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Manifestation, hier à Barcelone, en faveur de Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, que les indépendatistes appellent les "prisonniers politiques",

Le nouveau parlement de Catalogne, dominé par les indépendantistes, siège pour la première fois, avec un grand absent : Carles Puigdemont qui prétend être investi à distance, depuis son exil à Bruxelles

13 min

Les deux principaux partis séparatistes catalans ont choisi, hier soir, Carles Puigdemont pour reprendre la tête de la Catalogne, quitte à barquer davantage le pouvoir central à Madrid.

Manifestation, hier à Barcelone, en faveur de Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, que les indépendatistes appellent les "prisonniers politiques",
Manifestation, hier à Barcelone, en faveur de Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, que les indépendatistes appellent les "prisonniers politiques", Crédits : LLUIS GENE / AFP - AFP

Nouveau bras-de-fer entre Madrid et le parlement en Catalogne : A partir de 11h ce matin,  il siègera pour la première fois depuis sa tentative de rupture avec l'Espagne. Le parlement de Catalogne, dominé par les indépendantistes, va tenter de poser des jalons pour investir Carles Puigdemont d'ici la fin du mois. L'ancien président de la région est aujourd'hui exilé à Bruxelles, poursuivi par la justice espagnole, destitué, fin octobre, par Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, après la déclaration d'indépendance du parlement catalan.  Carles Puigdemont est le candidat naturel pour reprendre la présidence de la Catalogne, pour les deux grands partis séparatistes. Ils ont trouvé un accord, hier soir, pour réinvestir, l'ancien président de la région. Quitte à braquer un peu plus le pouvoir à Madrid. Analyse de Marie-Pierre Vérot.

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En déplacement à Calais, hier, Emmanuel Macron a dénoncé, hier, la comparaison faite entre les "rafles" et le recensement de migrants dans les centres d'hébergement d'urgence, institué par une circulaire controversée portée par son ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. De son côté, le président du Secours Catholique a estimé, hier, que la circulaire dite "Collomb" "piétine la sacralité de l'accueil".

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Le Parlement européen a pris clairement position, hier, contre la pêche électrique, méthode interdite dans la plupart des pays européens mais pour laquelle des dérogations sont accordées, notamment aux Pays-Bas. Cette position du Parlement européen sera désormais discutée avec les Etats membres et la Commission, ce qui va prendre plusieurs mois. Reportage à Strasbourg d'Anja Vogel.

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La Tunisie va-t-elle retomber dans des travers autoritaires ? Pus d'un millier de personnes ont été arrêtées, en Tunisie,  depuis le début de la contestation sociale il y a une dizaine de jours. La Tunisie est perturbée la journée par des manifestations pacifiques contre la vie chère et le chômage, par des émeutes, la nuit, entre jeunes et policiers. Des ONG craignent que le pays,  souvent présenté comme l’unique réussite du Printemps arabe, ne retombe dans ses anciens travers autoritaires. Reportage de Maurine Mercier à Tunis.

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