.

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